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- 18.02.2017

TOP 14 - 18e journée : Toulon l'emporte face à Lyon (31-17

 

TOP 14 - Bousculés par les Lyonnais notamment lors du premier acte, les Toulonnais sont parvenus à retrouver le chemin de la victoire en Top 14 (31-17). Les Varois sont 3e.

 

Il aura fallu un Toulon fort de café pour aller chercher une victoire plus que logique face à une équipe de Lyon longtemps joueuse et ambitieuse (31-17). Le RCT s’est arraché et a même tout tenté en fin de rencontre pour tenter d’empocher un bonus offensif qui n’aurait finalement pas été totalement mérité au regard d’une première période plus que brouillonne. Plutôt que la seconde période à sens unique, on retiendra une rude bataille avant la pause où les deux formations se sont rendues coup pour coup. Le LOU n’a pas démérité, au contraire.

Finalement, ce qui a manqué à Lyon pour réaliser un coup énorme à Mayol, c’est peut-être un banc plus costaud et plus expérimenté. Il avait été fait le choix de la jeunesse et l’on a bien senti que Toulon n’attendait que ça pour hisser son niveau de jeu. L’essai de Juanne Smith (49e, 24-17) était la parfaite récompense de cette détermination, alliée à de la patience. Les séquences varoises se faisaient de plus en plus longues et le rythme impossible à tenir pour la défense rhodanienne, qui a cédé encore face à Bryan Habana(75e, 31-17).

Bryan Habana (Toulon) plonge pour inscrire son 2e essai contre Lyon

Bryan Habana (Toulon) plonge pour inscrire son 2e essai contre LyonIcon Sport

Une première période riche et entrainante

Du premier acte, justement, on pourrait en écrire des lignes… L’essai de Paul Bonnefond pour sa première titularisation (19e) et celui au forceps de Hosea Gear(29e) montraient les ambitions lyonnaises car consécutifs à deux pénaltouches. Nicolas Durand se rendait aussi coupable d’un plaquage sans ballon sur Bryan Habana et écopait d’un carton logique (21e) provoquant la réaction toulonnaise. Un essai de pénalité était d’abord accordé (23e) suite à une pénaltouche mais sans que le ballon n’ait été tapé préalablement en touche… 

Une décision qui provoqua un peu de confusion mais logique. Tout aussi logique que de refuser l’essai pour un en-avant au moment d’aplatir de Ma’a Nonu (10e). Pas besoin de ralenti, cependant, pour constater l’interception gagnante de Josua Tuisova (25e) alors que la vidéo aurait été plus utile pour valider la pénalité de Matt Giteau avant la pause (40e+2), injustement refusée mais sans conséquence. Elle aura permis de voir une charge rageuse de Duane Vermeulen sur BJ Botha (28e), assortie d’un jaune qui pourrait appeler des suites.


- 06.02.2017

 

Ils n'ont jamais eu autant la cote !

Tournoi des VI Nations

Ils n'ont jamais eu autant la cote !
 

Les Bleus ont la cote auprès des Français, qu'ils soient ou non amateurs de rugby. Selon un sondage Odoxa publié hier (il a été réalisé les 1er et 2 février pour RTL et Winamax), 89 % des 997 personnes sondées (échantillon représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans) affirment avoir une bonne opinion de l'équipe managée par Guy Novès. Un chiffre qui n'avait jamais été aussi haut depuis la prise de fonctions du Toulousain à l'automne 2015 (88 %) et qui était même retombé à 79 % après le premier Tournoi terminé à la 5e place. Une tendance qui se confirme chez les amateurs de rugby (96 % d'opinions favorables contre 94 % en octobre 2015).

Match avec les handballeurs,

les footballeurs loin derrière

Autrement dit, et contrairement aux Bleus du football, la popularité du XV de France souffre assez peu de la fluctuation des résultats. Cette avance, les Bleus d'ovalie la doivent avant tout à l'image qu'ils véhiculent. Ainsi, s'ils sont derrière leurs cousins handballeurs en termes d'attitude (51 %), ils totalisent néanmoins 41 % de bonnes opinions quand les footballeurs arrivent à peine à 6 %. Devancée dans l'esprit de l'ensemble des Français par Karabatic et consorts en terme de spectacle proposé (35 % contre 48 %) ainsi que de talent et de niveau des joueurs (20 % contre 67 %) – tendance amplifiée parmi les amateurs de rugby (respectivement 39 % contre 53 % et 21 % contre 73 %) –, la troupe de Guirado double en revanche les handballeurs sur les valeurs véhiculées (46 % contre 44 % ; 59 % contre 38 % du côté des amateurs de rugby).

Bastareaud, leur joueur préféré!

Voilà pour le collectif. Et les individualités dans tout ça ? Que ce soit du côté de l'ensemble des Français (24 %) ou des amateurs de rugby interrogés (29 %), tous s'accordent à placer le centre toulonnais Mathieu Bastareaud (photo AFP) en haut du podium. Et ce même s'il n'est pas le premier choix du staff des Bleus. Suivent ensuite Camille Lopez (17 %) et Louis Picamoles (16 %) du côté de l'ensemble des Français, l'ordre étant inversé et beaucoup plus marqué (26 % contre 11 %) du côté des aficionados. La prestation de l'ancien Toulousain à Twickenham samedi ne peut que les conforter dans cette idée.


- 24.01.2017

Mathieu Bastareaud n'est pas mort

Le centre de Toulon est convoqué pour la première fois sous l'ère Guy Novès. Le fruit d'un travail physique et de prestations énormes depuis deux mois.

« Quand on affrontait la France avec l'équipe d'Angleterre, il nous posait toujours des problèmes. » La phrase est signée Mike Ford, le manager anglais de Toulon, à l'issue de la victoire du RCT face aux Scarlets en Coupe d'Europe (31-20). Ce dimanche 11 décembre, Mathieu Bastareaud avait été « énorme », « fantastique », « inarrêtable ». Les superlatifs ne manquaient pas. Ce match marque sans doute le retour au premier plan du centre international (28 ans, 39 sél.). Avant, « Basta » était passé par « un blues post-Coupe du monde 2015 difficile à digérer et une reprise 2016 compliquée où il n'était pas en forme », selon un proche du joueur.

 

Au début de la saison, Bastareaud avait été mis à l'écart du groupe varois pendant trois semaines (19 septembre au 9 octobre). L'objectif était de lui faire perdre du poids et qu'il se refasse une santé physique. Mentalement non plus, le centre international n'était pas au mieux. Quand son président a annoncé son intention de vendre le club fin septembre, « Basta » s'est posé des questions. Au point de demander, et d'obtenir, un avenant à son contrat en cas de départ de Boudjellal, qui ne partira finalement pas.

 

«Vous parlez très bien de moi sans moi !» Mathieu Bastareaud

 

Depuis deux mois, donc, Bastareaud porte le RCT. Acte I, face aux Scarlets, où il a joué la boule de bowling dans la défense galloise. Acte II, contre le Racing 92 (17-11), le 1er janvier. « Une performance énorme, bien meilleure que face aux Scarlets, car l'opposition était meilleure, avait salué Marc Dal Maso, l'entraîneur des avants. Il a été XXXL. Mettez même quatre X. » Le tout sous les yeux de Guy Novès, présent à Mayol. Toujours percutant en attaque, le centre toulonnais avait été précieux en défense en grattant quelques ballons dans les rucks, son autre marque de fabrique. Acte III, enfin, sur la pelouse des Saracens, samedi (défaite 10-3), où il a une fois de plus sorti une prestation solide avec quinze dernières minutes de folie. « Si Bastareaud n'est pas appelé, c'est honteux »,s'étouffait un collègue en tribunes.

Boudé par Guy Novès depuis sa prise de fonctions, l'ancien Massicois, dont la dernière sélection remonte au fameux quart de finale du Mondial 2015 perdu face à la Nouvelle-Zélande (13-62), a lui décidé de bouder la presse cette saison. « Vous parlez très bien de moi sans moi, alors continuez ! », répond-il à chaque demande d'interview. Exception faite pour Marie Minair, rédactrice de « lavoisineblog », fin octobre. « Basta » lâchait notamment qu'il prenait ses non-sélections en bleu « avec recul », précisant que le travail avec un coach mental l'avait aidé.

 

Le surpuissant marche à l'affectif. Le départ précipité de Diego Dominguez (remercié le 24 octobre), avec qui il discutait beaucoup, l'avait touché. Mais Mike Ford, son remplaçant, a aussi su trouver les bons mots.

 

À Marcoussis, même s'il revient par la toute petite porte et n'a aucune garantie de disputer le premier match du Tournoi face à l'Angleterre, il bénéficiera d'un soutien de poids en la personne de son ancien manager et désormais président de la FFR, Bernard Laporte.


- 02.01.2017

 

VIDEO. TOP 14 - TOULON. LES DÉBOULÉS SURPUISSANTS DE MATHIEU BASTAREAUD FACE AU RACING 92 

VIDEO. Top 14 - Toulon. Les déboulés surpuissants de Mathieu Bastareaud face au Racing 92
Top 14 - Toulon. Mathieu Bastareaud a fait exploser la défense du Racing 92.
17 - 11

Très en vue en Coupe d'Europe, Mathieu Bastareaud a à nouveau fait parler sa puissance contre le Racing 92 en Top 14. De quoi impressionner Guy Novès.

Dimanche, la 16e journée de Top 14 sera clôturée par l'un des chocs de la saison. À Marcel Michelin, Clermont reçoit en effet Toulon pour ce qui est devenu un classique du championnat de France de première division. Une rencontre qui sera d'autant plus scrutée que le Tournoi approche à grands pas.Sur la pelouse auvergnate, plusieurs internationaux auront donc à cœur de performer avant l'avance du groupe pour le 6 Nations programmée aux alentours du 10 janvier. Et c'est au centre qu'il faudra notamment avoir l'oeil avec souhaitons-le, la présence de Wesley Fofana et Rémi Lamerat face à la paire Ma'a Nonu/Mathieu Bastareaud. 

Excellents durant la tournée, les deux premiers partent avec une longueur d'avance sur le dernier, non retenu avec les Bleus depuis l'arrivée de Guy Novès. Mais ses récentes prestations parlent pour lui et il n'est pas exclu que le sélectionneur ne lui redonne pas sa chance aux dépens de Gaël Fickou."La porte n’est pas et ne sera jamais fermée à Mathieu Bastareaud", confie le patron du XV de France à Sud ouest en rappelant que Noa Nakaitaciou Camille Lopez n'étaient eux aussi pas dans le groupe avant la tournée. "Mathieu brille avec son club, c’est ce que je demande toujours aux joueurs en préalable à toute réflexion. Il est sur la très très bonne voie."

Via La Provence, son coéquipier Juan Martin Fernandez Lobbe indique que Basta "bosse comme un chien. Ça fait un mois qu’il est impliqué dans toutes les bonnes actions de l’équipe, à chaque match." En Champions Cup face aux Scarletsle centre a posé d'énormes difficultés à la défense.Avec 71m parcourus, 9 défenseurs battus et 2 franchissements contre le Racing 92 dimanche, il a une nouvelle fois été l'auteur d'un très gros match.Ce qui n'a pas laissé Guy Novès indifférent. "L’idéal serait qu’il mette ses immenses qualités au service du jeu collectif. Qu’il accepte de faire 5 mètres de moins pour faire jouer un partenaire et éliminer les défenseurs qu’il aura mobilisés. S’il y parvient, il sera incontestable…" En attendant de le revoir sous le maillot flanqué du coq, retrouvez ses déboulés surpuissants contre le Racing.

Selon vous, Guy Novès doit-il donner sa chance au Toulonnais pour le Tournoi ?

- 23.12.2016

Bastareaud sort du tunnel

 
Parc Y Scarlets (Llanelli), le 18 décembre. De retour au mieux de sa forme, Mathieu Bastareaud a retrouvé toutes ses capacités à bousculerses adversaires.

Après un début de saison mitigé, le trois-quarts centre toulonnais se rapproche de son meilleur niveau.

De notre correspondant

Les cheveux sont devenus blonds, mais le bonhomme en dessous est toujours le même. Parfois ouvert, souvent bougon, jamais vraiment content de lui. Alors quand il a dû évoquer ses récentes performances en conférence de presse, la semaine dernière, Mathieu Bastareaud a fait du Mathieu Bastareaud : « Pour l'instant ça se passe plutôt bien, ils  (NDLR : les entraîneurs) ont confiance en moi, alors j'essaye de leur redonner le week-end, a-t-il glissé. Mais chaque match est différent, et je sais que je vais être beaucoup plus attendu, par les adversaires, et par vous. » 

Très avare en déclarations, le trois-quarts centre se fait bien moins discret sur le terrain ces derniers temps. Depuis un mois, Basta est même l'un des hommes forts de Mike Ford, en témoigne sa démonstration lors de la réception des Scarlets à Mayol. 

« Je suis très content de lui depuis trois semaines, sourit le manageur. Quand j'étais dans le staff de l'Angleterre et que l'on jouait contre la France, c'était toujours difficile de défendre sur lui. Je lui ai parlé il y a quelques semaines, et je lui ai dit :  n'oublie pas qui tu es, Basta. Il a repris confiance en lui, je pense. C'est quelqu'un qui réfléchit toujours, vous savez, qui est affecté quand on perd. Il se soucie de ses performances, il se soucie du club, il se soucie de la communauté. » 

Avec Ma'a Nonu, un duo décapant

Pour l'homme aux 39 sélections, 2016 a encore été riche en doutes. Ecarté de l'équipe de France par Guy Novès en début d'année, Bastareaud nous avait confié au printemps être, « sans plus », satisfait de son niveau, au terme d'une saison grise qu'il finissait « sur les rotules ». Le moral était de retour pour la reprise, mais le physique un peu moins. 

Alors Basta a d'abord dû s'entraîner à part pour se refaire une condition, puis retrouver peu à peu des sensations dans un début de championnat très mitigé, pour enfin se mettre à briller en même temps qu'un certain... Ma'a Nonu.

Car si ce soir, c'est avec James O'Connor que Bastareaud évoluera à Montpellier, c'est bien au côté du Néo-Zélandais qu'il a construit son retour en forme. « Nos boules de billard », rigolait Jocelino Suta, le deuxième ligne varois. « On s'entend bien, sur et en dehors du terrain, on communique beaucoup, dit Basta à propos de Nonu. L'année dernière, ce n'était pas très clair au niveau de la répartition des tâches, là ça l'est beaucoup plus, on commence à bien se trouver. » Lui se retrouve, tout juste. Ford se veut en tout cas optimiste, et l'assure : « Il est en train de regagner son meilleur niveau. » Toulon ne s'en plaindra pas.

Le Parisien

- 18.12.2016

Coupe d'Europe

Coupe d'Europe : Toulon, malheureux au pied, s'incline à Llanelli

Malgré la puissance de Mathieu Bastareaud, Toulon s'incline à Llanelli, dimanche, et dit adieu à la qualification en quarts. (AFP)

Trahi par le pied de son buteur gallois, l'international Leigh Halfpenny, le RCT laisse échapper, dimanche, à Llanelli, une victoire à sa portée (22-21) et compromet ses chances de qualification en quarts de finale.

Le match : 22-21

Inutile de chipoter trop longtemps, le RCT a raté sa première période. Tout a commencé dès la 3e minute, quand Toulon a préféré taper en pénaltouche plutôt que prendre les points. Résultat : ballon perdu. Une dizaine de minutes plus tard, les Gallois trouvaient la faille par Scott Williams, après un magnifique travail de son compère au centre, Parkes (15e). Mal en point en mêlée, Toulon avait du mal à mettre son jeu en place et le buteur Patchell, impeccable, donnait trois points de plus aux Scarlets (13-0, 19e). Quelques minutes plus tard, le RCT était à déjà à la limite du K.-O. Taofifenua, touché et un genou à terre, laissait un énorme trou dans la défense de son équipe. Patchell, encore lui, en profitait et prenait le large. Coup de bol, le demi de mêlée Davies, après un dernier relai de Parkes, ne parvenait pas à contrôler le ballon dans l'en-but (23e). Grâce à la botte d'Halfpenny (3/4), les Toulonnais restaient quand même dans le match (16-9).

 
 

En seconde période, les joueurs du RCT n'ont pas forcément été plus brillants. Mais l'entrée du pilier droit Marcel Van der Merwe à la place de Chilachava (dès la 28e minute de jeu) a déjà permis de stabiliser à nouveau la mêlée varoise. Halfpenny, encore trop court à 50m des poteaux, ne parvenait pas à concrétiser cette domination (50e). Cinq minutes plus tard, alors que le RCT avait remis la main sur le ballon, Florian Fresia commettait une faute stupide: carton jaune au plus fort de la domination varoise (56e) !

Toulon revenait néanmoins à 19-15 à l'heure de jeu, mais le travail était de suite anéanti par une faute de Chiocci en mêlée (22-15). Halfpenny entretenait l'espoir 22-18 (66e) puis 22-21 (71e). Mais au moment de faire passer son équipe devant au score, pour la première fois de la partie, le buteur du RCT se loupait ! Comme Piere Bernard dans la minute suivante avec une tentative de drop trop précipitée. Quasiment sur la sirène, Halfpenny avait une dernière chance de faire gagner son équipe. Encore raté pour la troisième fois, à plus de 50m.

 
Comme le nombre de ballon touché par Bryan Habana en première période. L'ailier sud-africain du RCT a touché son premier ballon à la 40e minute de jeu. Auteur d'une prestation jugée «nulle» par ses soins le week-end dernier face aux mêmes Scarlets, Habana n'a pas vraiment eu l'occasion de se racheter.
 
 

Le joueur : le calvaire de Chilachava

Le pilier international géorgien a vécu un véritable calvaire face à son vis-à-vis, Rob Evans. Après seulement 28 minutes de jeu, le manager des Varois, Mike Ford, a choisi de rappeler sur le banc son pilier droit. L'entrée du Sud-Africain, Marcel Van der Merwe, a eu le mérite de stabiliser le pack du RCT.

 
Maxime Raulin, à Llanelli pays de Galles

- 16.12.2016

CHAMPIONS CUP - Ma'a Nonu - Mathieu Bastareaud : Toulon a retrouvé ses "boules de billard"

CHAMPIONS CUP - Ma'a Nonu et Mathieu Bastareaud, les "boules de billards" de Toulon, perforent à nouveau les défenses et roulent vers celle des Scarlets, dimanche (14h00) en Coupe d'Europe, match décisif pour le RCT s'il veut garder un espoir de qualification.

"Ce sont nos boules de billard !", plaisante le deuxième ligne Jocelino Suta, ravi que la paire de centres fonctionne enfin à son vrai niveau. Cette saison, Nonu n'a marqué qu'un essai mais il a créé des décalages énormes comme à ses plus beaux jours sous le maillot noir de la Nouvelle-Zélande. "Basta", lui, n'en a mis que deux mais a ramené ses 111 kg sur le devant de la scène. Au match aller contre les Scarlets de Llanelli (31-20) à Mayol, rien n'a pu empêcher ces deux-là d'avancer, de créer du jeu et d'ouvrir des brèches pour leurs coéquipiers.

Mais leur influence va bien au-delà des chiffres et de leurs gabarits. Leur job ? "Casser la défense adverse", poursuit Suta, qui estime que "leur association peut paraître bizarre au départ, car les deux profils se ressemblent". Une boule noire et une boule rouge que l'arrivée du nouveau manager Mike Ford semble en tout cas avoir libérées. "Après tous les chamboulements du début de saison, c'est bien d'avoir de la stabilité pour bosser", confirme "Basta".

Ma'a Nonu et Mathieu Bastareaud

Ma'a Nonu et Mathieu BastareaudAFP

"Depuis que Mike est arrivé, on met plus d'intensité pour être au top dans ces matches-là. Le jeu prôné est intéressant. Je travaille dur toute la semaine pour avoir ma place. Ça se passe plutôt bien, ils ont confiance en moi et j'essaie de leur rendre", ajoute-t-il. "Avec Ma'a on s'entend bien sur et en dehors du terrain, on communique beaucoup. C'est vrai que la saison dernière ce n'était peut-être pas très clair au niveau de la répartition des tâches. C'est mieux maintenant, on commence par bien se trouver et on se régale", dit-il encore de son acolyte du milieu de terrain.

Ford "leur parle beaucoup", souligne Suta, selon qui "Ma'a prend plus d'ampleur et apporte beaucoup plus. Mathieu aussi et c'est tant mieux pour nous". Des louanges qui doivent leur faire du bien car depuis un an et demi, tout n'a pas été rose pour les deux colosses. Nonu était le recrutement phare de la saison dernière pour le RCT, après une Coupe du monde 2015 étincelante.

Jocelino Suta (Toulon)

Jocelino Suta (Toulon)Icon Sport

Basta "a été énorme"

Mais il a déçu pour sa première saison avec Toulon, avec seulement 4 essais en 22 matches toutes compétitions confondues. Et que dire des ballons perdus ou des actions un peu à l'aveugle dans lesquelles on ne reconnaissait pas le génial All Black, qui est désormais dans tous les bons coups et lance les offensives en faisant parler sa surpuissance. Bastareaud non plus n'avait pas brillé la saison dernière avec seulement 2 essais en 28 matches.

Signe de son retour au premier plan, après le match aller contre les Gallois, il a eu droit aux compliments de Ford. "Il a été énorme, c'est super", a synthétisé le manager anglais. "J'en ai parlé avec lui avant le match, je veux qu'il fasse la différence", a embrayé Ford. "Quand il pénètre comme ce soir (dimanche), il est très difficile à arrêter. Mathieu mobilise beaucoup de défenseurs. Il est fantastique, on le connaît".

Mike Ford (Toulon) - décembre 2016

Mike Ford (Toulon) - décembre 2016AFP

Pour caresser ses deux boules de billard, Ford a aussi tenu à "souligner la prestation de Nonu qui lui aussi a fait un gros match". Le billard du Parc y Scarlets est prévenu.


- 14.12.2016

 

VIDEO. CHAMPIONS CUP - TOULON. MATHIEU BASTAREAUD FAIT DES TROUS DANS LA DÉFENSE DES SCARLETS AVEC SES CHARGES DÉVASTATRICES

VIDEO. Champions Cup - Toulon. Mathieu Bastareaud fait des trous dans la défense des Scarlets avec ses charges dévastatrices
Champions Cup - Toulon. Mathieu Bastareaud a fait de sérieux dégâts.

Dimanche, le centre de Toulon, Mathieu Bastareaud, a largement participé à la victoire varoise sur les Scarlets en Champions Cup.

Une mi-temps, c'est ce qu'il a fallu à Mathieu Bastareaud pour faire taire une partie des critiques et surtout lever certains doutes qu'il pouvait encore avoir à son sujet. Lui comme beaucoup d'autres se demandaient notamment s'il pourrait évoluer aux côtés de Ma'a Nonu. Lequel ne fait pas non plus dans la demi-mesure lorsqu'il s'agit d'attaquer la ligne d'avantage. Face aux Scarlets, les deux centres ont montré qu'ils savaient travailler en ensemble et qu'ils pouvaient être complémentaires. 

Juste avant la pause, un déboulé de l'ancien Parisien a failli débouché sur un essai du All Black, venu parfaitement au soutien. À propos de son coéquipier, Jocelino Suta racontait à L'Équipe : "il lui a dit qu’on verrait sa puissance face aux Scarlets, qu’il allait créer des brèche, cela a dû le motiver." Il, c'est Mike Ford, le nouvel entraîner varois depuis quelques semaines. Comme d'autres avant lui, il sait de quoi est capable l'international. "Quand on affrontait la France avec l’équipe d’Angleterre, il nous posait toujours des problèmes. Il a été énorme, fantastique." S'il ne fait pas partie des plans du sélectionneur du XV de France, Guy Novès, Mathieu Bastareaud a bien sa place à Toulon. 

D'ailleurs quand Maxime Mermoz est entré en fin de match, c'est Nonu qui est sorti. Le Kiwi a certes apporté de la vitesse face aux Gallois, mais celui qui a fait la différence, c'est "Bastarocket". Il a été un véritable poison pour ses homologues dans le premier acte pour un total de 63m parcourus (contre 17.11 m/matchs en Top 14), 5 défenseurs battus et 2 offloads. Sur sa première prise de balle à la 5e minute de jeu, il a fait exploser le rideau défensif pour seulement être repris devant la ligne.Une percée qui débouchera sur l'essai de Gorgodze. Vingt minute plus tard, un nouveau travail de démolition voyait Halfpenny pointait en terre promise. "Quelques mecs de chez eux vont faire des cauchemars cette nuit", commentait l'ouvreur Pierre Bernard à l'issue de la rencontre.


- 11.12.2016

rugbyCoupe d'Europe

Toulon assure l'essentiel en récupérant le bonus offensif face à Llanelli

Mathieu Bastareaud a été dans tous les bons coups du RCT. (S. Boue/L'Equipe)

Avec quatre essais et une victoire (31-20), le RCT s'impose enfin à Mayol, dimanche soir, face aux Scarlets de Llanelli, et se relance pour la course à la qualification.

Le match : 31-20

Le RCT a pris ce match par le bout bon. Pour éviter toute mauvaise surprise comme l'ont vécu samedi le Racing 92 (défaite à domicile face à Edimbourg)ou Clermont (défaite à l'Ulster), Toulon a rapidement mis la marche en avant en s'appuyant notamment sur la puissance de Mathieu Bastareaud (voir ci-dessous). Les Varois ont d'abord trouvé la faille par Mamuka Gorgodze. Suite à une touche, Pélissié a lancé Bastareaud plein champ. Après la charge dévastatrice du centre international, Mamuka Gorgodze n'avait plus qu'à conclure (5e). Après un petit quart d'heure de flottement, notamment dû à un brin d'indiscipline (4 fautes), les Toulonnais ont remis un coup d'accélérateur pour faire le trou toujours sous l'impulsion de Mathieu Bastareaud. Après avoir renversé deux adversaires, le centre servait Bernard qui n'avait plus qu'à décaler Halfpenny en bout de ligne (27e). Trois minutes plus tard, c'était au tour de Taofifenua de faire le break (30e). Cette première mi-temps dominée de bout en bout était entachée d'un léger relâchement. La sanction était immédiate avec l'essai d'Owens (37e).

Au retour des vestiaires, les joueurs de Mike Ford ont eu du mal à se remettre dans le match. C'est finalement après une pénaltouche et un groupé pénétrant d'école conclut par Guirado que le RCT assurait le point de bonus offensif (53e). La dernière demi-heure a été plus brouillonne et les Scarlets ont encore trouvé la faille par Barclay (79e). Mais l'essentiel était là. Avec cinq points, le RCT restait en course pour la qualification.

 
11978
 
Comme la semaine passée face à l'UBB (12 411 spectateurs), le stade Mayol d'une capacité de 16 000 places n'a pas fait le plein pour la venue des Scarlets. Cette fois, il y avait moins de douze mille personnes, ce qui n'a pas empêché le RCT de briller dans une belle ambiance.
 
 

Le joueur : Mathieu Bastareaud

Le centre international a réalisé une prestation de très haut niveau sur la pelouse de Mayol. Très en jambe, Mathieu Bastareaud a fait parler sa puissance. Il a été dans tous les bons coups et a notamment été impliqué dans les trois premiers essais du RCT. «Basta», moins servi, a été moins en vue en seconde période mais est resté dangereux à chaque fois qu'il a percuté.  

 
Maxime Raulin, à Toulon

- 03.12.2016

Toulon, Un rêve se réalise avec Mathieu Bastareaud et le RCT

 
RCT rêve

Le rêve de ce jeune garçon : fouler la pelouse de Mayol et rencontrer Mathieu Bastereaud

L’association « le sourire de Lucie » parrainée par Aubin Hueber et le comité Côte d’Azur de rugby seront associés à l’association Rêves.

 

Ensemble, ils réaliseront le rêve de Guenhael, est jeune garçon de 7 ans vivant dans le Pas de Calais, atteint par une grave maladie. Son rêve depuis des années est de rencontrer Mathieu Bastareaud et de voir un match dans le mythique stade MAYOL.

 

La rencontre aura lieu le week-end du match RCT-Bordeaux Bègle le dimanche 4 décembre. Guenhael arrivera le vendredi soir et repartira lundi pour profiter d’un long week-end sportif et solidaire, de quoi faire briller son regard pour de nombreux mois.

 

A Mayol

 

Le comité Côte d’Azur de rugby offre les places de stade, le RCT accepte que l’enfant vienne assister à un entraînement, Mathieu Bastareaud accordera du temps à ce jeune supporter venu de loin. Il sera accompagné de Kenzo (très investi dans le club de supporter « Les Mordus » et au sein de l’association «  le sourire de Lucie » Kenzo Bodega officiel (sur les réseaux sociaux) et d’Aubin Hueber (parrain de l’association).


- 14.11.2016

TOP 14 - Toulon - Stade français (31-12) - Un succès facile pour le RCT... mais sans bonus 

TOP 14 - Grâce à une superbe entame de match, Toulon s'est logiquement imposé face au Stade français, clairement indiscipliné en seconde période (31-12). Le RCT regrettera toutefois d'avoir laissé filer le point de bonus offensif.

 

Toulon voulait clairement un bonus offensif face à un Stade français au moins autant dépouillé que lui par la période internationale mais doit se contenter de quatre points (31-12). Après avoir réalisé une entame tonitruante, marquée par trois essais de Bastareaud(5e), Chiocci (19e) et Gill (24e), le RCT n’a pas pu enfoncer le clou face à une équipe parisienne qui s’est bien repris par la suite. Si l’objectif n’est pas entièrement atteint pour Mike Ford et ses hommes, la victoire est quand-même au rendez-vous et les replace sur le podium.

Le finaliste du dernier championnat avait pris un parti face au douzième du Top 14 : se dire que son adversaire ne pourrait pas lui contester la victoire et qu’il fallait s’affairer dès le coup d’envoi à lui marquer le plus d’essais possible. C’est pour cela que Pierre Bernard n’a tenté sa première pénalité qu’à la 48e minute, dans les 22 mètres adverses et en face des poteaux. Une tactique payante durant la première demi-heure avec trois essais marqués dont les deux premiers sur des ballons portés consécutifs à des pénaltouches mais qui a aussi piqué l’orgueil des Parisiens. 

Muller avait le bonus au bout des mains...

Vexés de se voir aussi peu considérés, les Stadistes se sont libérés dans le jeu et ont produit du beau rugby, récompensé par les deux essais de Plisson (29e) et Ratini (37e). Handicapé par une touche régulièrement chahutée par l’alignement toulonnais, Paris n’a pas pu aller plus loin dans sa réaction louable. Son seul lot de consolation, avoir empêché Toulon de prendre le large au cœur de la tempête en première période puis en fin de partie alors que l’essai de Nonu (64e) laissait imaginer des dernières minutes très chaudes. Mais encore une fois, cela ne lui rapporte rien sur le plan comptable.

Drew Mitchell (Toulon) face au Stade français - 13 novembre 2016

Ce bonus qu’il voulait tant, le RCT a été tout près de le décrocher mais une incroyable scorie de l’Argentin Axel Muller l’en a définitivement privé. Cette victoire à cinq points était largement à sa portée mais il aurait peut-être gagné à afficher moins ostensiblement son désir de l’avoir. S’il veut retenir le positif, Mike Ford se dira que son équipe a essayé de développer du jeu du début à la fin du match. Des intentions qu’il souhaite voir perdurer même contre des adversaires mieux armés que le Stade français de ce dimanche soir.


- 06.11.2016

 
Le coup d’arrêt toulonnais à Lyon (27-13) a agacé Mathieu Bastareaud, le centre français se montrant très sévère au terme de la prestation ratée de son équipe. "On a été catastrophiques, on n’a pas un ballon, on se fait cabosser en touche. Derrière, j’ai failli prendre froid parce que j’ai pas touché un ballon. On va reprendre le bus, faire le dos rond et continuer à bosser", déclarait-il au micro de Canal+ après la rencontre. 

"La seule satisfaction, c’était de le revoir lui", poursuivait-il en parlant de l'Anglais Delon Armitage, son ancien compère dans le Var interrogé en même temps que lui, qui l’avait "prévenu" de ce qui allait se passer lors de cet après-midi dans le Rhône.


- 30.10.2016

 

Le Fordisme attendra 

Toulon a signé, face à Grenoble, sa première victoire bonifiée de l'ère Ford. Le style ne correspond pas encore aux promesses, mais l'enthousiasme était bel et bien réel. 

Renaud Bourel
 
 

Avec un brin de mauvais esprit, et eu égard au profil de la rencontre, on jurerait avoir vu un Toulon des grandes heures Laporte piétiner les Grenoblois. Le candidat à la présidence de la FFR l'a pourtant martelé pas plus tard que cette semaine dans nos colonnes : hors de question de revenir sur la Rade quelle que soit l'issue du suffrage fédéral le 3 décembre, malgré de redondants bruits de couloir. Du coup, Mayol attendait beaucoup des débuts de Mike Ford et de sa méthode : du jeu, des courses, des passes, des essais, des promesses au final difficiles à tenir après une seule et simple semaine passée aux manettes du RCT. Et, après tout, le publc attendra. Car, hier soir, il a surtout vu Vermeulen, Manoa et Gorgodze, le ballon solidement calé sous le bras, ouvrir de grandes brèches dans la défense adverse, la mêlée varoise tout emporter sur son passage et deux essais de pénalités validés par l'arbitre plier le match un peu avant l'heure de jeu. « Nos avants sont très dominants ici, que ce soit en mêlée, en touche, ou dans le jeu direct, disait le nouveau manager anglais. On serait idiot de ne pas l'utiliser ! »

 
 
 

Ne caricaturons d'ailleurs pas complètement la performance du soir. Il y eut tout de même quelques jolies intentions, notamment en première période. Des mouvements d'envergures et une attaque impulsée au plus près de la ligne d'avantage qui permit à Nonu et Bastareaud de trouver des espaces et de jouer dans la défense. Avec un peu plus de justesse et de repères dans ce nouveau système, sans doute le score aurait pris encore plus d'ampleur bien avant la pause. « On a pris les choses par le bon bout et on s'est facilité l'affaire en étant précis sur les bases, résumait le troisième-ligne Charles Ollivon. On a donc réussi de bonnes entames de mi-temps et on savait qu'en commençant comme cela on serait difficile à aller chercher. » Avec au final, six essais inscrits et un moral retrouvé. « On a mis beaucoup de choses en place cette semaine que l'on a bien exécutées, se félicitait encore Ford. C'est très bien que les leaders aient réussi à faire appliquer cela ! »

Plus de jeu.

Alors, il faudra sans doute encore patienter pour voir l'écurie Ford tourner à plein régime. L'Anglais n'a toutefois pas traîné pour déjà imprimer son style dans la semaine de travail. « On adhère et on essaye d'appliquer sa stratégie, notait Sébastien Tillous-Borde, rentré à la mêlée en cours de partie. Il veut que l'on joue plus et il sait qu'on a le potentiel pour. » Et si la mise à pied de Diego Dominguez n'a pas été simple à avaler pour tout le monde, les séances de travail concoctées par l'ex-manager de Bath ont convaincu. Adepte de la précision, des séances courtes et rythmées, il aime aussi échanger avec ses leaders. Il a, par exemple, nommé un spécialiste des montées défensives, un autre de l'attaque. Chaque secteur est confié à un joueur clé et ses relais dans le groupe sont Vermeulen, Fernandez Lobbe, Trinh-Duc et Nonu. « On verra sur les deux ou trois prochains mois s'il y a un effet durable, notait le centre international Maxime Mermoz. mais cette victoire est déjà une bonne base de travail. » Ford, lui, savoure sa promotion et toise un effectif aux qualités immenses, même si d'autres difficultés arriveront avec l'ouverture de la fenêtre internationale : « Pour la première fois depuis longtemps, j'ai été excité d'aller aux entraînements et je ne parle pas du match, glisse-t-il. Le potentiel de cette équipe est énorme. La semaine dernière, c'était super d'aller au boulot, de travailler avec de très grands joueurs, tout en sachant que l'on peut encore largement s'améliorer. »

 


- 29.10.2016

 

9e journée Top 14 - Première réussie pour Ford avec le RCT (42-12)

 

TOP 14 - Après une semaine mouvementée en coulisses et la nomination de Mike Ford comme manager, le RCT a pris le bonus offensif contre Grenoble ce samedi (42-12).

 
Lors de cette 9e journée, le RC Toulon a largement dominé le FC Grenoble sur sa pelouse de Mayol (42-12). Les Toulonnais ont signé une victoire bonifiée avec 6 essais à la clé. Dominateurs en mêlée fermée, les Varois ont proposé beaucoup de jeu en première mi-temps à l’image de Charles Ollivon ou de Ma’a Nonu encore très tranchants ce samedi soir. 

Des avants rassurants

Malgré quelques fautes de main, les Varois ont pris rapidement le dessus sur des Isérois débordés. Le pack grenoblois a subi et a été pénalisé tout le match, encaissant deux essais de pénalité. Après une semaine mouvementée, le RCT s’est bien remis en ordre de marche en se rassurant avec la puissance de ses avants. Grenoble, malgré des intentions, était trop faible en première ligne (après le forfait de Taumalolojuste avant le coup d’envoi) pour rivaliser et s’enfonce en bas du classement.

Mike Ford a réussi sa première avec le RC Toulon à Mayol. Propulsé à la tête de l’équipe en début de semaine, le nouvel manager du RC Toulon a l’ambition de donner à son équipe un jeu plus flamboyant, plus instinctif et dynamique que lors des derniers mois. Par moment, on a bien vu la patte de l’ancien coach de Bath avec des séquences riches à plusieurs temps de jeu, notamment en première période. 

Mamuka Gorgodze (Toulon) sonne la charge contre Grenoble - 29 octobre 2016

La patte Ford ? Il faudra encore attendre

Les percées de Ma’a Nonu, de Charles Ollivon ou de James O’Connor ont donné le tournis à la défense grenobloise, Mathieu Bastareaud marquant même un essai en prenant à contre-pied la défense. Mais, par maladresse, les Varois ont gâché quelques belles occasions qui auraient pu les mettre vite dans l’euphorie. Pour que le projet de jeu de Mike Ford se mette en place, il faudra encore attendre quelques semaines pour que tout soit bien huilé. 

Si ça ne passe pas derrière, le RCT s’est rassuré avec son paquet d’avants, marque de fabrique du RCT. La puissance, c’est encore le domaine de prédilection des triples champions d’Europe, là où ils s’expriment le mieux. Vermeulen, Nonu ou Manoa : les Rouge et Noir de La Rade ne manquent pas d’atouts. La mêlée a fait subir le martyr à son homologue grenoblois. 

Ma'a Nonu (Toulon) ballon en main

Le pack varois bien supérieur

Perturbé par le forfait de dernière minute de son pilier gauche Taumalolo, le pack du FCG a passé une sale soirée. Pénalisé sur chaque introduction pratiquement, le huit de devant isérois a été sanctionné par deux essais de pénalité. Sur le deuxième, le pack de la rade a tout emporté sur son passage, emmenant la mêlée adverse dans les tribunes. Et c’est sur un nouveau ballon récupéré en mêlée sur introduction grenobloise qu'Axel Muller a marqué en coin, après un bon travail de Vermeulen. 

Mamuka Gorgodze et Jocelino Suta ont eux aussi conservé leurs aptitudes à franchir au ras en inscrivant deux essais en force. Il faudra encore du temps pour que Toulon modifie son ADN, celui qui a fait sa force sur la scène européenne et nationale et qui plait tant au public de Mayol. Mais Mike Ford peut être rassuré, il possède avec ses avants-là une très bonne rampe de lancement pour le jeu qu’il veut mettre en place dans les mois à venir.


La Voisine Le Blog - 28.10.2016

 

Mathieu Bastareaud

On le surnomme « Bastarocket » pour sa rapidité sur les terrains de rugby et sa capacité à percuter les défenses adverses. Si cette image un peu « brutale » lui colle à la peau, elle s’effrite au moment même où Mathieu Bastareaud me salue timidement. Ce soir, « Basta » est resté au vestiaire et c’est avec Mathieu que je suis allée dîner.

Mathieu Bastareaud

Nous avons rendez-vous sur les plages du Mourillon à Toulon. On pourrait penser que Mathieu y sort souvent, mais ce n’est pas le cas. « Je passe beaucoup de temps chez moi. Je n’aime pas forcément me balader. » Mathieu n’est pas aussi fêtard qu’on le prétend. C’est un jeune homme discret qui ne souhaite pas faire de vagues. D’ailleurs les vagues, il n’aime pas ça. « Je sais nager, mais la mer me fait peur. Je reste où j’ai pied »… Ayant déjà bu la tasse, Mathieu craint la noyade. Au sens propre comme au figuré.

Nos premiers échanges sont plutôt timides. Au fil des années, Mathieu s’est forgé une carapace. Son ascension dans le monde du rugby professionnel, à l’âge où l’on découvre à peine la vie, a été fulgurante. Sa chute d’autant plus violente. Son destin aussi exceptionnel que tragique. À 18 ans, alors qu’il évoluait à Massy en Fédérale 1, Bernard Laporte le convoque en Équipe de France. Le rêve absolu. Deux ans après, il est au cœur d’une affaire d’État pour une « connerie d’adolescent »… Le monde dans lequel il a été propulsé si jeune l’a écorné. Mais Mathieu a su se relever, « La tête haute », comme il l’explique dans son bouquin paru l’an dernier.

Faut dire que le temps a passé. À seulement 28 ans, Mathieu a déjà une longue carrière derrière lui. Et un palmarès prestigieux … Champion de France et d’Europe en club, un tournoi des 6 nations en poche,… Si les portes du XV de France lui sont fermées depuis l’an dernier, Mathieu ne se sent pas offensé « Bien sûr, c’est un honneur de jouer pour mon pays. Mais je prends ces décisions avec recul. Le RCT est un club compétitif qui joue au plus haut niveau ». Cela suffit pour le moment à étancher sa soif de défis.

Le serveur nous interrompt. Mathieu commande un Tataki de thon et des légumes, ainsi qu’un cocktail de fruits sans alcool : « Je ne bois pas la semaine et je fais attention à ma ligne ». Depuis quelques temps, il s’intéresse à la diététique et prend même des cours de cuisine. « J’entends les critiques à mon égard. Cette saison, j’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté pour n’avoir aucun regret ».

Mathieu Bastareaud

© CLÉMENT MINAIR

Chez lui, les remises en question sont permanentes.

Comme les gens qui réfléchissent beaucoup (trop), Mathieu dort très peu ; « cinq heures par nuit ». Couche-tard ? « Non ! Tous les matins je me réveille vers 5h ou 6h, même les jours « off ». Si je suis sorti la veille, je peux me lever à 8h ». Et ne croyez pas que c’est pour faire des parties de FIFA ou bouquiner des mangas. Il prend le temps d’apprécier le matin, sort son chien Luffy, traite la « paperasse ». « J’apprécie d’avantage mes journées ainsi, et je me sens mieux ».

Mathieu semble avoir trouvé un équilibre. Le travail avec son coach mental l’a aidé, les discussions avec Diego Dominguez aussi. « J’ai senti qu’il me conseillait pour mon bien et ça m’a motivé ». Il peut être têtu, râleur (c’est lui qui le dit), mais ce n’est pas un mauvais bougre. Il faut savoir le prendre. La vérité est qu’il marche à l’affect. Et ce qui peut passer pour de la froideur est en réalité un masque qu’il porte pour se protéger. Sensible ? Il l’est incontestablement. Et regrette que cela soit mal perçu dans le milieu du rugby. En dehors des terrains, le guerrier du Rugby Club Toulonnais prend soin de sa cuirasse. Il est connu pour ses looks originaux, ses coiffures extravagantes… et son corps est en quasi-totalité tatoué. Ce qu’il dit moins, c’est que la première pièce qu’il s’est fait graver sur la peau à sa majorité est le prénom de sa maman, Dania. « C’est une mère-poule. Cette semaine (elle est en vacances chez lui), elle m’a poussé à aller me présenter à mes nouveaux voisins. Sans elle, je ne l’aurais jamais fait ».

Mathieu Bastareaud

À mesure que nous discutons, Mathieu devient plus bavard. Mais prend le temps de choisir ses mots : « Je ne parle que lorsque j’estime que c’est nécessaireLes gens qui ont un avis sur tout me dérangent ». Mathieu Bastareaud est un observateur. Une qualité qui lui permet de mieux appréhender les autres, de faire le tri. Il a des amis proches. « Des amis d’enfance, pas forcément dans le milieu du rugby ». Il a aussi rencontré de chouettes personnes à Toulon. Où il vient d’acheter une maison. Un signe fort ? « J’aime énormément Paris, mais j’avoue que descendre dans le Sud est plus facile que de faire le chemin inverse ». Ce n’est donc pas certain qu’il regagne la capitale après sa carrière. « J’aimerais vivre une expérience à l’étranger. Londres me parle beaucoup. J’aime l’esprit qui s’y dégage ». L’après rugby ? « Pourquoi pas travailler avec les enfants. Les jeunes des quartiers qui sont de plus en plus délaissés ». Une manière de rendre ce qu’on lui a donné ? « J’ai eu la chance d’être encadré par de grands coaches, de vrais éducateurs ». Comme son entraîneur à Créteil qui l’a profondément marqué.

Ceux qui lui collent une étiquette de « mec de banlieue » avec les à priori que cela comporte, seraient étonnés de le rencontrer. 

« J’ai eu une enfance heureuse ». Ses parents ont divorcé alors qu’il n’avait que trois ans mais Mathieu n’a pas souffert de leur séparation ; « Je voyais souvent mon père ». Et même s’ils avaient des revenus modestes (sa mère travaillait aux PTT et son père dans une boîte de transports) il a été plutôt gâté ; « Mes parents se sacrifiaient pour nous ». Mathieu est l’avant-dernier d’une fratrie de quatre enfants. Il a une grande sœur et deux frères. Une famille recomposée plutôt soudée ; « même si on a encore du mal à dire « je t’aime ». Ma mère s’exprime davantage. Moi je suis très pudique, comme mon père ».

En ce moment il lit « L’homme qui voulait être heureux ». « Cela me parle car je commence à m’intéresser au Bouddhisme ». Parfois il écrit, ce qui lui passe par la tête, ou couche sur papier ses soucis « dans un petit carnet de bord qu’une ex m’avait offert ». Son rapport aux femmes ? « Je ne suis pas dragueur, sauf si vraiment j’ai un coup dans le nez. » Il rit. Par peur d’être maladroit ou de ne pas plaire, il ne fait jamais le premier pas. « La vérité est que je ne sais pas y faire ». Son statut de célibataire n’est pas toujours facile à assumer avec ses coéquipiers quasi tous mariés et pères de famille. « Mais tant pis, j’attendrai que l’amour frappe à ma porte… J’ai encore le temps. »

Le temps file justement et le dîner touche à sa fin. Avec beaucoup de courtoisie, Mathieu règle l’addition avant de me raccompagner à ma voiture. Il en profite pour me glisser en plaisantant : « Ça va râler car j’accorde peu d’interviews. C’est vrai que j’ai un côté ours. » Je n’ai pas osé le contredire, mais j’aurais plutôt dit « nounours ».


Mathieu Bastareaud est un joueur international français de rugby à XV évoluant au poste de centre au sein du Rugby Club Toulonnais depuis 2011.


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- 22.10.2016

 

Champions Cup : Toulon bat Sale et reste en vie

 
Mathieu Bastareaud
 
 
 
 

Battu à domicile par les Saracens le week-end dernier (31-23), Toulon s’est repris en allant s’imposer ce vendredi sur le terrain de Sale (15-5), lors de la 2e journée de la Champions Cup. Une victoire qui permet au RCT de toujours croire en ses chances de qualification pour les quarts de finale.


- 13.10.2016

 

Mathieu Bastareaud, Bryan Habana et Ma'a Nonu de retour pour le match de Coupe d'Europe entre Toulon et les Saracens

 

Mathieu Bastareaud est remis de sa blessure au genou. (Presse Sports)

Le RC Toulon pourra compter sur les retours de Mathieu Bastareaud, Bryan Habana et Ma'a Nonu pour le match de Coupe d'Europe contre les Saracens, samedi.

Le RC Toulon a communiqué la liste des joueurs convoqués pour le match de Champions Cup face aux Saracens, qui sera disputé samedi. Bryan Habana retrouve l'équipe après avoir participé au Rugby Championship avec l'Afrique du Sud. Mathieu Bastareaud et Ma'a Nonu effectuent également leur retour, remis respectivement d'une blessure au genou et d'une commotion cérébrale subies contre le Racing 92 lors de la 5e journée de Top 14 (défaite 41-30).

 

Le groupe de Toulon : Florian Fresia, Xavier Chiocci, Guilhem Guirado, Anthony Etrillard, Marcel Van der Merwe, Levan Chilachava, Manasa Saulo, Romain Taofifénua, Samu Manoa, Duane Vermeulen, Aidon Davis, Juandré Kruger, Mamuka Gorgodze, Juan Martin Fernandez Lobbe, Charles Ollivon, Liam Gill, Sébastien Tillous-Borde, Eric Escande, François Trinh-Duc, Pierre Bernard, Maxime Mermoz, Mathieu Bastareaud, Jimmy Yobo, Ma'a Nonu, James O'Connor, Josua Tuisova, Bryan Habana, Matthew Carraro, Leigh Halfpenny.


- 11.09.2016

4e journée Top 14 - Toulouse - Toulon (15-32) : En se trouant complètement, Toulouse relance Toulon

TOP 14 - Ce dimanche, le Stade toulousain est passé totalement à côté de son match. Toulon en a profité en s'imposant à Ernest-Wallon, bonus offensif à la clé (15-32).

Toulon venait à Toulouse pour se reprendre, Toulouse savait que c’était un match piège. Pourtant, les hommes d’Ugo Mola sont tombés dedans, et ont chuté pour la première fois de la saison à domicile (15-32). Les Varois empochent le bonus offensif, notamment parce qu’ils ont su profiter des fautes de main, et autres erreurs de leurs adversaires : ils se sont montrés "pragmatiques et efficaces" comme l’a indiqué Delmas. Les coéquipiers de Dusautoir ont porté le ballon, en vain, face à une défense intraitable.

Ces cinq points glanés à Toulouse pourraient bien sauver la tête de Dominguez, au moins pour un temps. Boudjellal n’avait pas réclamé la victoire, mais il voulait la manière. Ce dimanche après-midi, le RCT ne montrait pas grand-chose en terme de jeu, mais était d’un pragmatisme affolant. La défense varoise laissait les Toulousains sans solution : pas de montée agressive, mais des barbelés que les coéquipiers de Dusautoir ne parvenaient jamais à franchir.

Malgré cela, le Stade toulousain insistait, et continuait de jouer à la main : à l’heure de jeu, il avait joué 211 balles à la main, sur 222 au total. Pour mieux rendre des munitions à ses adversaires. L’essai de Muller était symbolique à ce titre : Palisson ratait le ballon après un coup de pied de Bastareaud, et l’international à 7 argentin n’avait plus qu’à se servir (39e). 

Des buteurs en faillite, des Toulonnais décomplexés 

A la pause, les Varois avaient déjà inscrit deux essais : un en force par Guirado (21e) et celui de Muller. Neuf points séparaient les deux équipes, pas grand-chose, mais sans doute trop quand la manque de réalisme était trop important. Toulouse ne répliquait qu’au pied, et ce n’était pas son point fort en ce début de saison. Encore une fois, Bézy manquait six points.

Gillian Galan (Toulouse) - 11 septembre 2016

A un quart d’heure de la fin de ce match, le Stade toulousain était toujours mené de 12 points. Le RCT jouait donc relâché. Trinh-Duc tentait même le drop…Raté ! Enfin, l’ouvreur s’obstinait, et annihilait les quelques espoirs toulousains (75e). Delmas hurlait alors depuis son banc "le bonus !". Il était entendu. Sur la dernière action du match, les Varois géraient leur lancer en touche, écartaient. Et de passes après contact en passes après contact, Ollivon se proposait et marquait l’essai du bonus offensif (80+1e) ! Les Toulonnais se sont rassurés avant leur prochain match, chez les champions de France


- 28.08.2016

 

Tribune Sports
 

Top 14  : Mathieu Bastareaud, « On voulait montrer qu’on est une grande équipe » 

Après la défaite à Bayonne lors de la journée inaugurale, Toulon s’est parfaitement repris en s’imposant sur la pelouse de la Section Paloise ce samedi après-midi (22-18). De quoi satisfaire le centre Mathieu Bastareaud, même si ce dernier a avoué au micro de Canal+ « qu’il y a encore du travail à faire ».

« Ça a été un match compliqué, a-t-il réagi. On voulait se retrouver sur les bases et sur le combat après la défaite à Bayonne, mais on est tombés sur une belle équipe de Pau. On s’était dit de ne pas se consommer dans les rucks et de ne pas faire de fautes mais on n’a pas respecté les consignes en première mi-temps. L’essai nous a ensuite fait du bien, même s’il y a encore du travail à faire. »

Après avoir livré une pâle copie à Jean-Dauger dimanche dernier – et même si tout n’est pas encore parfait – Toulon a donc arraché son premier succès de la saison. « On était très déçus après Bayonne et on voulait montrer qu’on est une grande équipe, poursuit Bastareaud. On a pris quatre points, c’est l’essentiel. »


- 26.08.2016

le groupe du RCT face à Pau

Ma'a Nonu face à l'Aviron Bayonnais.

Trinh-Duc, Bastareaud ou encore Ma'a Nonu feront le déplacement en Béarn, ce samedi à 14 h 45.

L'encadrement du RCT a, à son tour, divulgué la composition du groupe retenu pour le déplacement à Pau, ce samedi à 14 h 15 au stade du Hameau. Les internationaux Guirado, Trinh-Duc, Tillous-Borde, Mermoz et Bastareaud en seront (entre autres...). Mais également les stars telles que Ma'a Nonu, Leigh Halpenny ou Juanne Smith. Lors de la première journée, Toulon s'était incliné à Bayonne avec le point de bonus défensif (23-28).

Les avants : Xavier Chiocci, Laurent Delboulbes, Florian Fresia, Jean-Charles Orioli, Guilhem Guirado, Emerick Setiano, Marcel Van der Merwe, Levan Chilachava, Samu Manoa, Juandré Kruger, Romain Taofifénua, Mamuka Gorgodze, Juanne Smith, Liam Gill, Charles Ollivon, Juan Martin Fernandez Lobbe.

Les arrières : Eric Escande, Sébastien Tillous-Borde, François Trinh-Duc, Pierre Bernard, Jimmy Yobo, Ma'a Nonu, Maxime Mermoz, Matthew Carraro, Mathieu Bastareaud, Leigh Halfpenny.


- 28.07.2016

 

Mathieu Bastareaud - RCT

Top 14 – RCT : Mathieu Bastareaud prévient, « Nous allons dans l’inconnu » 

Avec le départ de Bernard Laporte et de certains joueurs ayant largement contribué aux succès du club (les frères Armitage notamment), c’est un nouveau chapitre de son histoire que le RCT s’apprête à écrire dans les prochaines semaines. « Nous allons dans l’inconnu, avec un nouveau staff et de nouveaux joueurs, a d’ailleurs prévenu Mathieu Bastareaud à Midi OlympiqueNous sortons d’une saison blanche, et nous sommes conscients qu’il va y avoir un peu plus de pression sur nous cette année. »

Bastareaud : « Les saisons sont longues »

Une nouvelle saison qui va également voir la concurrence s’accroître pour l’ancien joueur de Massy, Matt Giteau ayant de grandes chances de retrouver son poste au centre de l’attaque toulonnaise en raison des arrivées de Pierre Bernard et de François Trinh-Duc pour occuper le poste d’ouvreur. Suffisant pour l’effrayer ? Visiblement, non. « Je l’ai toujours connue et elle ne m’a jamais dérangé (la concurrence NDLR). Hier je côtoyais Bryan Liebenberg, Stéphane Glas, Geoffroy Messina… Aujourd’hui ce sont Matt Giteau, Maxime Mermoz ou Ma’a Nonu. Blessures, méformes, tout va très vite et la concurrence ne fait qu’avancer le RCT. Quoi qu’il arrive, je ne dois pas « être meilleur qu’untel ou untel », une concurrence sous cette forme n’est pas un bon moteur pour moi. Simplement, il faut que je sois bon pour l’équipe. De toute façon, il y aura de la rotation, les saisons sont longues. » La saison dernière, Bastareaud a disputé 7 rencontres de Champions Cup et 21 de Top 14, sans pour autant être titularisé lors du quart de finale européen face au Racing 92 et lors de la demi-finale de championnat à Rennes contre Montpellier.


- 09.07.2016

 

Mathieu Bastareaud "In casa" à ... "Calvi On The Rocks" 


Le rugbyman international Mathieu Bastareaud est actuellement en vacances à Calvi où il a retrouvé des amis, avant de goûter à la fête du festival de "Calvi On the Rocks"

Mathieu Bastareaud "In casa" à ... "Calvi On The Rocks"

Très décontracté, chapeau noir vissé sur la tête, débardeur "Claveland", sourire aux lèvres, Mathieu Bastareaud, international du RC Toulon  passe quelques jours de vacances à Calvi où il est un peu chez lui. 

Après jun passage sur le port où il a retrouvé ses amis Jean-Pierre et Didier Bicchieray mais aussi Jean Gour, directeur des championnats de Corse de tennis, Mathieu Bastareau s'est plié avec beaucoup de gentillesse à des séances d'autographes et de selfies. 
A l'heure du déjeuner, tous se retrouvaient "In casa", établissement de plage, fief de "Calvi On The Rocks" où ils étaient accueilli par la maîtresse des lieux Pierra. 
Mathieu Bastareaud et ses potes devaient profiter de la plage et de ce festival de musique électro qui est incontestablement l'événement musical de l'été. 
 
 

 


- 23.06.2016

 

TOP 14 - Avec le forfait de Ma'a Nonu, Mathieu Bastareaud devrait donc être titulaire pour la finale du Top 14 face au Racing. L'occasion de finir sur une bonne note pour le trois-quarts centre toulonnais, qui vit une saison mitigée.

En début de semaine, Steve Meehan avait prévenu : "On va travailler pour faire en sorte de jouer avec Ma'a Nonu ou avec Basta". Avec le forfait du Néo-Zélandais pour la finale, tombé mercredi, à la suite du K.O qu'il a subi face à Montpellier, les choses sont claires : Mathieu Bastareaud devrait être titulaire sur la pelouse du Camp Nou. Et c'est presque inespéré pour le natif de Créteil. 

Après une Coupe du monde qui s'est terminée en eau de boudin, "Basta" a eu du mal tout au long de la saison. Sans être mauvais, le trois-quarts centre n'a pas retrouvé sa plénitude. Le principal intéressé le confiait lui-même, il y a quelque semaines : "Je suis un peu dans le dur par rapport aux saisons précédentes. Je suis assez frustré par mes performances. Je sais que je suis capable de mieux" .

Mathieu Bastareaud (Toulon) - 3 avril 2016
Mathieu Bastareaud (Toulon) - 3 avril 2016 - AFP

Même s'il s'en défendait, le rendez-vous anglais manqué de l'automne l'a certainement préoccupé durant de longues semaines. Malgré tout, l'international français a continué de travailler dans l'ombre, cherchant à retrouver son niveau et surtout la confiance, même s'il a parfois été victime de coups du sort comme ce coup de pied dévissé face à Clermont qui avait, en partie, coûté la défaite au RCT. "Une saucisse", comme pestait Jacques Delmasà l'époque, qui est restée en travers de la gorge de l'ancien du Stade français

Une difficile association avec Nonu

Cependant, Mathieu Bastareaud a pu compter sur le soutien de son staff. Très attaché à ce joueur qu'il décrit comme "un affectif"Bernard Laporte assurait "ne pas être inquiet pour Mathieu. Il travaille, ça va payer". Et au-delà de ses entraîneurs, Bastareaud peut également compter sur son président. En décembre, il a d'ailleurs prolongé son bail avec le RCT de cinq saisons. Une première dans ce Toulonmade in Boudjellal qui déclarait alors que ce joueur faisait "partie de l'ADN du club".

Si tout semble avoir été réuni pour mettre le joueur dans les meilleures dispositions, sur le terrain la saison a donc été compliquée même si en terme de feuilles de match, c'est très honorable avec 27 rencontres disputées toutes compétitions confondues (21 comme titulaire pour deux essais). Mais alors qu'il faisait la paire avec Giteau ou Mermoz les années précédentes, son entente avec Ma'a Nonu n'a pas sauté au yeux ces derniers mois.

Ma'a Nonu et Mathieu Bastareaud
Ma'a Nonu et Mathieu Bastareaud - Icon Sport

Beaucoup d'observateurs ont décri un manque de complémentarité entre les deux joueurs, aux profils similaires. Et comme le All-Black était indéboulonnable... Bernard Laporte a fait le choix d'associer Mermoz à Nonu lors des deux matches à élimination directe de l'année (face au Racing en Coupe d'Europe et contre Montpellier en demi-finale la semaine dernière).

L'adage veut que le malheur des uns fasse le bonheur des autre. Avec le forfait de Nonu, Mathieu Bastareaud aura donc l'occasion de montrer ses qualités dans un match décisif. Et si d'aventure le RCT devait ramener le Bouclier, cela ferait très certainement oublier cette saison et remettrait la fusée "Basta Rocket" sur de bons rails.


- 22.06.2016

Quinze Mondial
 

TOULON : NONU OU BASTAREAUD, QUELLE ÉQUIPE DU RCT POUR LA FINALE FACE AU RACING 92 ?

 

Victime d’un KO en demi-finales, Ma’a Nonu est incertain pour la finale de Top 14 de Toulon face au Racing 92 vendredi à Barcelone. Il pourrait être remplacé par Mathieu Bastareaud. Voici la composition probable du RCT pour ce dernier match de la saison.

Bernard Laporte va-t-il devoir modifier sa ligne d’attaque ? C’est la principale interrogation à deux jours de la finale de Top 14 contre le Racing 92 à Barcelone. L’entraîneur de Toulon pourrait être contraint de se passer des services de Ma’a Nonu pour ce dernier match de la saison. Victime d’un KO sur une charge du Montpelliérain Tuitavaka en demi-finales le week-end dernier, le centre néo-zélandais saura mercredi ou jeudi, selon l’avis des médecins, s’il est apte pour tenir sa place dans le XV de départ.

Hormis le cas Nonu, peu de changements sont à prévoir dans la composition du RCT pour la finale. Si l’ancien All Black devait renoncer, Mathieu Bastareaud le remplacerait au centre. De retour à la compétition face au MHR, Leigh Halfpenny devrait encore être titulaire au poste d’arrière vendredi soir. Tuisova et Habana seront logiquement reconduits sur les ailes, tout comme Matt Giteau et Jonathan Pélissié à la charnière.

Chez les avants, Laporte s’interroge peut-être sur sa troisième ligne, avec le positionnement de Steffon Armitage aux côtés de Juan Fernandez Lobbe et Mamuka Gorgodze. L’Anglais, performant face à Montpellier, devrait a priori conserver sa place parmi les titulaires. Pas de chamboulement à attendre dans le cinq de devant.

La composition probable du RCT

Le XV de départ : Halfpenny – Tuisova, Mermoz, Nonu (ou Bastareaud), Habana – (o) Giteau, (m) Pélissié – S. Armitage, Fernandez Lobbe, Gorgodze – Manoa, Mikautadze – Chilachava, Guirado, Chiocci

La finale de Top 14

Vendredi 24 juin (au Camp Nou de Barcelone)
20h45 : Toulon – Racing 92 (France 2 et Canal+)  

 

- 06.06.2016

Rugby

Rugby - RC Toulon : «Avec le départ de Laporte, une page de l’histoire du club se tourne»

Mathieu Bastareaud n’a pas tari d’éloges au sujet de Bernard Laporte, qui a joué son dernier match au stade Mayol, avec le RCT.

Qu’on l’aime ou pas, Bernard Laporte laisse rarement insensible. Pour ce qu’il a accompli avec le XV de France, mais encore plus avec le RCT, il mérite sa place au panthéon des meilleures coaches tricolores. Ce dimanche, il a réussi encore une fois à qualifier directement son club pour les demi-finales du Top 14, en offrant un vrai festival offensif face à l’UBB (44-3) pour sa dernière à Mayol.

« Bernard Laporte ? On sait ce qu’on lui doit »

En marge de la rencontre, Mathieu Bastareaud a tenu à rendre hommage à Bernard Laporte. Le trois-quart centre international a assuré qu’il ferait tout avec ses coéquipiers pour offrir « la plus belle des sorties » au sulfureux manager. « C’est une page de l’histoire du club qui se tourne. Je n’ai quasiment connu que lui comme entraineur ici. C’est la vie. On sait ce qu’on lui doit » a confié le joueur du RCT, au micro de RMC. « Il nous a apporté beaucoup, en tant que joueurs, mais aussi en tant qu’hommes. On va essayer de lui donner la plus belle des sorties ». Toulon affrontera une équipe entre le Castres Olympique et Montpellier, qui s’affronteront en barrage le 12 juin prochain, à l’Altrad Stadium.


- 21.05.2016

 

24e journée de Top 14 - Agen-Toulon (13-52) : James O'Connor et le RCT marchent sur Agen

TOP 14 - Auteur de 8 essais et porté par un grand James O'Connor auteur d'un quadruplé à Agen, le RCT a étrillé le SUA (13-52). Les Varois ne lâchent rien dans la course aux demi-finales et se placent dans tous les cas idéalement pour un éventuel barrage à la maison.

Ils avaient vu les choses en grand, les Agenais. Avec un maillot collector, une arrivée des joueurs "à la toulonnaise" et un "Pilou-Pilou" revisité en "Chez Nous, Chez Nous", on se serait cru à Mayol. En quelque sorte oui, à l’image des jets de journaux en fin de match pour accompagner l’essai de l’honneur du SUALG et l’œuvre d’Antoine Erbani (75’). Car ce sont bien les Toulonnais qui ont largement dominé cette rencontre pour signer ce qui est tout simplement la plus large victoire à l’extérieur de la saison. Le RCT ramène un bonus offensif mérité (13-52).

52-0 grâce à 8 essais. C’est la série réalisée par les Toulonnais dans ce duel qui ne les aura donc vu être bousculés que durant les 20 premières minutes (et les toutes dernières) avec un vent contraire. Deux pénalités de François Bouvier (13’) et Clément Darbo (19’) n’ont pas permis aux Agenais de faire le plein de confiance malgré de l’envie. Le manque de puissance face à la ligne défensive adverse fut marquant et le SUALG n’a que très peu pris à défaut son homologue. Le RCT s’est d’abord efforcé à remettre la main sur le ballon pour ensuite fait marcher sa redoutable efficacité. 

Josua Tuisova (Toulon) face à Agen - 21 mai 2016
Josua Tuisova (Toulon) face à Agen - 21 mai 2016 - Icon Sport

James O’Connor comme David Smith

James O’Connor s’est lui régalé à Armandie, comme David Smith avait également réussi à le faire face aux Lot-et-Garonnais à Pierre-Antoine avec Castres. À l’instar du Samoan, l’Australien a inscrit un quadruplé (20’, 26’, 57’ et 65’). En 80 minutes, il a donc marqué plus d’essais que sur le (long) début de saison de Top 14 puisque son compteur était bloqué à 3 réalisations. O’Connor a été l’homme de tous les bons coups, venant conclure des mouvements au large tout en se montrant percutant dans ses un contre un. Infatigable.

James O'Connor, Matt Giteau et Jonathan Pelissié (Toulon) - 21 mai 2016
James O'Connor, Matt Giteau et Jonathan Pelissié (Toulon) - 21 mai 2016 - Icon Sport

Sous un temps estival et sous une chaleur qui a fatigué plus rapidement que prévu les organismes, la fête agenaise a été quelque peu gâchée dans ce match de gala. Les supporters présents à Armandie auront tout de même apprécié le courage de leur équipe qui, bien que limitée, n’a de cesse tenté d’envoyer du jeu pour relever la tête. Ce constat d’impuissance est un peu le symbole de la saison d’Agen. Quant à Toulon, il met la pression sur ses adversaires directs dans son ambition d’accrocher une qualification en demie.


- 15.05.2016

 

VIDEO. INSOLITE : Quand Mathieu Bastareaud lance un défi à Antoine Griezmann

 
VIDEO. INSOLITE : Quand Mathieu Bastareaud lance un défi à Antoine Griezmann

Sans surprise, son nom a été prononcé par Didier Deschamps, ce jeudi soir en direct au JT de TF1. C'est qu'Antoine Griezmann a pris une nouvelle dimension cette saison, permettant à son équipe de l'Atlético de Madrid d'atteindre la finale de la Ligue des Champions. Alors oui, Grizi disputera l'Euro en France. Mais que vaut-il avec un ballon de rugby ? 

Vous vous en doutez : le Rugbynistère n'est pas devenu le Footballinistère dans le nuit, et si on évoque l'attaquant de l'équipe de France, c'est que le ballon ovale n'est pas bien loin. En cause ? Mathieu Bastareaud et un défi lancé par le 3/4 centre du RCT : réussir 10 jongles avec un ballon... de rugby. Trop facile ? En tout cas, Griezmann ne s'est pas défilé.


Crédit vidéo : Facebook Mathieu Bastareaud - Antoine Griezmann 

A l'origine, il semblerait que les amis Griezmann et Bastareaud (grand fan du PSG, qui souhaite recruter... Griezmann pour la saison prochaine) se soit affronté sur console et que le Toulonnais soit sorti gagnant de la partie. Ce qui lui a sans doute fait gagner un beau maillot !


 

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- 13.05.2016

DIAPO. Quand Mitchell, Bastareaud, Habana... mettent les petits plats dans les grands

Pour faire un coup de pub à son nouveau restau de l’Avenue 83, le RCT a transformé jeudi soir une dizaine de joueurs en serveurs

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Quade Cooper et Drew Mitchell pour un service très spécial au RCT Café.
Photos Luc Boutria et Alex Wentzy

Matt Giteau au carpaccio, Drew Mitchell à la salade romaine, Delon Armitage au steak tartare, Ma’a Nonu à la pizza et Mathieu Bastareaud aux lasagnes…

La composition du RCT jeudi soir avait de quoi déconcerter les spécialistes de l’ovalie.

Neuf joueurs (1) avaient en effet été mobilisés par le club pour se transformer en serveurs musclés dans le nouveau restaurant rouge et noir de l’Avenue 83.

Une émotion forte pour les 170 personnes à s’être ruées sur les places de restaurant dès que la nouvelle a été communiquée.

"C’est simple, les 170 couverts ont été réservés mercredi dernier entre 17 et 21 heures" se félicite David Monin, directeur du restaurant, content de son coup de pub.

"Les joueurs du RCT, c’est ma drogue, ça fait 12 ans que je les suis et je n’aurais raté ça pour rien au monde" s’enthousiasme en effet une fidèle supportrice. "Cette soirée restera gravée dans ma mémoire. J’avais les larmes aux yeux quand Ma Nonu m’a apporté mon assiette."

Amusés aussi, les joueurs se sont prêtés de bonnes grâce à l’exercice, enchaînant service et selfies. "C’est un peu excitant, car c’est quelque chose de différent pour nous, sourit Matt Giteau. Ce n’est pas très compliqué, mais après le rugby, je préfère faire client que serveur."

"Ça n’a pas l’air trop dur comme ça mais j’imagine que pendant le coup de feu, ça doit piquer un peu, complète Mathieu Bastareaud. Et puis surtout, il faut être souriant… Et ça, c’est une grosse épreuve pour moi", termine le joueur. 

(1) Il y avait aussi Quade Cooper, Eric Escande, Florian Fresia et Guilhen Guirado.


- 09.05.2016

RUGBYTOP 14

Top 14 : Toulon fait le métier face à Castres

Ma'a Nonu a inscrit le deuxième essai toulonnais face à Castres. (Faugère-L'Equipe)

Dans des conditions difficiles, Toulon s'est imposé sans fioritures face à Castres (17-7) et retrouve le podium du Top 14.

Le match : 17-7

Pas facile de créer du jeu dans les conditions qui étaient celles de ce Toulon-Castres. Dans le vent et la pluie, les deux équipes se sont vite recentrées sur les fondamentaux de la conquête. Un secteur où les Toulonnais se sont régulièrement imposés. Il faut dire qu’après l’humiliation reçue par la mêlée du RCT face à Toulouse la semaine dernière, les gros ont eu les oreilles qui ont chauffé toute la semaine. Ni le président Boudjellal et encore moins Bernard Laporte n’avaient apprécié la débâcle. Face à Castres, venu avec sa meilleure équipe du moment, il était question de rachat. De ce point de vue, l’opération est réussie.

Pour le reste, le RCT a eu bien du mal à se défaire d’une équipe accrocheuse, aguerrie à ces luttes. Privé de son animateur n°1, Matt Giteau, juste avant la rencontre (il a été remplacé par Frédéric Michalak), Toulon a appliqué une tactique qui lui a souvent réussi. Faire parler sa puissance, taper dans la défense adverse, jusqu’à ce que le mur finisse par craquer. Simple, mais efficace. A l’heure de jeu, le CO encaissait un deuxième essai sans avoir trouvé le moyen d’inscrire le moindre point. Il fallait attendre la dernière minute pour voir les Castrais sauver l’honneur avec un essai de Combezou. Mais cette défaite sans point risque de compliquer la qualification du CO. Le RCT, lui, revient sur le podium.

 
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Comme les cartons jaunes reçus par Castres. Des cartons donnés à des avants (Wihongi et Tichit) qui ont bien compliqué la tâche d'une équipe bousculée en conquête. Surtout, le deuxième essai de Toulon a été inscrit durant une de ces périodes de supériorité.
 
 Le joueur : Josua Tuisova

Si Ma'a Nonu s'est montré de plus en plus influent durant la rencontre, comment passer à côté de la première période de l'ailier fidjien Josua Tuisova ? L'homme affole les compteurs. Face à Castres, il a de nouveau fait parler à la fois sa puissance et sa rapidité. Sur son essai, il met par terre deux défenseurs avant d'en prendre deux autres de vitesse. Et si Toulon avait trouvé son arme fatale ? 


- 29.04.2016

 

Mathieu Bastareaud : «Il va falloir que je me bouge»

Top 14 - L'adversaire de Toulouse. Le centre varois réalise une saison moyenne.

Mathieu Bastareaud : à quand le réveil ?/photo DDM, XdF
 

«Je suis un peu dans le dur par rapport aux saisons précédentes», a admis le centre international Mathieu Bastareaud, conscient de ne pas être à son meilleur niveau alors qu'il dispute à 28 ans sa cinquième saison sous le maillot de Toulon.«Si je veux apporter à l'équipe, il va falloir que je me bouge. Je suis capable de faire beaucoup mieux. Je dois continuer de travailler et ne pas perdre confiance», a poursuivi le joueur, qui a prolongé son contrat de cinq ans en décembre.

S'il ne veut pas se «trouver d'excuse», Bastareaud (39 sél.) cherche tout de même à comprendre les raisons de sa baisse de forme.

«Il y a peut-être un petit relâchement de ma part, l'accumulation des matches, le fait de ne pas avoir coupé entre la saison dernière et celle-ci… Mais je suis un professionnel et je me dois d'être performant chaque week-end», a poursuivi Bastareaud, qui n'a pas été appelé par le nouveau sélectionneur du XV de France Guy Novès pour le dernier Tournoi des six nations.

Marqué par la Coupe du monde

Son manager, Bernard Laporte, estime de son côté que «même s'il ne le montre pas», Bastareaud, un «affectif», «a été marqué par la Coupe du monde», qui s'est soldée par une déroute en quarts de finale face aux All Blacks (62-13).

«Mathieu fait des efforts, il se donne les moyens d'y arriver. On le voit. Il peut capitaliser en revenant en forme au bon moment», a estimé Laporte.

Demain, Mathieu Bastareaud devrait être remplaçant face à Toulouse. Mais il faut dire que le club a plutôt le choix à ce poste avec Ma'a Nonu et Maxime Mermoz. C'est d'ailleurs avec ce qu'il a de meilleur en réserve que le champion d'Europe se présentera sur la pelouse. Avec notamment le retour de Matt Giteau qui exclut Frédéric Michalak du groupe.

Le groupe de Toulon

Avants : Chiocci, Menini, Orioli, Guirado, Saulo, Chilachava, Boughanmi, Lassalle, Gorgodze, Taofifenua, Fernandez -Lobbe, Smith, S.Armitage, Vermeulen.

Arrières Escande, Pélissié, Giteau, Cooper, O'Connor, Bastareaud, Nonu, Mermoz, Mitchell, Habana, Tuisova, D.Armitage.


- 27.04.2016

Bastareaud revient sur sa prolongation au RCT

Sans langue de bois, Mathieu Bastareaud est revenu sur sa situation au RCT. Il explique au journal La Provence sa prolongation jusqu'en 2021 et sa pige à l'étranger. 

Le trois-quarts centre de l'équipe de France est heureux dans le Var. Lors d'une interview accordée à La Provence Mathieu Bastareaud a avoué hésité un temps avant de prendre une décision qui pour lui est la meilleure qu'il pouvait prendre : " J'en ai discuté avec ma famille et mon entourage. À un moment, j'ai eu la tentation de rentrer à Paris, mais je suis bien au RCT, dans un club hyper-compétitif chaque année, au sein d'une bonne bande de potes. Dès lors, pourquoi partir ? On en a donc déduit que le mieux, pour moi, était de rester à Toulon, car depuis que je suis ici, je me sens beaucoup plus épanoui. J'ai trouvé un équilibre dans ma vie, que ce soit sur et en dehors du terrain ", a déclaré l'ancien joueur du Stade Français arrivé en 2011 au RCT. L'intyernational français a signé un nouveau contrat jusqu'en 2021 mais tient à réaliser une pige à l'étranger : " Conformément à une clause incluse dans mon contrat, j'ai effectivement la possibilité d'y aller... Ça se fera, mais pour l'instant, je ne sais pas quand. Le rugby s'ouvre à d'autres horizons et on voit maintenant qu'il y a aussi un championnat aux États-Unis. En tout cas, ça fait plus de vingt ans que je joue au rugby en France, dont près de dix chez les pros, alors du coup, c'est sûr, un jour j'irai jouer à l'étranger pour y vivre une expérience totalement différente et voir ce qui se passe ailleurs. Comme je ne fais jamais les choses à moitié, quitte à partir, je m'en irai loin ", a expliqué le joueur de 27 ans;

 

- 19.04.2016

TOULON : BASTAREAUD ET LES TOULONNAIS SE MOQUENT DE CRISTIANO RONALDO

Après la victoire de Toulon à Pau le week-end dernier en Top 14, les joueurs du RCT ont pris la pose dans le vestiaire. Une manière de se moquer de Cristiano Ronaldo et du Real Madrid, à l’image de Mathieu Bastareaud…

Mathieu Bastareaud n’a pas la prétention de se comparer à Cristiano Ronaldo. Le centre du RCT a plutôt tendance à se moquer de la star portugaise du Real Madrid. Quelques jours après le fameux selfie des joueurs madrilènes dans le vestiaire pour célébrer leur victoire à Barcelone dans le clasico et la pose tout en muscles de Ronaldo qui lui avait valu de nombreuses moqueries, c’est au tour des Toulonnais d’adresser un clin d’oeil à leurs homologues footballeurs.

Le week-end dernier, après la victoire de Toulon à Pau (9-25) lors de la 21e journée de Top 14, les hommes de Bernard Laporte, visiblement heureux d’avoir retrouvé la victoire une semaine après l’élimination contre le Racing 92 en quarts de finale de la Champions Cup, ont eux aussi réalisé leur petit selfie. Avec Bastareaud dans le rôle de Ronaldo, avec une pose que l’on qualifiera d’osé

 

- 15.04.2016

 

Face à Pau, le Toulonnais Mathieu Bastareaud revient au centre

Mathieu Bastareaud et Maxime Mermoz associés samedi face à Pau, au centre. (GOLESI FELIX/L'Equipe)

Entré seulement six minutes en fin de match contre le Racing 92 en quart de finale de Coupe d'Europe, le centre international Mathieu Bastareaud a été titularisé pour le déplacement à Pau, samedi, 14h45.

Alors qu'il n'a été sur le terrain de Colombes que six minutes en Coupe d'Europe, le centre international du RCT, Mathieu Bastareaud, retrouve une place de titulaire face à Pau, samedi. Ce qui est aussi le cas du demi de mêlée Eric Escande, des troisième-lignes ailes Juan Martin Fernandez- Lobbe et Steffon Armitage, et du pilier international Xavier Chiocci.

 

Le XV de départ de Toulon, à Pau, samedi 14h45

D. Armitage - Tuisova, Bastareaud, Mermoz, O'Connor - (o) Taylor, (m) Escande - S. Armitage, Vermeulen, Fernandez Lobbe -  Taofifenua, Gorgodze - Saula, Guirado (cap.), Chiocci.

Remplaçants : Etrillard, Menini, Lassalle, Annetta, Michalak, Belan, Pélissié, Chilachava.

 

 

 
 

- 07.03.2016

Stade Rochelais : grande classe de Bastareaud après son carton sur Botia

Mathieu Bastareaud s'est immédiatement occupé de Levani Botia, KO.Mathieu Bastareaud s'est immédiatement occupé de Levani Botia, KO. © 
PASCAL COUILLAUD

Dimanche, à Deflandre, le centre international de Toulon a privilégié la santé de Levani Botia, son adversaire, à la poursuite de l'action.

Alors que les commotions cérébrales sont de plus en plus nombreuses sur les pelouses du rugby professionnel, c'est un geste auquel on n'est pas habitué. Ce dimanche, alors que Toulon était mené au score (9-6)Mathieu Bastareaud s'est occupé de son vis-à-vis, Levani Botia, KO, au sol. Le centre international du RCT avait involontairement provoqué la perte de connaissance du Rochelais, venu à toute vitesse pour plaquer le Varois.

Voyant que le Fidjien ne se relevait pas, Mathieu Bastareaud, plutôt que de poursuivre l'action, est alors accouru au chevet de Levani Botia, l'a placé en position latérale de sécurité avant de lui retirer son protège-dents. Un geste très classe.


- 06.03.2016

Face à Toulon, La Rochelle s'impose en force

Les Rochelais, Amosa en tête, cassent la défense varoise, dimanche, au stade Marcel-Deflandre. (R. Perrocheau)

Quatre buts de pénalité signés Zack Holmes ont permis aux Rochelais de battre Toulon dimanche (19-14) et de gagner une place au classement du Top 14. Le RCT, lui, repart avec un bonus défensif.

Le match : 19-14

 

Dimanche, La Rochelle s'est imposée en force (19-14) face à Toulon et monte ainsi à la neuvième place au classement du Top 14. Mis à part Clermont lors de la première journée, aucun club ne s'est s’imposé au stade Marcel-Deflandre lequel, une fois de plus, était à guichets fermés, rempli de 15.000 supporters pour soutenir le pilier-capitaine Uini Atonio et les siens face à l’armada varoise.

 
Il a fallu attendre l’heure de jeu pour que les Rochelais prennent l’avantage (9-6), grâce à trois buts de pénalité de leur ouvreur Zack Holmes. Autant la première période fut assez équilibrée, autant la seconde bascula côté rochelais. Le pack maritime prenait l’ascendant en mêlée, dans les ballons portés, sur les percussions axiales, bonifiées par l’essai d’Aguillon en force derrière une série dynamique de pick-and-go.
 
Mais Toulon avait de la ressource. Alors que le public fêtait déjà la victoire à sept minutes de la fin du match, les Varois se remobilisaient, avec Frédéric Michalak entré à l’ouverture à la 68e pour aller chercher l’essai du bonus défensif, ce qu’ils parvinrent à faire à l’ultime minute, une sorte de récompense au vu de la défense qu’ils mirent en place face aux assauts rochelais répétés durant cette partie sans aménité.

 

 

Le fait : Bastareaud, le geste qui sauve

A l’heure de jeu, le centre Botia va percuter Bastareaud qui perce. Au lieu d’arrêter son vis-à-vis, le Fidjien de La Rochelle se met K.-O. tout seul et tombe au sol, inanimé. Alors Mathieu Bastareaud oublie le match, se retourne et se précipite vers son adversaire à terre, le tourne pour le mettre en PLS (position latérale de sécurité), tout en lui enlevant son protège-dents. Dans ce moment délicat, un double geste qui sauve.

 

Le joueur : Aguillon, héros méconnu

Le trois-quarts centre rochelais avait en face de lui deux morceaux de choix : l’immense All Black Ma’a Nonu et le tricolore Mathieu Bastareaud. Pierre Aguillon (28 ans, 1,80m, 90 kg), venu à La Rochelle en provenance d’Oyonnax, cette saison, a été l’homme du match en inscrivant en puissance un essai à la 69e, qui a scellé le succès rochelais. Face à une kyrielle d’internationaux, le marqueur rochelais s’est fait un nom.

 

R.E. @RichardEscot


- 28.02.2016

Bastareaud après RCT-Brive: "Ne pas s'enflammer et continuer à travailler"

La pluie, le vent et le froid n'ont pas empêché les Toulonnais de remporter la victoire face à Brive (44-15). Mathieu Bastreaud est satisfait : "Bernard nous avait demandé de jouer dans leur camp et on s'est senti en confiance."

Bastareaud apre`s RCT-Brive Ne pas s'enflammer et continuer à travailler - vidéo Dailymotion - Google Chrome
Photo Sophie Donsey

"le match d'Oyonnax nous a quand même un peu boosté. On s'est senti bien sur ce match et on a tenté... Le trois-quart reste cependant vigilant : On a un gros déplacement à La Rochelle, on a vu comment ils ont reçu Toulouse donc fautb pas s'enflammer, c'est bien ce qu'on fait, il faut continuer à travailler...".


- 27.02.2016

RUGBY | TOP 14

Face à Brive, un Toulon tout-terrain

Second succès bonifié de rang pour le RCT, qui s'installe en haut du classement et semble armé pour jouer par tous

«Je n’étais pas préparé à ça», se marre Mathieu Bastareaud à la sortie des vestiaires du stade Mayol, à la suite de la victoire de Toulon face à Brive (44-15). Le centre international du RCT ne s’attendait pas à toucher autant de ballons hier après-midi. La raison ?
Un doute planait sur la tenue de la rencontre. Le département du Var était placé en vigilance orange, de fortes pluies et des vents violents (à près de 100 km/h) étaient attendus. À une heure et demie du coup d’envoi, M. Marchat, l’arbitre de la rencontre, a mis fin au suspense : «On joue !» Mais pour être tout à fait honnête, au regard des rafales de vent et du terrain gras, on s’attendait à voir une bouillie de rugby. Et ce fut «un bon match», selon Mathieu Bastareaud.
 
Le manager Bernard Laporte avait demandé à son équipe de jouer dans le camp briviste. La charnière Pélissié - Taylor s’est chargée à merveille de mettre le CAB sous pression. «Les chandelles étaient la meilleure solution», glisse le demi de mêlée du RCT, Jonathan Pélissié. Elles ont mis à la faute les Brivistes et l’une d’elles est à l’origine de l’essai de Delon Armitage (40e). L’autre satisfaction : «Le RCT a réussi à développer son jeu», dixit Mathieu Bastareaud. Malgré un ballon glissant, le triple champion d’Europe a récité son rugby. Cinq des six essais varois en sont la parfaite illustration.
 
Le premier passe par une touche suivi d’un groupé-pénétrant et se termine en essai de pénalité (10e). Idem avec celui inscrit par Romain Taofifenua en seconde période (50e). Le second se construit encore sur une touche bien maitrisée, une charge dévastatrice de l’omniprésent Taofifenua dans l’axe et se conclut en bout de ligne par Tuisova, après une magnifique sautée de Nonu (16e). Si Taylor doit son essai à sa vista (voir ci-dessous), le dernier essai du récital toulonnais est cette fois l’œuvre d’une transversale millimétrée de Quade Cooper à destination de son compatriote Drew Mitchell. L’ailier australien se débarrasse de deux derniers défenseurs grâce à sa puissance (75e).


- 19.02.2016

 

Rugby - RCT : Chelsea, OM… Les confidences de Mathieu Bastareaud sur le PSG !

Dans une interview accordée au site du club de Toulon, Mathieu Bastareaud est revenu sur la prestation du PSG en Ligue des Champions. Le joueur du RCT qui a également évoqué la domination des Parisiens en Ligue 1.

Ce mardi, le PSG s’est imposé face à Chelsea (2-1) en Ligue des Champions. Une rencontre suivie par de nombreuses personnes et notamment des sportifs. C’est le cas de Mathieu Bastareaud. Le joueur de Toulon avoue ainsi : « Petit score mais c’était un match de gros niveau quand même. C’était un beau match avec une grosse intensité. J’ai apprécié, surtout le résultat. Maintenant, il reste à finir le beau travail accompli à Londres ».

« Il ne faut pas trop chatouiller Bernard »

Mathieu Bastareaud a ensuite été questionné sur sa présence ou non au match retour à Londres. L’international français a ainsi ironisé : « Bernard, il ne faut pas trop le chatouiller en ce moment. Je ne lui demande rien du tout, sinon on risque de ne plus trop me voir jouer cette saison si je lui demande de partir à Londres (rires). D’abord, on va essayer de gagner les matches qui vont arriver, et après on pourra demander des faveurs. Mais là, ce n’est pas le moment de lui demander quoi que ce soit ». Le joueur de Toulon qui a également évoqué la domination du PSG en Ligue 1 : «  Pour les équipes derrière, c’est un peu plus compliqué. À part Marseille lors du clasico qui a été bon, il faut le dire, mais le reste ça ne suite pas trop. Je ne suis pas un expert du football, mais de ce que je vois, c’est compliqué. Après, c’est bien qu’il y ait une équipe comme ça en France, ça faisait longtemps qu’on en attendait une depuis Lyon. Mais c’est bien ».


- 03.02.2016


- 25.01.2016

 


- 18.01.2016


RUGBYCOUPE D'EUROPE

Coupe d'Europe : devant les Wasps, à Mayol, Toulon s'impose in extremis

Excellente défense des Wasps, dimanche, à Mayol, face à Toulon. (L'Equipe)

Dimanche, à Mayol, avec un essai signé Drew Mitchell au-delà du temps réglementaire, Toulon l'a emporté de justesse, 15-11, devant les Wasps, et reste en course pour un quart de finale.

Le match : 15-11

Durant tout le temps réglementaire, à Mayol, Toulon a souffert pour se sortir de l’emprise des Wasps. Il y eut bien très tôt cette contre-attaque, avec passe au cordeau de Ma’a Nonu pour son ailier Josua Tuisova, lequel filait et débordait pour trouver Quade Cooper pour le premier essai (13e) de ce match serré. Mais c’était insuffisant.
 
Malgré un carton jaune (G. Smith, 22e, pour obstruction), les Wasps tinrent Toulon longtemps en respect. Les deux équipes alternaient les temps forts en seconde période, mais les défenses, bien organisées, l’emportaient sur les attaques. Frédéric Michalak manquait deux buts de pénalité faciles (60e, 67e) tandis que Jimmy Gopperth réussissait le sien (63e, 8-6).
 
Toulon n’était pas à l’abri d’un contre, et c’est exactement ce qu’il advint : le centre Daly déposait ses vis-à-vis Bastareaud et Nonu par deux crochets, et deux passes plus tard, le troisième-ligne centre Thompson marquait en coin (71e, 8-11). Un coup de froid tombait sur Mayol ! Puisant dans ses ressources, le RCT tentait un ultime baroud : Nonu lançait Mitchell qui prenait l’intervalle, cassait un plaquage et marquait en bonne position un essai (80e) transformé par Michalak.

Comme la minute au-delà du temps réglementaire durant laquelle Toulon multiplia les passes et les temps de jeu devant l'en-but anglais pour trouver la faille et l'emporter sur le fil.

Le joueur : Michalak tirebouchonne

Deux buts de pénalité à tenter en seconde période, sur les temps forts du RCT. En moyenne position, à la 60e et à la 67e, Frédéric Michalak, entré à la 51e en remplacement de Quade Cooper, auteur du premier essai varois (13e), avait six points au bout de son pied droit. Et les deux fois, il a échoué (même s'il a passé la transformation, moins décisive, en fin de match). Deux coups de pied tirebouchonnés qui faillirent coûter très cher aux Toulonnais.


- 16.01.2016

 

Bastareaud: "Les sifflets de Mayol m’ont agacé"

Chouchou du public de Mayol, Mathieu Bastareaud, qui vient de prolonger de 5 ans son contrat à Toulon, ne se gêne pas pour dire ses vérités aux supporteurs.Chouchou du public de Mayol, Mathieu Bastareaud, qui vient de prolonger de 5 ans son contrat à Toulon, ne se gêne pas pour dire ses vérités aux supporteurs. (ICON SPORT)
Par Sylvain Labbe

Entre deux matches couperet de Champions Cup, c’est un Mathieu Bastareaud revanchard qui, dimanche, à Mayol (16h15), défiera les Wasps, soucieux à la fois d’effacer la claque du match aller. Mais aussi de répondre au public toulonnais, dont le trois-quarts centre n’a pas compris l’attitude critique lors de la dernière victoire face à Bath.   

Mathieu Bastareaud n’a pas aimé. Et quand « Basta-Rocket » a quelque chose sur le cœur, qui le chagrine, il ne se prive pas pour le dire. Face à Bath, le week-end dernier, la victoire de Toulon (12-9), aussi précieuse soit-elle, fut loin de satisfaire sur la forme le très connaisseur public de Mayol, qui ne s’est pas gêné lui non plus, malgré le résultat final, pour exprimer son peu de goût pour la copie rendue par ses protégés. A travers des sifflets nourris, notamment adressés à un Quade Cooper une nouvelle fois emprunté, qui ont remplacé les journaux lancés pour saluer les victoires fleuve qui faisaient l’ordinaire des dernières saisons.

 


- 10.01.2016

CHAMPIONS CUP

Toulon encore en vie malgré d'énormes sueurs froides

COUPE D'EUROPE - Bousculé et malmené par Bath, le RCT l'a tout de même emporté dans une rencontre à suspense (12-9). Les Toulonnais peuvent pousser un énorme ouf de soulagement grâce à ce court succès qui leur permet de rester en course pour la sualification.

Le résultat est au rendez-vous et c'est bien là l'essentiel. Toulon a préservé ses chances de qualification en quart de finale de Champions Cup en l'emportant au terme d'un match très compliqué face à Bath dimanche (12-9). Fortement malmenés, les Rouge et Noir n'ont mené qu'à partir de la 76e minute, après la pénalité de la gagne de Frédéric Michalak. A deux journées de la fin de phase de poules, le RCT est revenu à deux points des Wasps, qui se rendra à Mayol dans une semaine.

 

 

Déjà dans le dur pour battre Pau (21-17) il y a une semaine, les joueurs de Bernard Laporte ont éprouvé de grandes difficulté à apporter de la continuité dans leur jeu. Souvent à l'arrêt, ils ont été contraints de rendre le ballon au pied et de subir les offensives anglaises. Le Rugby Club Toulonnais n'a pas vraiment montré qu'il n'y avait pas de "Giteau dépendance". Titularisé à l'ouverture, Quade Cooper a encore été décevant, avec beaucoup d'imprécisions et de mauvais choix. S'appuyer sur un 10 avec ce rendement était forcément handicapant.

 

 

 

Sauvés par une défense de fer

 

La donne a légèrement changé quand Frédéric Michalak a fait son entrée à la pause, Cooper passant à l'arrière pour compenser la sortie sur blessure de O'Connor. Le désormais ex-international français, qui n'avait pas rejoué depuis la déroute face aux All Blacks lors de la Coupe du monde, a été plus convaincant dans le jeu. En plus d'avoir été précis au pied dans le money time, prenant le relais d'Eric Escande. Il a été impliqué dans les rares offensives avec de la vitesse, mais trop régulièrement avortées à cause de fautes de main.

 

 

En échec en attaque et en difficulté en conquête pendant une bonne partie du match, le RCT s'en est remis à sa défense. Fortement sollicitée, elle a tenue bon avec une grosse activité dans les rucks des avants. A l'image d'un Juan Martin Fernandez Lobbe qui a gratté un nombre incalculable de ballons et de pénalités. Il a bien fallu cela pour stopper Bath, très dangereux aux 68e et 73e minutes. Les Toulonnais peuvent encore espérer conserver leur titre européen mais n'ont pas vraiment rassuré. Il leur faudra être plus complets lors des deux prochaines journées qui seront là encore des finales, contre les Wasps et à Bath. Encore deux semaines et le verdict sera connu.

Rugbyrama - Nicolas Sbarra - 10/01/2016

- 04.01.2016

Bastareaud, Trinh-Duc, Fofana ou Clerc... Novès explique ses premiers choix en 5 déclas

XV DE FRANCE - La semaine passée, Guy Novès a livré sa première liste avec plusieurs choix forts. La non-sélection de Bastareaud mais également le rôle de Fofana ou Trinh-Duc, il a tout expliqué en détail.

Mardi dernier, le nouveau sélectionneur du XV de France, Guy Novès, a dévoilé sa première liste. Trente joueurs appelés pour passer ce lundi à Marcoussis afin de faire une première prise de contact avec le nouveau staff des Bleus. Mercredi, le plus beau palmarès du rugby français donnera une seconde liste de trente pour une nouvelle journée au CNR lundi 9 janvier. Dans les colonnes de Midi Olympique, il est revenu sur le cas de plusieurs joueurs dont Mathieu Bastareaud, François Trinh-Duc, Wesley Fofana ou Vincent Clerc. Mais il a aussi précisé : La porte n'est fermée à personne.

 

 Il ne s'agissait pas de passer un coup de balai pour passer un coup de balai

 

Si l'ère Philippe Saint-André s'est terminée avec un traumatisme consécutif à la claque reçue contre les All Blacks en quart de finale de la Coupe du monde (62-13), Guy Novès n'a jamais caché son envie de ne pas tout jeter des dernières années. Une nouvelle fois, il réitère ses propos à ce sujet et explique d'ailleurs qu'il n'y aura pas beaucoup de changements dans la seconde liste. Le but est de découvrir les joueurs, précise-t-il avant d'annoncer que Camille Chat devrait faire partie de la prochaine liste. Le talonneur du Racing (20 ans) est très en vue en ce début de saison, ayant profité de l'absence de Dimitri Szarzewski, parti au Mondial, pour accumuler du temps de jeu et aligner les bonnes performances. 

 

 

 

 Ne pas convoquer Mathieu Bastareaud n'est pas un choix symbolique. Simplement, nous avons peut-être l'intention de pratiquer un rugby différent de ces dernières années

 

L'absence de Mathieu Bastareaud, le trois-quarts centre toulonnais (27 ans, 39 sélections), est l'une des plus grandes surprises de la première liste. Sous PSA, le Parisien d'origine était l'un des cadres de l'équipe de France. Ce n'est pas non plus une question de forme du moment, se justifie Novès. Il reste un joueur dont on connaît le potentiel, sa-non convocation ne signifie pas qu'il est complètement à l'écart. A moins que celui-ci ne fasse évoluer son jeu, son avenir en Bleu semble se compliquer sérieusement.

 

 Wesley est peut-être LE joueur incontournable du XV de France

 

Joueur essentiel chez les Bleus depuis 2012, le centre clermontois, Wesley Fofana (27 ans, 39 sélections) séduit également le nouveau sélectionneur et son staff. Ses qualités sont telles qu'il est capable de les exploiter à n'importe lequel des deux postes, qu'il évolue au centre ou à l'aile..., ajoute-t-il dans le bi-hebdo. Une polyvalence qui avait déjà plu à Saint-André. Il avait d'ailleurs été titularisé à six reprises à l'aile en équipe de France. La dernière fois, c'était en février 2013. 

 

 

 

 J'aimerais voir François Trinh-Duc intégrer un projet. Ou du moins voir s'il peut entrer dans ce projet 

 

Sélectionné pour la première fois en février 2008 pour un Ecosse-France du Tournoi des 6 nations, l'ouvreur de Montpellier (et futur de Toulon), François Trinh-Duc, a connu depuis une histoire en dents de scie avec l'équipe nationale. Pas retenu dans le groupe lors de la dernière Coupe du monde, il est actuellement blessé à un tibia et espère faire son retour à temps pour le Tournoi. Ce qui n'a pas empêché Guy Novès de le convoquer. Je voulais par cette marque de confiance lui signifier que nous comptons sur lui pour les quatre années à venir.

 

 (A propos de Clerc) Sur la durée, au vu de son âge, cela peut paraître compliqué. Mais pour un Tournoi, si le besoin s'en fait ressentir, pourquoi pas ?

 

Du haut de ses 67 sélections et malgré ses 34 ans, l'ailier toulousain Vincent Clerc n'a pas dit encore son dernier mot. Il y a quelques mois de cela, il nous confiait son envie de retrouver le maillot frappé du Coq (sa dernière cape remonte à 2013, ndlr). Depuis 2002, l'ancien joueur de Grenoble et Guy Novès ont noué des liens particuliers, ayant gagné ensemble de nombreux titres. Clerc est même devenu entre temps le gendre du nouveau sélectionneur. De là à appeler celui qui est le deuxième meilleur marqueur de l'histoire du XV de France (derrière Blanco) et du championnat (derrière Arbo) ? Aujourd'hui, il fait partie des meilleurs ailiers français [...] Je pense connaître suffisamment bien Vincent pour ne pas avoir à le faire venir à des rendez-vous comme celui de lundi.


- 03.01.2016

RUGBYTOP 1412E J.

Top 14 : Toulon a souffert pour s'imposer face à Pau

Après sa défaite à Toulouse, Toulon s'est relancé mais laborieusement. (F. Faugère - L'Equipe)

Toulon a battu Pau (21-17), dimanche, lors de la 12e journée du Top 14. Mais les champions d'Europe ont peiné pour l'emporter.

Le match : 21-17

 

Toulon a signé sa septième victoire de la saison en Top 14 mais pas sa plus convaincante, une semaine après la correction subie à Toulouse (31-8). Après avoir été bousculés en première période, les Varois ont retrouvé plus de sérénité, en inscrivant deux essais coup sur coup. Mais la Section paloise n’a jamais abdiqué et est restée menaçante jusqu’au bout.

Lors des quarante premières minutes du match, c’est elle qui a produit les meilleures séquences de jeu. Toulon, en manque d’agressivité, a toutefois su faire preuve d’efficacité, marquant un premier essai par James O’Connor, son ailier australien, superbement servi par une longue passe de Quade Cooper (26e). A la pause, le RCT menait (11-3). La marque s’est corsée au retour des vestiaires.

Konstantin Mikautadze a conclu en bout de ligne une action collective (50e). Puis O’Connor a signé un doublé (55e), permettant à Toulon de mener 21-3. L’expérience et la force des Varois semblaient faire la différence. Mais, sitôt le deuxième essai de James O’Connor inscrit, Conrad Smith, champion du monde avec les All Blacks, a surpris ses adversaires toulonnais sur une action individuelle et a réduit le score (21-10, 57e). Et un essai de pénalité, accordé aux Palois après une mêlée proche de l’en-but, (75e) a donné des sueurs froides à Toulon. Mais le triple champion d’Europe en titre a finalement tenu bon. Pau s’est consolé, en repartant avec le point de bonus défensif.

 

 

L'action : l'essai de Conrad Smith

Si Toulon a marqué plus d’essais, c’est cependant celui de Conrad Smith qui a été le plus spectaculaire. A l'entrée des vingt-deux mètres adverses, dans l'axe, Thibault Daubagna, le demi de mêlée, a servi le trois-quarts centre néo-zélandais. Celui-ci a d’abord réalisé une feinte de passe entre Alexandre Menini et Ma’a Nonu, avant de déborder Bryan Habana et de marquer. Superbe. C'est le premier essai marqué par Smith sous les couleurs de la Section paloise depuis son arrivée, au mois de décembre.

 

La déclaration : Mermoz : «Un pétard mouillé»

Maxime Mermoz (centre de Toulon, au micro de Canal Plus) : «Nous avons loupé le feu d’artifice. A la place, il y a eu un pétard mouillé. On a marqué super tôt et on sentait qu’on pouvait prendre le dessus. Notre mêlée était bonne, mais la conquête a été difficile. Et nous n’avons pas été très créatifs. Ensuite il y a eu une deuxième mi-temps morose. Ça a été le minimum syndical.»


- 01.01.2016

Beaucoup de bons moments en 2015....Bonne Année / Happy New Year / Feliz Año Nuevo / Bon Lanné / Akemashite Omedetô Gozaimasu


- 24.12.2015

Joyeux Noël/Merry Christmas/Feliz Navidad/Jwayé Nwèl/Merii Kurisumasu


- 19.12.2015

 

L'essai d'Etrillard (Toulon) face au Leinster - 19 décembre 2015 - AFP
 
 

Leinster - Toulon (16-20) - Toulon a agi en champion... mais aura quand même un petit regret

CHAMPIONS CUP - Contré durant 50 minutes par des Irlandais sans complexe, Toulon a fait parler sa puissance brute pour s'imposer au Leinster (16-20). Un succès précieux qui relance le RCT dans la poule 5 mais qui aurait pu être bonifié si la fin de match avait été parfaitement maîtrisée.

Parce que même au pied du mur, Toulon reste Toulon, le voilà toujours en vie dans cette Coupe d'Europe ! Obligé de s'imposer à l'Aviva Stadium pour ne pas voir ses chances de qualification réduites à peau de chagrin, le RCT a réussi un véritable coup de force (16-20). Mené 16-5 à la pause, les partenaires de Matt Giteau ont sonné la révolte après la pause, privant totalement leur adversaire du ballon. Un succès rendu possible par l'apport du banc varois devant, avec un essai de pénalité (59e) et un autre pour le talonneur remplaçant Anthony Etrillard (65e). Le triple champion d'Europe en titre revient de loin !

Bernard Laporte avait prévenu cette semaine, son équipe devrait répondre présente dans le combat pour espérer. Il avait notamment responsabilisé sa deuxième ligne et a dû en cela être déçu de Romain Taofifenua, dont la deuxième faute de main dans le premier quart d'heure est à l'origine du contre menant au seul essai irlandais de la partie (18e). En première période, Toulon ne ressemblait d'ailleurs pas à l'équipe de très haut niveau qu'elle peut être un soir de Coupe d'Europe. Des fautes de main, du déchet sur les tirs au but… même le maillot de Bastareaud, non floqué, n'était pas digne d'un champion d'Europe.

Le Leinster asphyxié après la pause

Quels ont été les mots de Bernard Laporte dans le vestiaire ? Toujours est-il qu'en modifiant une bonne partie de son cinq de devant et surtout ses piliers tôt dans la partie (48e) l'ancien sélectionneur a changé le cours du match. Le renouveau du RCT est passé par sa mêlée, redevenue dominatrice. Étouffé, asphyxié, le Leinster n'a pratiquement pas vu le ballon durant la dernière demi-heure. Après avoir été sauvée deux fois par l'arbitrage vidéo dans la même minute (57e), la formation de Jonathan Sexton, encore très quelconque ce samedi soir, s'est écroulée sur elle-même. Deux essais en l'espace de cinq minutes, toujours consécutifs à une épreuve de force, qui ont remis Toulon sur les rails du succès.

Isa Nacewa (Leinster) face à Duane Vermeulen (Toulon) - 19 décembre 2015
Isa Nacewa (Leinster) face à Duane Vermeulen (Toulon) - 19 décembre 2015 - Icon Sport

À peu de choses près, Mamuka Gorgodzetransformait même ce très bon résultat en coup parfait avec un bonus offensif, mais l'arbitrage vidéo était décidément peu enclin aux cadeaux de Noël avant l'heure (79e). Avec leur victoire à Bath, les London Wasps seront durs à déloger de leur première place. Toulon se livrera donc a priori un duel à mort face au club du sud-ouest de l'Angleterre pour décrocher une des trois meilleures deuxième place. Il n'est plus à un défi près.


- 18.12.2015

RUGBY

Bastareaud: «J'espère avoir ma chance» 

  PAR ARNAUD RAMSAY, À TOULON. PHOTOS PATRICK GHERDOUSSI
(L'Equipe)

À 27 ans, Mathieu Bastareaud vient de resigner pour cinq années à Toulon. Ses tractations avec le Racing 92, sa Coupe du monde frustrante, sa future saison au Japon... Le centre international ne s'échappe pas.

 

Le temps d’un déjeuner léger dans un restaurant sur les plages du Mourillon pour cadre de l’entretien, Mathieu Bastareaud a laissé Luffy dans son appartement du cap Brun. Son bouledogue anglais d’un an et demi et de 21 kilos, dont le nom évoque le héros du manga japonais One Piece, prend l’air quatre fois par jour. « Comme je dors peu, je me lève tous les jours à 6h30, je le réveille et je le promène. Ça me détend », sourit-il. Deux jours plus tôt, il a annoncé à son président qu’il souhaitait s’inscrire dans la durée au sein du club avec lequel il a été triple champion d’Europe et soulevé un Brennus. Alors que la séance photo touche à sa fin, voilà que Ma’a Nonu s’approche de l’eau. Le double champion du monde aux 103 sélections va se baigner avec ses enfants. « Il est fou : l’eau doit être à 14 °C. Mais en Nouvelle-Zélande, ils ont l’habitude », glisse le Guadeloupéen à scooter (il n’a pas le permis), qui chambre le All Black pour son short « Droit au but » made in OM quand lui soutient le PSG. Pas question pourtant de retourner à Paris une fois sa carrière terminée. « J’aimerais m’établir dans la région. Je compte aussi créer une association qui viendrait en aide aux enfants en difficulté. J’ai envie de m’investir. » 

Avez-vous hésité à prolonger l’aventure toulonnaise ?
J’ai pris le temps de la réflexion. Je ne tenais pas à être parasité pendant la Coupe du monde. J’avais prévenu que je voulais la disputer tranquillement et que les discussions démarreraient ensuite. Dès mon retour, forcément, Mourad Boudjellal a souhaité qu’on en discute. Nous avons déjeuné comme maintenant au Lido, au bord de la plage. Il était avec sa femme, moi avec mon agent. J’avais des questions. Non pas sur les ambitions du club ou le recrutement, mais sur son évolution.

C’est-à-dire ?
Au-delà des stars qui débarquent tous les six mois, j’avais besoin de vérifier que, si Toulon voulait basculer définitivement dans une autre dimension, le club était prêt à investir dans les infrastructures. Toulouse et Clermont l’ont fait, le Racing aussi. J’étais curieux de connaître la direction empruntée. En un mot, le projet. Pour continuer de grandir, il faut mettre les moyens, et pas seulement sur les joueurs. Je ne parle pas du stade : Mayol est un monument de la ville et le restera. Je songe aux améliorations à apporter au niveau du médical ou du matériel pour la récupération, comme la cryothérapie ; ça n’existe pas ici et cela manque. Observer les grosses écuries du Championnat se doter de tels outils fait réfléchir.

En réalité, vous avez fait passer un entretien de motivation à Mourad Boudjellal !
Ce rendez-vous, je l’avais préparé. J’avais noté sur mon calepin les points à aborder, comme le staff, le médical ou les infrastructures. Et je les avais appris par cœur. Quelque part, oui, je l’ai interviewé ! Il a été surpris d’être sous le feu des questions. Mais, pour moi, c’était rassurant. Il a été convaincant dans ses réponses, n’a pas tourné autour du pot ou essayé de m’endormir. Mourad, quoi… L’aspect financier n’a pas été abordé car cela n’entrait pas dans ma réflexion. Le rugby me permet de très très bien vivre mais je n’ai jamais pratiqué ce sport pour l’argent. J’avais reçu sur ce plan des offres plus intéressantes de l’étranger. Les Wasps et Bath ont formulé des propositions. Les deux clubs anglais voulaient me rencontrer durant le Mondial : j’ai refusé car ce n’était pas le bon moment.  

« La perspective de remonter à Paris m'a traversé l'esprit » 

Le Racing 92 aussi s’est montré intéressé.
Oui. La perspective de remonter à Paris m’a traversé l’esprit. Le Racing est un concurrent sérieux au titre, une équipe ambitieuse, avec un centre sportif de qualité, un stade qui sera exceptionnel, un recrutement intelligent. Une nouvelle histoire va s’écrire. J’ai rencontré à sa demande Jacky Lorenzetti. Il m’a invité à dîner fin novembre au Sous Bock, un pub du Ier arrondissement que j’ai beaucoup fréquenté. Je ne le connaissais pas et j’ai apprécié l’homme et son discours. Laurent Labit (le coentraîneur, avec Laurent Travers) était présent. Tout cela m’a amené à réfléchir. J’ai pesé le pour et le contre. J’en ai discuté en famille avant de me décider.

Et alors ?
Je suis arrivé de Paris (en 2011), j’étais un gamin. À Toulon, je suis devenu un homme. J’ai remporté beaucoup de titres et le fait que le RCT recrute régulièrement de fortes pointures te remet naturellement en question. La concurrence ne m’a jamais fait peur ; au contraire, elle me stimule. Je l’ai toujours connue et je pars du principe que seul le meilleur joue. À Toulon, j’ai trouvé un équilibre. Je me sens bien ici, tout est réuni. Mais il me fallait des réponses. La devise du club depuis cet été est « Ici, tout est différent ». C’est tellement vrai, avec la signature régulière de joueurs, Diego Dominguez qui va arriver comme manager, Bernard Laporte en campagne pour la FFR et donc moins présent, Steve Meehan frais entraîneur des lignes arrière, que je ne connaissais pas. Bref, beaucoup d’interrogations, avec en plus des résultats compliqués. Une fois rassuré sur la clarté du projet du RCT, j’ai tranché. J’ai aussi apprécié que jamais le club ne me mette la pression pour me décider vite.

Comment s’est matérialisée l’annonce de votre prolongation ?
Cela a traîné un peu. Nous avions du mal à accorder nos emplois du temps. Une fois, Mourad Boudjellal a annulé le rendez-vous au dernier instant car il devait soutenir Christian Estrosi en campagne. J’ai été vexé, genre : « Je ne suis pas une priorité alors il va attendre... » Comme on s’aime bien, on a trouvé un moment. Le 30 novembre, je ne m’entraînais pas car j’avais mal au genou. Je l’ai croisé dans la cahute au bord du terrain. Et, tout simplement, je lui ai annoncé : « Président, tu vas devoir me supporter encore quelques années. »

 
 
Sur la plage, Bastareaud rencontre Ma?a Nonu, venu se baigner en famille. Le centre néo-zélandais est arrivé au RCT après son second titre mondial. (Photo Patrick Gherdoussi) (L'Equipe)Sur la plage, Bastareaud rencontre Ma?a Nonu, venu se baigner en famille. Le centre néo-zélandais est arrivé au RCT après son second titre mondial. (Photo Patrick Gherdoussi
 
 

Dans votre nouveau contrat, une clause vous autorise une pige de six mois en Top League, le Championnat japonais, et à jouer le Super Rugby, qui opposera à compter de 2016 dix-huit franchises, argentines, néo-zélandaises, australiennes, sud-africaines et japonaises.
C’est ce que je voulais. Nous n’avons même pas bataillé dessus. Le président a juste demandé à être prévenu avant, afin de s’organiser. Je pense que j’irai au Japon dans les deux années qui viennent. C’est une expérience à vivre. J’en ai envie, même si cela dépendra aussi du quinze de France, si je rentre ou pas dans les plans du nouveau sélectionneur. Je ne suis jamais allé dans ce pays mais il me fascine, pour ses traditions, sa culture. J’ai toujours voulu le découvrir, moi qui ai grandi avec l’univers des mangas et leurs dessins animés. Là-bas, les grosses entreprises possèdent les clubs. Certes, ce ne sera pas Mayol tous les samedis, mais j’ai envie de me confronter à leur façon de travailler, très différente. Les joueurs passent des journées ensemble, ce sont de gros bosseurs. Certains ont le rêve américain, moi c’est le Japon !

Pourquoi avoir repris immédiatement avec Toulon après le Mondial ?
Dix-huit joueurs du club ont participé au Mondial, pas mal de leaders sont partis, un nouvel entraîneur va arriver. J’avais envie d’être là au plus vite pour cette saison de transition. Mes prochaines vacances sont planifiées : du 22 au 26 décembre en Guadeloupe, en famille. Ce sera court mais il le faut : là-bas, je prends 1,5 kilo par jour !

« Rien qu'en écoutant Ma'a Nonu ou en l'observant, je vais apprendre »

Vous faites la paire au centre de l’attaque avec le All Black Ma’a Nonu, double champion du monde. Vos premières impressions ?
Depuis mes débuts professionnels, je suis gâté à ce niveau-là. Ma’a Nonu vient d’arriver et j’espère que ça se passera bien. Rien qu’en l’écoutant ou en l’observant, je vais apprendre, comme avec Jonny Wilkinson ou Matt Giteau. Face à de telles étoiles, tu te tais et tu écoutes ! Ce type de grand joueur est toujours intrigant. Ils ont une aura, un truc particulier, sans forcément avoir besoin de parler.

Vous aviez déjà croisé Nonu lors du quart de finale de Cardiff. Que reste-t-il de votre première Coupe du monde ? Le plaisir d’y avoir participé ou le souvenir d’une déculottée contre les All Blacks (62-13) ?
Les deux. Je n’oublie pas la joie de représenter son pays, de vivre une expérience de groupe où régnait une solidarité exemplaire, de sortir de la routine du Top 14, de ressentir la pression. Sur le moment, j’ai surtout pensé à ça. Puis, assez vite, on se dit qu’avoir souffert et galéré autant pendant la préparation pour être balayés comme ça, c’est dur. J’aurais toutefois été plus frustré encore si nous avions perdu de un ou deux points.

Là, ce n’était pas vraiment le cas !
Quand tu rencontres les Blacks, tu sais que tu joues les meilleurs. Tout le monde te promet que tu vas en prendre 60 et d’ailleurs c’est arrivé ! Au début, on résiste. On prend alors un essai, puis deux, et ça s’enchaîne. Mentalement, difficile de se relever, de se remotiver et se dire : « On ne lâche rien. » Nous étions impuissants. On attendait tout le temps que quelqu’un prenne la parole ou fasse une action : nous avons été trop attentistes. En plus, les Blacks, sans en avoir besoin, avaient tout pour eux ce soir-là, y compris les rebonds

 
 
Bastareaud lors du quart de finale contre les Blacks où la France s?est fait étriller (62-13). (Photo Andrew Cornaga/Photosport/Panoramic) (L'Equipe)Bastareaud lors du quart de finale contre les Blacks où la France s?est fait étriller (62-13). (Photo Andrew Cornaga/Photosport/Panoramic
 
 

À Cardiff, vous êtes entré à la 61e minute à la place d’Alexandre Dumoulin. Comment avez-vous vécu d’être remplaçant ?
Honnêtement ? Très mal. Je n’avais pas été bon contre l’Irlande, je l’avais reconnu. Mais j’ai eu l’impression d’être un peu le bouc émissaire. Le jeu des trois-quarts a été très critiqué et, d’un coup, j’ai cru que c’était moi le problème. Je l’ai mal pris. Cela s’est vu et ressenti pendant la semaine, où je n’avais envie de parler à personne. J’ai vite compris que je ne commencerais pas le match, voire que je sortirais du groupe. Je sais comment ça fonctionne : quand tu te loupes, tu n’as pas forcément de deuxième chance. J’étais en colère. Mais en colère contre moi. Je suis déçu car j’aurais pu faire mieux.

Étiez-vous également remonté contre Philippe Saint-André ?
Le sélectionneur a fait son boulot. Quand il m’a annoncé que je ne jouerais pas contre les Blacks, je lui ai dit ce que j’avais à lui dire. J’ai exprimé ma vérité, en tête à tête. Il pensait que je n’étais pas l’homme de la situation. J’en avais gros sur la patate mais j’ai respecté son choix.

« PSA en a pris plein la gueule durant tout son mandat. Nous, sur le terrain, sommes tout aussi responsables que lui. Si nous n'adhérions pas, il fallait le dire »

De quelle manière avez-vous vécu les violentes critiques sur PSA et sur le rugby pratiqué par le quinze de France ?
Il en a pris plein la gueule durant tout son mandat. Le jeu a été remis en question. Mais, si le coach a mis un système en place, ce sont nous, les acteurs, qui sommes sur le terrain. Donc tout aussi responsables que lui. Si nous n’adhérions pas, il fallait le dire. Or nous avons subi la situation en nous en accommodant. Il est trop facile de critiquer après et de refaire l’histoire. L’état d’urgence a été déclenché après l’Irlande (défaite 24-9), mais c’était trop tard. Quand tu prends une telle fessée, tu fais profil bas. Analyser les raisons profondes de la défaite n’est pas de mon ressort. Je n’en ai pas la légitimité. Aux dirigeants de diriger, aux joueurs de jouer. J’ai demandé au RCT d’enchaîner pour passer à autre chose. Une semaine après les Blacks, Toulon battait Oyonnax 61 à 3 et je marquais un essai.

Vos prestations durant la Coupe du monde ont été largement commentées. Parvenez-vous à en faire abstraction ?
Cela te revient toujours aux oreilles. Je n’ai pas attendu les analyses des uns et des autres pour connaître mes qualités et mes défauts. Les réseaux sociaux ont pris énormément d’importance. Chacun y donne son avis et pense qu’il est légitime. Cela ne m’intéresse pas forcément. Je ne joue pas au rugby pour plaire aux gens mais pour gagner des matches. Sur le terrain, j’ai rempli le rôle que l’on m’a octroyé, avec la conscience que jouer avec les Bleus engendre une épée de Damoclès au-dessus de la tête, d’où, sur chaque action, la peur de mal faire. Si les gens ne sont pas conquis, tant pis. 

 
 
Ma?a Nonu et Bastareaud ont été associés au centre pour la première fois contre Agen (53-23), le 5 décembre à Mayol. (Photo Pierre Lahalle) (L'Equipe)Ma?a Nonu et Bastareaud ont été associés au centre pour la première fois contre Agen (53-23), le 5 décembre à Mayol. (Photo Pierre Lahalle
 
 

Ce Mondial vous a-t-il changé ?
Il m’a fait grandir. En lisant la presse, j’avais l’impression que nous vivions une torture. Or ce furent de beaux moments. Je reverrai les mecs dans dix ans avec plaisir. Nous avons vécu des choses fortes, des séances physiques intenses qui créent des liens.

À 27 ans et 39 sélections, avez-vous envie de continuer en bleu ?
Oui. La motivation est intacte. Le nouveau staff va sans doute s’appuyer sur des nouveaux joueurs. Mais j’ai envie de faire partie de l’aventure. J’espère avoir ma chance. Si toutefois le sélectionneur estime que je ne rentre pas dans ses critères, je l’accepterai. Je ne connais pas Guy Novès mais 10 Brennus avec le Stade Toulousain... ça parle pour lui. Je serai attentif à sa première liste. Cela passe d’abord par être performant à Toulon.

Après le Mondial, vous avez changé de look, adoptant des tresses. Vous restez une victime de la mode…
Et j’assume. J’aime bien changer de tête. Ma mère ayant des talents de coiffeuse, elle s’est lancée là-dedans, descendant à Toulon s’occuper de moi. Cela a fait réagir sur les réseaux, ce qui ne cesse de me surprendre : après tout, ce ne sont que des cheveux ! Je me suis aussi fait faire un nouveau tatouage, au mollet droit.

Vous êtes le cousin de William Gallas, vice-champion du monde de football en 2006 et présent quatre ans plus tard à Knysna. Quel regard portez-vous sur les frasques des Bleus, dont sextape et chantage constituent les derniers avatars ?
Dès lors que les politiques s’en mêlent, ce qui a été le cas, ce n’est plus du sport. Ce que j’ai lu est digne de Closer et Public. Cela me semble surréaliste. Dans le football, plus rien ne me choque. Mais je ne porte pas de jugement. Dans le rugby, on aime bien parler valeurs et esprit d’équipe. Tout ça, c’est bon pour les spots de pub. Je ne vois pas en quoi l’esprit rugby serait meilleur que les autres. 


- 17.12.2015

TOULON : BASTAREAUD « ÉCOUTE, OBSERVE ET APPREND » DU MAÎTRE NONU

L’arrivée de Ma’a Nonu à Toulon représente une chance énorme pour Mathieu Bastareaud, qui en apprend tous les jours au côté du centre néo-zélandais, l’une des références mondiales à son poste.

 

Mathieu Bastareaud et Ma’a Nonu ont joué deux matchs ensemble au centre de l’attaque de Toulon, contre Agen (53-23) et le Leinster (24-9) le week-end dernier. Evidemment, leur complémentarité reste à faire et le Néo-Zélandais a encore besoin de s’intégrer dans l’effectif du RCT. Si le All Black, référence mondiale à son poste, suit les conseils de son coéquipier pour s’adapter aux systèmes de jeu, Bastareaud est en leçon permanente.

« Forcément c’est impressionnant, a reconnu l’international tricolore dans un entretien accordé à Sud Radio. Comme je le dis depuis le début de ma carrière, mais aussi depuis que je suis à Toulon, j’ai la chance de côtoyer de très grands joueurs. Là, j’ai la chance de jouer avec ce qui se fait de mieux au poste de centre. Alors j’observe, j’écoute et j’apprends du maître. »

« Il est bien dans ses baskets. Il a l’air cool. Il y a la barrière de la langue. Comme il ne comprend pas trop le français, ce qui peut se dire sur lui ne l’atteint pas trop, a poursuivi Bastareaud, à propos de quelques critiques adressées à Nonu après deux premiers matchs moyens. Après personne au club ne lui met la pression. Il vient juste d’arriver donc forcément il y a un temps d’adaptation. D’autres ont dû attendre un an avant de s’adapter. J’espère que ce ne sera pas le cas pour lui. Mais il n’y a pas de soucis à se faire. »

Ce duo particulièrement physique semble avoir les faveurs de Bernard Laporte, qui souhaite clairement installé Nonu dans la peau d’un titulaire. Ce qui ne ferait évidemment pas les affaires de Maxime Mermoz, autre centre du groupe. L’ancien Perpignanais pourrait demander à quitter le club si son temps de jeu est jugé insuffisant.

 

 
 

RCT TEAM 2015/2016 - 17.12.2015


- 13.12.2015

Coupe d'Europe : Face au Leinster, Toulon assure l'essentiel

L'ailier Bryan Habana en plein action face au Leinster, dimanche, à Mayol. Photo: Alain Mounic (L'Equipe)

Deux essais à rien, Toulon prend le meilleur sur la province du Leinster, dimanche à Mayol, 24-9. Troisième défaite d'affilée pour les Irlandais, éliminés de la course aux quarts de finale.

Le match : 24-9

Victoire laborieuse de Toulon, pris dans les phases de conquête et de combat, incapable de bousculer un adversaire solide en défense, bien organisé, précis dans le jeu au sol. Mais victoire quand même, 24-9, privant le Leinster du bonus défensif. Le pack varois a beaucoup poussé, construit des percussions et surtout des ballons portés, mais trop de maladresses vinrent polluer ces initiatives frontales. Jusqu’à l’ultime minute où, pour la troisième fois en supériorité numérique, les Varois inscrivirent in extremis leur deuxième essai (80e).
 
L’ex-centre des All Blacks, Ma’a Nonu, qui avait trouvé ses débuts difficiles, ne sera pas content de sa performance, cette fois-ci encore. Elle a été médiocre, et on a davantage vu son vis-à-vis, l’international Luke Fitzgerald. Pris dans les rucks, contrés en touche, les Toulonnais ne sont pas parvenus à transformer le jeu. Ils n’ont jamais pris assez de vitesse pour lancer leurs combinaisons, pour accélérer le mouvement, comme ils savent le faire. La faute à la bonne défense irlandaise, très en pointe et inversée.
 
Heureusement, le demi de mêlée varois Eric Escande a été une fois de plus précis au pied, auteur de quatre buts de pénalité, dont trois en seconde période, alors que les deux équipes avaient viré à la pause quasiment au coude à coude, 10-9 pour Toulon. L’essai de Stefon Armitage au gong apporte un peu de baume dans les cœurs toulonnais. En attendant le match retour.

 

Le chiffre :

2
 
Comme le doublé du troisième-ligne aile anglais de Toulon, Steffon Armitage, sur un ballon porté (11e) et un fond de touche (80e).
 
 

Le fait : Le Leinster trois fois en jaune

Les Toulonnais se sont trouvés pendant vingt et une minutes en supériorité numérique après les cartons jaunes récoltés par le pilier Cian Healey (coup de poing, 26e), le deuxième-ligne Devin Toner (hors-jeu sur un ruck, 47e) et le deuxième-ligne remplaçant Tom Denton (80e). Mais ils ne sont pas parvenus à faire fructifier cet avantage conséquent. Durant ce quart de rencontre en supériorité numérique, ils n’ont inscrit que deux buts de pénalité et un essai. Alors que le tarif moyen est d’environ dix points par carton.

 

- 05.12.2015

  

Les Toulonnais l'ont emporté (53-23) contre Agen (L'Equipe)

Les Toulonnais l'ont emporté (53-23) contre Agen (L'Equipe)

Le match : 53-23

Au moins les Agenais ont-ils joué leur chance à Mayol, contrairement à de nombreux autres visiteurs. Certes, le RCT est entré péniblement dans la partie, multipliant les petites bêtises qui contrarient son jeu. Ajoutez la sortie rapide de Juan Fernandez Lobbe (25e, blessé au mollet) qui a privé Toulon de son meilleur sauteur en touche. Le RCT avait inscrit ses deux premiers essais après des conquêtes propres. Il a ensuite cafouillé dans les airs.

Agen, organisé, s’est appliqué devant, contrariant le champion d’Europe pendant une mi-temps (17-9). Toulon a alors accéléré, porté par un Guilhem Guirado, alerte après un mois d’absence (côte cassée). Le promu a fini par céder, pour encaisser au total huit essais, mais finissant par en inscrire un deuxième tout à la fin, par Lamoulie.
 
 

Le joueur : Ma'a Nonu à l'image de son équipe

On attendait évidemment les débuts de Ma’a Nonu, la nouvelle étoile toulonnaise. Le double champion du monde néo-zélandais a été à l’image de sa nouvelle équipe : à la peine en première période, bien mieux par la suite. Très peu utilisé au départ, il s’est appliqué en défense. Il a échappé de peu à un carton jaune pour un déblayage appuyé (37e), simplement pénalisé.
 
 
 

Ma'a Nonu avec Mathieu Bastareaud contre Agen (L'Equipe)

 
Il a fallu attendre la 43e minute pour enfin voir en action son duo avec Mathieu Bastareaud, dont le RCT attend beaucoup. C’est justement à partir de là (à 17-9) que Toulon a mis les choses dans l’ordre et s’est appliqué. On a alors vu Nonu sollicité, percutant, assurant des relais. Ovationné à sa sortie à la 71e, remplacé par Anthony Meric, le demi de mêlée de réserve.
 
10
 
Le nombre d'essais dans cette rencontre, dont 8 pour les Toulonnais qui confirment leur statut de meilleure attaque du Top 14.
 
 
 

- 03.12.2015

RUGBY

TOP 14 RCT Mathieu Bastareaud a officiellement prolongé avec le RC Toulon

 
Mathieu Bastareaud porte les couleurs de Toulon depuis quatre ans. (R. Martin - L'Equipe)

Mathieu Bastareaud porte les couleurs de Toulon depuis quatre ans. (R. Martin - L'Equipe)

Comme nous vous l'annoncions mercredi, Mathieu Bastareaud, le centre du RC Toulon, a officiellement prolongé son contrat de cinq années avec le club varois jeudi. Le voilà lié à Toulon jusqu'en 2021. Bastareaud a annoncé la nouvelle avec humour sur son compte Twitter : «Le club va devoir me supporter encore cinq ans» !
 
 
 

- 01.12.2015

RUGBY HOMMAGE LOMU

Bastareaud :"Quand j'ai vu Lomu, en vrai..."

 MATHIEU BASTAREAUD

"Lomu, c'est le genre de personnage qui te donne envie de jouer au rugby", livre Mathieu Bastareaud.

« Le premier match de rugby que j'ai vu, c'est la finale de la Coupe du monde 1995, Afrique du Sud - Nouvelle-Zélande (victoire des Boks 15-12). Lomu, c'est le genre de personnage qui te donne envie de jouer au rugby. Et puis il y avait, pour moi, un phénomène d'identification. Il n'y avait pas forcément beaucoup de joueurs de couleur à l'époque. Et un Black costaud, c'était beaucoup plus facile pour moi… Je me souviens, je me faisais sa coupe de cheveux, avec la houpette.

On a tous regardé les vidéos de Lomu sur You Tube. Et j'ai joué à la PlayStation : Jonah Lomu Rugby. Tu devais tout gagner pour avoir une équipe spéciale avec quinze Lomu. Il y avait alors peu de jeux de rugby et on se régalait avec celui-là. 

Je l'ai croisé autour d'un match de l'équipe de France. On faisait des relations publiques. (Il se reprend.)C'était la deuxième fois que je le voyais en fait. La première, en 2007, c'était pour une opération Adidas. Il était là en tant qu'ambassadeur de la marque. Quand je l'ai vu, en vrai, ça m'a fait vraiment quelque chose. Mais je n'ai pas fait la groupie, au contraire. Timide, je suis resté à l'écart, je n'ai pas osé lui parler. Avec le recul, je regrette de ne pas avoir discuté avec lui ce jour-là, au moins prendre une photo avec lui (long silence). Le jour de sa mort, ça m'a fait un choc (il le dit trois fois). Ça m'a peiné. Quand une de tes idoles décède, comme ça, c'est vraiment particulier. Même s'il était malade, je ne m'y attendais pas. (Ému.) C'est bizarre, quoi… Ce qui m'a fait de la peine, c'est qu'il disait vouloir vivre jusqu'aux vingt et un ans de ses enfants. Malheureusement, il ne pourra pas. C'est d'une tristesse… 

La première chose que j'ai faite, à sa mort, c'est regarder encore une fois ses “highlights” sur Internet. Et dans vingt ans, je suis sûr qu'on regardera encore ses vidéos. On n'a jamais revu quelqu'un traverser le terrain comme lui. C'était impressionnant. La carrure, la vitesse : du jamais vu. Et quand tu vois qu'il a tout le temps été malade, tu te dis : et s'il ne l'avait pas été ? Il aurait été encore plus fort, aurait encore plus bousculé tout le monde. Lomu, c'était le rugby, pour beaucoup de gens. Dans mon quartier (à Quincy-sous-Sénart, à 25 kilomètres au sud-est de Paris), on ne parlait jamais de rugby. Jusqu'à ce qu'il apparaisse ; c'est le premier nom qui sortait : Jonah Lomu ! Il avait un physique atypique, faisait des exploits dont il était le seul capable. Une légende ne meurt jamais ». 

 


- 30.11.2015

TOULON – BASTAREAUD : « CETTE VICTOIRE, ÇA FAIT DU BIEN »

Après la victoire historique de Toulon à Clermont (9-35) ce samedi en Top 14, Mathieu Bastareaud et les joueurs du RCT avaient le sourire. C’était plutôt la grise mine du côté des Clermontois.

 

Le RCT a frappé un grand coup samedi soir en s’imposant à Clermont (9-35), lors de la 9e journée de Top 14. Jamais Toulon n’avait réussi à gagner dans son histoire au stade Marcel-Michelin. C’est chose faite, et de quelle manière ! Quatre essais, le bonus offensif une domination de tous les instants, les joueurs de Bernard Laporte ont effacé la défaite concédée face aux Wass (32-6) le week-end dernier en Champions Cup.

Mathieu Bastareaud, qui s’est bien chauffé pendant et après le match avec Julien Bardy, affichait quand même un large sourire au moment de commenter cette belle victoire.

« C’est vrai que ça fait du bien parce que vu notre prestation de la semaine dernière chez les Wass, c’était indigne de Toulon, a-t-il réagi sur Canal+. On est venu ici avec beaucoup d’intentions, on a mis beaucoup d’agressivité et d’envie, et on les a empêchés de jouer. Nous on a marqué dès qu’on le pouvait. C’est une grosse performance, Clermont était l’équipe à battre de ce début de saison. Le faire en plus chez eux, alors que c’est quasiment mission impossible, c’est fort. »

Du côté de Clermont, c’était davantage la grise mine. Scott Spedding, titulaire au poste d’arrière, ne s’est pas éternisé devant les micros. « On ne retient pas grand-chose de positif de ce match, ce n’est pas ça qu’on veut montrer au public, on est très déçu » a lâché l’international français avant de filer dans les vestiaires.


- 27.11.2015

EQUIPES DE FRANCE

Mathieu Bastareaud, le visiteur inattendu

C’est à Créteil, préfecture du Val-de-Marne située au sud-est de Paris, que l’histoire de Mathieu Bastareaud a débuté le 17 septembre 1988. Troisième enfant d’une famille d’origine guadeloupéenne, il viendra, sept ans plus tard, s’essayer au rugby du côté du Rugby Créteil-Choisy. L’origine d’une trajectoire à faux rebonds qui l’a aujourd’hui hissé parmi les meilleurs centres de l’hexagone.

Coincé entre la base nautique de Choisy-le-Roi et la Seine, le stade Jean-Bouin constitue un havre de paix dans cette banlieue qui, comme Paris, a pris ses quartiers de part et d’autre du plus célèbre fleuve français. Un espace de quiétude, où le rugby coule des jours heureux sous le giron du Rugby Créteil Choisy, pourtant troublée à chaque apparition improvisée de Mathieu Bastareaud, en marge des entraînements des jeunes Jaunes et Bleus du RCC. « Il est rare que Mathieu prévienne quand il passe faire un coucou aux petits du club, raconte Bernard Bourgues, fidèle du club depuis près d’un demi-siècle. Il adore les gamins et prend à chaque fois le temps de signer des autographes et de poser pour les photos avec tous. » « En venant incognito, il espère éviter l’émeute, ajoute le secrétaire Robert Mazé. Malheureusement, c’est à chaque fois peine perdue. Ce qui ne l’empêche pas de revenir autant que possible, comme à chaque printemps, lors du Tournoi du Muguet, plus grand rassemblement d’écoles de rugby du Val-de-Marne, co-organisé par le RCC depuis 2004 ». Preuve que le « rappelle toi d’où tu viens », seriné par Patrick Boullet au début des années 2000 reste profondément ancré dans l’esprit du colosse toulonnais.

Cet éducateur, présent au club depuis 1987, est celui par qui tout est arrivé. « Je connaissais bien sa mère, Dania, qui travaillait avec ma femme, et je lui ai proposé de faire essayer le rugby à Mathieu à la fin de la saison 1994-1995, se rappelle le quinquagénaire d’origine bretonne. Comme elle n’a émis aucune réticence, il a testé, aussitôt aimé et il est donc resté. » Pour une première licence, entachée d’une coquille dans le nom de famille, signée soigneusement par le bambin à la rentrée 1995. Comme tout un chacun. « Déjà formé physiquement, il n’était pas forcément plus doué que les autres à ses débuts, mais il se démarquait par son envie. Il a vite fallu canaliser sa rage, d’autant qu’il était déjà très dur avec lui-même et avec ses camarades.» Un haut degré d’exigence qui caractérise bien souvent les futurs champions. « S’il y en avait un qui pouvait atteindre le haut niveau au club, c’était bien lui », confirme Patrick, devenu au fil des saisons « Tonton » pour Mathieu, qui allait manger chez lui après l’entraînement en attendant la fin de journée de travail de sa mère pour rentrer à son domicile essonnien de Quincy-sous-Sénart. L’occasion de s’exercer aux plaquages à l’étage avec le fils de Patrick, lui aussi prénommé Mathieu, « de trois ans son cadet et le quart en termes de gabarit », dont se souvient encore le plâtre du plafond.

Dans le sillage de Mathieu, c’est toute une génération de joueurs qui va marquer son époque en rivalisant avec les plus grands centres de formation franciliens comme Massy, le Racing ou le PUC. « On en a gagné des tournois de jeunes avec cette équipe », sourit Bernard Bourgues pendant que Patrick énumère les victoires. « On faisait mal à cette époque, avec ces jeunes qui ont connu trois années en minimes », se souvient l’éducateur. Jusqu’à atteindre la finale A du comité Ile-de-France, face au RC Massicois, en 2002. Un match dont se souvient très bien Guillaume Fortin, demi de mêlée des benjamins du RCC à l’époque et aujourd’hui ouvreur en seniors. « Lors de ce match, je me rappelle de Mathieu qui s’était relevé tout de suite après un premier gros plaquage pour en amener aussitôt un deuxième à terre, le tout en moins de cinq secondes. » Un goût du combat qui précédait déjà son arrivée sur le pré lors des tournois. « Il faisait peur à tout le monde et, lorsqu’on était mené ou que c’était très serré, il faisait mal aux adversaires. Même si nous avions une bonne génération, c’est vraiment lui qui nous portait, nous poussait à essayer de se mettre à son niveau. Il n’était pas là pour faire des discours, mais juste pour traverser le terrain dès qu’il recevait le ballon. » Un exemple que les plus jeunes admiraient de la main courante tous les week-ends. « Mathieu et son équipe nous stimulaient vraiment car ils gagnaient tout, analyse aujourd’hui Elmo, actuel capitaine de l’équipe fanion en première série, né deux ans après le triple champion d’Europe. Ils nous rendaient deux têtes de plus à tous et, physiquement, ils étaient vraiment impressionnants. »

Tant et si bien que les recruteurs ne tardèrent pas à lui faire les yeux doux, « dès sa dernière année en benjamins » selon Patrick, qui a rapidement conclu un pacte avec Alain Gazon, en charge de la formation à Massy à l’époque et aujourd’hui directeur administratif au Racing 92. « Nous nous étions entendus pour ne le laisser partir du RCC que lorsque nous l’aurions décidé. Ce qui n’a pas forcément plu à Mathieu. Mais, le jour où il devait partir, après une première année de cadets en Alamercery avec notre entente Créteil-Choisy-Vitry lors de la saison 2003-2004, il est parti pour le centre de formation de Massy. Il fallait être honnête, nous ne pouvions plus le garder. » « Basta » pouvait se mettre en route. Sans toutefois perdre de vue ses racines. Moins de cinq ans plus tard, c’est d’ailleurs en toute simplicité qu’il revenait « à la maison » offrir le maillot porté contre l’Angleterre pour sa deuxième cape internationale lors du Tournoi des 6 Nations 2009, qui trône depuis en bonne place dans le club house accolé à l’unique tribune du stade Jean-Bouin. À jamais le premier théâtre des fulgurances de Mathieu Bastareaud.

RUGBY CRÉTEIL CHOISY

Site : http://www.rugby-creteilchoisy.com/

 
 

- 29.10.2015

XV de France : «On n’a pas été beau à voir », par Mathieu Bastareaud

 

A mon retour, j’ai réussi à me perdre dans Toulon. Après cette Coupe du monde en Angleterre, j’étais tellement content de rentrer, de redécouvrir la ville, que je me suis mis plusieurs fois à rêvasser sur mon scooter. Mais j’ai finalement très vite retrouvé le chemin du stade Mayol. C’est simple : je suis rentré en France un dimanche, j’ai eu un jour de repos lundi et j’ai repris l’entraînement mardi. A chacun sa « rentrée scolaire ». C’est moi qui l’ai voulu ainsi. Et ça m’a plutôt réussi, avec cette victoire et cet essai en championnat, samedi, face à Oyonnax.

Lire aussi : Top 14 : Toulon déroule, Clermont trébuche

C’était autre chose que le match d’il y a une semaine avec l’équipe de France contre la Nouvelle-Zélande… Ah, l’équipe de France ! le grand sujet de conversation de beaucoup, beaucoup de personnes. Mes coéquipiers de Toulon me connaissent, ils n’ont pas voulu me prendre la tête avec ça. Ils savent qu’en dehors du terrain je ne suis pas quelqu’un qui aime disserter à longueur de journée sur le rugby. Surtout, ils savent que cette défaite a été un moment difficile.

Comment expliquer ? La principale raison, je la connais : il y avait les Blacks en face, tout simplement. On prenait des vagues énormes dans la tête, on avait l’impression d’un match sans fin. Comme si, dès qu’on perdait un ballon, on allait prendre un essai de 60 mètres. On avait beau s’être préparés toute la semaine à un exploit, mentalement, ça restait compliqué.

BASCULE

De toute façon, j’avais le sentiment que seuls les trente et un joueurs et le staff y croyaient. Après, bien sûr, il est vrai qu’on n’a pas donné au public les raisons de croire en nous. On a senti une bascule après la première défaite contre l’Irlande. Jusque-là, on ressentait une ferveur, un engouement, puis on a perdu ce premier match, et là, patatras ! tout a été remis en question…

De là à dire que nous, les joueurs, nous avons voulu « virer » Philippe Saint-André [le sélectionneur] pour préparer le quart de finale face à la Nouvelle-Zélande ? Eh bien non. L’article qui a insinué cette information avait complètement faux, désolé. On s’est juste mis face à nos responsabilités, on s’est simplement dit : « Philippe a beau dire ce qu’il veut, si on ne va pas dans les rucks, il ne va pas y aller à notre place. » Mais rien de plus.

Lire aussi : Comment le rugby français s’est éteint

A la fin du match face aux Blacks, « PSA » a prononcé un discours en forme d’adieu. Il nous a souhaité une bonne continuation. Dans le vestiaire, on savait bien qu’on venait de terminer ce qui sera peut-être le dernier match de Coupe du monde de toute notre carrière. C’est aussi ce qui explique pourquoi j’ai été extrêmement déçu de commencer ce match en tant que remplaçant. Tout le monde aurait eu la même réaction à ma place.

ON A SUBI

Après cette élimination, beaucoup ont parlé d’échec. Difficile de leur donner tort. S’il y a échec, je pense qu’il vient de tout le monde, joueurs et staff, pas seulement de Philippe Saint-André. Nous, les joueurs, je pense qu’on aurait dû davantage se manifester pour dire ce qu’on pensait de la situation. On a surtout subi. Il faut dire que, à un certain niveau, quand tu exprimes les choses, tu n’es pas forcément récompensé…

Non, ce qu’on produisait sur le terrain n’était pas beau à voir. Non, on ne peut pas vraiment dire qu’on se régalait nous-même. Mais bon, toutes ces remarques sur la façon dont on aurait voulu jouer, on avait trois ans pour les faire à Philippe. C’est toujours facile de parler après coup. C’est toujours facile de dire que j’aurais préféré jouer autrement, que j’aurais préféré avoir la liberté de jouer au rugby, tout simplement, plutôt que d’avoir pour consigne d’attaquer la zone du numéro 10 adverse et d’attirer un maximum d’adversaires sur moi.

Maintenant, chacun va devoir prendre ses responsabilités. Depuis quelques jours, certains commentateurs n’ont plus que deux mots à la bouche : contrats fédéraux. Si j’ai bien suivi, l’idée serait que tous les joueurs du XV de France abandonnent leurs clubs pour signer des contrats avec l’équipe nationale. Je ne sais pas trop qu’en penser, mais je me dis que, forcément, cette situation risque de placer le joueur en porte-à-faux. Tu choisis de rester en club ? Adieu l’équipe de France. Tu choisis de jouer en équipe de France ? Adieu le club où tu as peut-être passé dix ans, adieu la ville où tu as peut-être toute ta famille.

Si quelqu’un a la solution miracle, qu’il se manifeste… A en croire des sources plus ou moins bienveillantes, je ne correspondrais pas trop aux canons de Guy Novès [le successeur de Philippe Saint-André]. Je vais tout faire pour les détromper. Et pour retrouver mon sens de l’orientation.

Par Mathieu Bastareaud

- 16.09.2015

 

COUPE DU MONDE - Superstition et sport font en général bon ménage au moment de mettre toutes les chances de son côté pour décrocher une victoire. Très sobres pour la très grande majorité, les joueurs du XV de France nous ont dévoilé leurs "petits trucs" un jour de match.

 
 Lorsqu'on les interroge sur leurs éventuelles petites croyances et autres gris-gris, les Bleus adoptent en général la même stratégie. Ils avouent volontiers observer leurs voisins de vestiaire s'adonner à leurs petites superstitions personnelles mais rechignent à dévoiler les leurs. Il faut donc creuser un peu et les langues finissent pas se délier: "Tous les joueurs ont un petit truc", commence sans surprise l'ailier Yoann Huget"Pour ma part, j'aime bien téléphoner à mes proches quand je pars de l'hôtel. J'apprécie ce petit appel pour prendre la température à la maison et savoir si tout va bien. De toute façon, même si ça ne va pas, on me dit toujours que tout va bien" sourit le Toulousain.
 

Ce court moment d'échange avec la famille, son coéquipier en club Louis Picamoles ne le manque pour rien au monde: "Quand j'arrive au stade, j'appelle toujours mon épouse pour savoir comment elle va et avoir des nouvelles de mes fils. Cela ne dure jamais très longtemps mais c'est ce que je fais à tous les matchs en arrivant sur la pelouse juste avant d'aller me préparer dans le vestiaire. Je dois d'ailleurs changer un peu cette habitude car il paraît que les portables sont interdis dans l'enceinte des stades pendant la Coupe du monde". On lui fait confiance pour déjouer la vigilance de nos amis anglais.

Bastareaud: "J'ai toujours ma chaussette de Créteil sur moi"

En ce qui concerne les objets fétiches, un monopole se dessine chez les centres, la palme de l'originalité revenant au Toulonnais Mathieu Bastareaud"J'ai toujours sur moi ma chaussette de Créteil, qui est mon premier club et auquel je suis resté très attaché. Elle reste accrochée à mon sac et je l'amène partout". Le Toulousain Gaël Fickou a fini par confesser porter toujours le même sous-short blanc, "lavé" tient-il toutefois à préciser. Le Clermontois Wesley Fofana se classe, pour sa part, dans le clan des repentis : "J'avais beaucoup de tout cela mais j'ai tout arrêté. Des crampons à mes bijoux, j'avais des rituels mais j'ai tout enlevé. Les fausses croyances vous font perdre trop d'énergie et ce n'est jamais bon".

Restent enfin les moins superstitieux de tous, qui ne croient qu'en eux-mêmes pour maximiser leur performance. Pas de chaussette ni de bijou pour eux, mais le plus souvent une routine d'échauffement personnelle à laquelle ils ne dérogent pas, à l'image de l'arrière Scott Speddingqui "aime bien travailler le jeu au pied". Le dernier mot revient au capitaine Thierry Dusautoir, fidèle à lui-même: "On a nos habitudes pour arriver concentré avant la rencontre. Ce sont des rythmes dans la journée, que ce soit le sommeil ou la préparation, savoir s'il faut plus ou moins s'exciter pour fournir l'agressivité nécessaire à un match de rugby". Le sort décide ensuite du reste.


Entraînement du jour en salle #FFR #XVdeFrance - 14.09.2015


- 14.09.2015

L'Equipe RUGBY

Mathieu Bastareaud (XV de France): «Le danger serait de ne pas respecter l'Italie»

Mathieu Bastareaud a hâte que les hostilités commencent. (L. Argueyrolles/L'Equipe)

Le trois-quarts centre Mathieu Bastareaud estime que l'équipe de France devra surtout se concentrer sur son jeu et faire preuve de beaucoup d'humilité pour espérer démarrer la Coupe du monde par une victoire, le 19 septembre face à l'Italie.

Mathieu, l’excitation est-elle montée d’un cran depuis votre arrivée en Angleterre?
Disons que quand on voit le terrain d’entraînement, l’accueil des gens, tous ceux qui encadrent la compétition, on sait qu’on entre dans une nouvelle dimension. Ça y est, ça commence, quoi! C’est quelque chose qu’on attendait. On s’est quand même pelés (sic) pour être ici!

Que devez-vous craindre de cette équipe d’Italie que vous affronterez en ouverture de la compétition?
Comme à chaque fois qu’on joue contre elle, le danger serait de ne pas la respecter, de la sous-estimer. Cette équipe a quand même pas mal évolué ces dernières années. C’est une formation très accrocheuse. On a l’habitude de la jouer pendant le tournoi des Six Nations. On connaît ses points forts et ses points faibles. Il faudra surtout se concentrer sur ce qu’on doit faire.

Sa ligne de trois-quarts n’est pas réputée pour faire partie de ses points forts...
Derrière, pff... C’est quand même une équipe qui essaie de bien jouer au rugby. Après, on a repéré certaines choses en défense qu’on pourra exploiter, mais que je ne vous révèlerai pas aujourd’hui (sourire). Je le répète, mais il faudra surtout avoir confiance en notre plan de jeu. Il faudra être persuadés à 200% que ce qu’on tentera marchera.

 

«Savoir s'il y a Pierre, Paul ou Jacques en face, ce n'est pas trop notre problème»

 

La blessure de Sergio Parisse change-t-elle quelque chose pour vous?
Sergio est un plus dans n’importe quelle équipe, on ne peut pas le nier. Après, savoir s’il y a Pierre, Paul ou Jacques en face, ce n’est pas trop notre problème. Ce n’est pas ce qui changera notre façon de jouer ou notre plan de jeu. Pour eux, en revanche, c’est sûrement plus compliqué, parce que Sergio est un sacré joueur.

Votre dernière victoire à Rome face à ces Italiens (0-29), en mars dernier, peut-elle peser sur cette première rencontre du Mondial?
Ce match intervenait après celui contre le pays de Galles (13-20) et la gueulante de Philippe (Saint-André). On se devait d’avoir une réaction, d’autant que les Italiens nous attendaient avec les dents longues. On les avait pris avec beaucoup de sérieux. Je me souviens qu’on avait un peu galéré en début de match avant de parvenir à garder le ballon et à leur mettre la pression sur du jeu au pied. Après, ça s’était décanté. Mais chaque partie est différente. On pourra peut-être se baser sur ce match-là en termes d’état d’esprit, mais après, ce sont les 15 ou les 23 joueurs de notre équipe qui seront sur le terrain qui feront que cette rencontre ressemblera à la précédente ou pas.»


- 11.09.2015

XV de France: Mathieu Bastareaud s'envole pour son premier Mondial

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Le Français Mathieu Bastareaud disputera sa première Coupe du monde en Angleterre, du 18 septembre au 31 octobre. AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS

Le XV de France s'envole pour l'Angleterre et la Coupe du monde (18 septembre - 31 octobre), ce samedi 12 septembre. Dans ses valises, Mathieu Bastareaud. A bientôt 27 ans, le trois-quarts centre s'apprête à disputer son premier Mondial. Une belle revanche pour celui qui avait manqué les deux dernières éditions.


Mathieu Bastareaud connaît bien Londres. Il s'y est déjà rendu en vacances, une semaine en décembre dernier, seul, loin de l'agitation qu'il fuit dès qu'il le peut. Pour des matches du tournoi des Six Nations avec le XV de France aussi, notamment dès sa deuxième sélection en  mars 2009 (défaite 34-10). Pour des rencontres de coupe d'Europe enfin, avec le Stade Français puis le RC Toulon.

Repéré par Bernard Laporte dès 2007

Mathieu Bastareaud  a même été sacré champion d'Europe pour la troisième année consécutive le 2 mai dernier, à Twickenham où il a inscrit le premier essai de la victoire toulonnaise contre Clermont (24-18). Et le 31 octobre, il y deviendra peut-être même champion du monde.

Bastareaud atterrira à Londres samedi en début d'après-midi, comme l'ensemble de l'équipe de France de rugby. Le trois-quarts centre de 26 ans - il fêtera son 27e anniversaire le 17 septembre - y disputera sa première Coupe du monde après être passé à côté des deux dernières éditions. En 2007, Bastareaud n'a que 19 ans et joue encore à Massy, en Fédérale 1 (troisième division), mais son profil atypique plaît au sélectionneur de l'époque, Bernard Laporte, qui le convoque en juin pour la tournée du XV de France en Nouvelle-Zélande. Problème, le natif de Créteil vient de se blesser à un genou et doit déclarer forfait le jour-même. Il ne fera finalement pas partie du groupe retenu pour le Mondial en France.

L'affaire de la table de chevet

Deux ans plus tard, Marc Lièvremont, qui a remplacé Laporte à la tête des Bleus, appelle à son tour un Bastareaud impressionnant avec le Stade Français en Top 14. Ses débuts en sélection sont excellents, mais une sombre affaire de table de chevet va le stopper net dans sa progression. Le 21 juin 2009, au lendemain de la défaite de la France contre la Nouvelle-Zélande à Wellington (14-10), le Français laisse apparaître un visage tuméfié, l'oeil gauche gonflé, une cicatrice sur la joue gauche. Il explique d'abord avoir été agressé par quatre ou cinq individus en rentrant à son hôtel, à 3 heures du matin. Mais quatre jours plus tard, des caméras de sécurité le montrent rentrer à l'hôtel plus de deux heures après l'horaire indiqué, le visage indemne.

Dans la foulée, le joueur du Stade Français donne une nouvelle version via un communiqué sur le site de son club. En état d’ébriété, il est tombé et s’est heurté à la table de chevet de sa chambre. Cette affaire, devenue affaire d’État après les excuses du Premier ministre François Fillon auprès de la Nouvelle-Zélande l'anéantie totalement. Mathieu Bastareaud tente de mettre fin à ses jours en se tranchant les veine, dans la nuit du 27 au 28 juin. De retour sur les terrains quelques semaines plus tard, il n'est que l'ombre de lui-même et n'est logiquement pas retenu pour le Mondial 2011 en... Nouvelle-Zélande.


- 03.09.2015

 

 
Mathieu Bastareaud (France) contre l'Angleterre - 22 août 2015 - Icon Sport
 

Préparation Coupe du monde, France-Ecosse - Mathieu Bastareaud: "On m'attend toujours au tournant"

RUGBY - Le centre du XV de France Mathieu Bastareaud a "l'impression qu'on (l') attend toujours au tournant" et estime qu'il y aura "toujours des commentaires" sur son type de jeu, jeudi à deux jours du dernier match de préparation contre l'Ecosse.

Démarrer samedi vous donne-t-il des garanties pour la Coupe du monde ?

Mathieu BASTAREAUD : Non pas du tout, c'est une chance. A moi de redonner (aux entraîneurs) leur confiance sur le terrain.

Philippe Saint-André a quand même expliqué ce matin qu'une équipe-type se dégageait... 

M.B: Ah bon, vous m'apprenez un truc là (rires). Je reste sur ma philosophie, prendre les matches les uns après les autres. J'ai un match contre l'Ecosse, après tant mieux si je peux débuter contre l'Italie (premier match de la Coupe du monde, NDLR).

" Je ne me considère pas comme un titulaire à part entière"
Mathieu Bastareaud, centre du XV de France
Mathieu Bastareaud, centre du XV de France - Icon Sport

 

Attaquer sans doute la Coupe du monde peut-il vous libérer d'une certaine pression ?

M.B: Je ne sais pas. Je ne me considère pas comme un titulaire à part entière. Dans le passé, j'ai 10.000 exemples me concernant à ce niveau-là. Je sais que du jour au lendemain la roue peut tourner.

Cette façon d'aborder les matches est-elle nouvelle, l'âge avançant ?

M.B: Je ne sais pas si c'est l'âge, mais je commence à me connaître un peu mieux, et je sais que quand je me mets trop de pression ou quand je cogite trop, souvent c'est négatif pour moi. J'ai décidé d'être le plus serein et cool possible.

Est-ce facile de perdre ses mauvaises habitudes ?

M.B: Non, c'est un travail que je fais avec Faïsal (Arrami, un boxeur de Toulon, où joue Bastareaud, NDLR) depuis un peu moins de six mois. Ce n'est pas toujours simple car ce sont des petites routines à casser, mais une fois libéré de ça on se sent mieux. Tu dépenses moins d'énergie ensuite: j'étais quelqu'un de très maniaque, le moindre petit truc pouvait me déstabiliser dans ma préparation de match. Si j'avais oublié mon protège-dents, j'allais y penser et j'allais me fatiguer là-dessus. Maintenant, je l'ai oublié, je l'ai oublié.

" J'avais tendance à jouer les matches trois fois dans ma tête avant, je ne dormais pas la veille"
Mathieu Bastareaud (XV de France) - 4 août 2015
Mathieu Bastareaud (XV de France) - 4 août 2015 - Icon Sport

 

Cette énergie superflue, vous la dépensiez uniquement autour des matches ou également dans la vie quotidienne ?

M.B: Non, mais j'avais tendance à jouer les matches trois fois dans ma tête avant, je ne dormais pas la veille. C'était beaucoup de stress et d'anxiété, d'énergie dépensée. Tandis que là, j'essaie d'être le plus détaché possible jusqu'au dernier moment.

Philippe Saint-André a loué votre bonne condition physique. Vous êtes-vous senti vraiment bien contre l'Angleterre (25-20 le 22 août) ?

M.B: Le vélo a payé! Je me suis bien senti physiquement, mentalement. J'avais souvent un petit coup de moins bien autour de la 60e minute niveau physique et mental, où j'étais moins concentré et ma performance baissait. Là je me suis senti bien. Après je sais que j'étais un peu attendu.

" Je ne vais pas changer du jour au lendemain, mettre un masque de Matt Giteau ou autre pour faire plaisir aux gens"

Pourquoi vous sentiez-vous attendu ?

M.B: C'est le sentiment que j'ai depuis un moment. J'ai l'impression qu'on m'attend toujours au tournant et que je dois toujours "confirmer la confirmation". J'ai cette impression, peut-être à tort. Peut-être aussi est-ce une petite pression que je me mets, c'est mental tout ça.

Dont les critiques sur votre jeu parfois uni-dimensionnel, beaucoup axé sur le physique ?

M.B: Uni-dimensionnel... Ouah !(rires). Il y aura toujours des commentaires. Que je fasse une sautée de 40 mètres ou pas, ce sera toujours pareil. Je ne peux rien y faire. Je ne vais pas changer du jour au lendemain, mettre un masque de Matt Giteau ou autre pour faire plaisir aux gens.

Mathieu Bastareaud tout sourire
Mathieu Bastareaud tout sourire - Icon Sport
 

- 28.08.2015

Bastareaud: "Laissez-nous tranquilles..."

C'est dans une aventure désormais sans retour, et dont ils espèrent tous qu'elle s'achèvera le plus tard possible, que les Bleus s'apprêtent à s'engager à compter de ce samedi et du rassemblement à Marcoussis des 31 Tricolores retenus une semaine plus tôt par Philippe Saint-André. Après cinq derniers jours de repos passés auprès de leur famille ou de leurs proches, Thierry Dusautoir et ses coéquipiers vont basculer pour de bon dans la Coupe du monde (18 septembre-31 octobre). Il ne faut pas s'enflammer, ça reste un match de préparation, le niveau, je pense, sera beaucoup plus élevé en Coupe du monde, en plus, ce sera chez eux A exactement J-20 du match d'ouverture de la compétition, PSA et ses hommes abordent regonflés ce que le sélectionneur désigné lui-même comme étant "la troisième phase de notre préparation, qui est une phase d'affûtage, de vitesse et d'explosivité pour rentrer dans la compétition". En point de mire le troisième et dernier test-match de préparation face à l'Ecosse samedi 5 septembre, au Stade de France (21 heures), et avec forcément la volonté, mais aussi la nécessité de confirmer les belles dispositions affichées lors du dernier "crunch" (25-20). Pour un groupe à ce point sevré de match référence depuis près de 4 ans, ce succès, prometteur à bien des égards, est un bien précieux. de là à parler de déclic, il y a un pas à ne pas franchir, comme Mathieu Bastareaud se gardait bien de le faire dès l'issue du match, mettant en garde contre tout excès d'euphorie, tout à fait hors de propos, de son point de vue.  

"Il ne faut pas s'enflammer, aussi. C'est un peu le mal qu'on a dans le rugby français, c'est qu'on a tendance à beaucoup s'enflammer, et très vite", soulignait le trois-quarts centre, qui gardait cette victoire pour ce qu'elle est. "C'est bien, c'est un match quand même construit et abouti, mais il ne faut pas s'enflammer, ça reste un match de préparation, le niveau, je pense, sera beaucoup plus élevé en Coupe du monde, en plus, ce sera chez eux", prévient-il. "Restons comme depuis le début de ce stage, concentrés ethumbles." Et lorsqu'on lui fait remarquer que l'équipe de France monte en puissance, la réponse de "Basta" fuse : "Ouais, mais laissez-nous tranquilles (sourires), laissez-nous bosser, on n'a pas besoin de ça, surtout pas..."


- 23.08.2015

 

Préparation à la Coupe du monde: Mathieu Bastareaud veut «savourer» la victoire du XV de France

Mathieu Bastareaud vient féliciter Rabah Slimani. (L. Argueyrolles-L'Equipe) (L'Equipe)

S'il veut «savourer» la victoire des Bleus sur l'Angleterre (25-20), samedi au Stade de France, au terme d'un match «construit», Mathieu Bastareaud a aussi fait part du stress relatif à l'annonce, dimanche, de la liste des 31 pour la Coupe du monde, donc du départ de cinq joueurs.

Mathieu Bastareaud (trois-quarts centre de l'équipe de France, victorieuse de l'Angleterre): «On va déjà savourer cette victoire, parce que c'est pas tous les jours (sourire). On sait que demain (dimanche), cinq mecs vont quitter le groupe. C'est assez stressant, on essaye de ne pas y penser, mais en même temps, on était prévenu. Alors on aurait aimé partir à 36, c'est sûr, mais il va y avoir des choix de faits et il faudra les accepter.

La victoire de ce (samedi) soir? Il ne  faut pas s'enflammer. C'était un match construit, abouti, mais cela reste un match de préparation. C'était le bon moment pour gagner, d'abord parce que c'était chez nous (rire), et aussi parce que c'était l'Angleterre.»

 

 
 

- 20.08.2015

#XVdeFrance Découvrez l’équipe qui débutera samedi pour le match face à l’Angleterre! #soutienslexv #FRAANG


- 19.08.2015

 

Mathieu Bastareaud : "Je vais donner le meilleur de moi-même"

Le centre du XV de France était au micro de Rugby & Cie avant le deuxième match de préparation des Bleus qui aura lieu ce week-end contre l'Angleterre.

Le Français Mathieu Bastareaud échappe au Gallois Jenkins, lors de la défaite du XV de France contre le Pays de Galles (13-20), samedi 28 février.
©Martin Bureau/AFP
Le Français Mathieu Bastareaud échappe au Gallois Jenkins, lors de la défaite du XV de France contre le Pays de Galles (13-20), samedi 28 février.

"J'espère commencer contre l'Angleterre. Il y a de l'excitation parce que ça fait deux mois que je n'ai pas joué. On a fait une grosse préparation. Je me sens bien et il va falloir répondre sur le terrain. J’espère faire une grosse partie pour aider mes coéquipiers à gagner. Je vais donner le meilleur de moi-même", a-t-il déclaré au micro de Sud Radio.

Mathieu Bastareaud est revenu sur la défaite (19-14) du XV de France lors du premier match de préparation contre l'Angleterre : "On est des compétiteurs donc forcément on a été déçu parce qu'il y avait la place. C'est notre mal, on n’est pas loin de gagner ces matchs-là et on repart avec une défaite. C'est rageant ! On a tout de même enchainé les temps de jeu et casser la défense anglaise donc c’est plutôt bien."

Malgré tout, selon le centre du RC Toulon, il n'y a pas d'urgence : "Honnêtement, je pense qu'il faut prendre chaque chose en son temps. Il y a un match samedi, puis un autre contre l’Écosse est la préparation suit son cours. La défaite a mis un petit coup de mou, mais il va falloir rebondir ce week-end."

Après le match de samedi, Philippe Saint-André le sélectionneur de l'équipe de France de rugby va annoncer sa liste des 31 joueurs sélectionnés. Ce qui signifie que cinq joueurs vont de voir partir. Une perspective qui n'inquiète pas Mathieu Bastareaud : "Pour ma part, je m’interdis d'y penser pour ne pas perturber ma préparation. Mais chacun sait que 5 joueurs vont partir et on était prévenu. De toute façon la décision ne nous appartient pas. Ce qui nous appartient c'est le terrain. Il faut respecter les décisions et si je dois partir dimanche je serais évidemment déçu, mais j'aurais vécu une très belle expérience qui va me servir pour le futur".


- 06.08.2015

COUPE DU MONDE

Bastareaud: "Les dinosaures étaient là et au bout d'un moment, ils ont disparu"

COUPE DU MONDE - Mathieu Bastareaud ne s'estime pas incontournable dans le XV de France malgré son profil unique parmi les centres présélectionnés pour la Coupe du monde: "C'est comme les dinosaures: ils étaient là et au bout d'un moment ils ont disparu", a-t-il déclaré ce mercredi.

Avez-vous le sentiment d'être devenu incontournable chez les Bleus? 

Mathieu BASTAREAUD: Non. Je pourrais citer pas mal d'exemples de joueurs qui étaient appelés régulièrement en équipe de France et qui, juste avant la Coupe du monde, ont été mis de côté. Comme on dit souvent, le maillot ne nous appartient pas. Je suis juste quelqu'un de passage. A moi d'être là le plus longtemps mais je ne me sens pas dans la peau d'un titulaire ou d'un possible dans les 31 (retenus). On est tous au même niveau et justement je pense que ce serait une erreur de penser autrement.

Mais vous avez un profil unique de perforateur parmi les centres présélectionnés... 

M.B: Oui, mais ça ne veut rien dire. C'est comme les dinosaures: ils étaient là et au bout d'un moment ils ont disparu (rires). Eux aussi avaient un profil particulier et on ne les voit plus! Oui j'ai un profil atypique mais ils (les entraîneurs, ndlr) peuvent très bien décider de se passer de moi. Je travaille, j'essaie d'être au maximum à chaque fois, de progresser et après ils prendront une décision et je verrai bien.

 

 

Vous avez souvent dit manquer de confiance en vous. Les titres glanés avec Toulon vous ont-ils aidé à ce niveau-là? 

M.B: Je ne sais pas. C'est vrai que cela m'a construit une carte de visite, après je fonctionne en me disant que ce qui est fait est derrière. Tu peux être une saison en haut et l'année suivante quelqu'un est passé devant toi. Peut-être sur le moment cela m'a donné confiance. C'est une fierté de gagner tous ces titres, mais je pars du principe que les plus anciens m'ont appris, que quelqu'un viendra toujours te titiller. Donc il faut toujours rester sur tes gardes.

 

 Pour une fois, ce n'est pas quelqu'un qui parle pour moi

 

Vous avez sorti début juin votre autobiographie ("Tête haute", éditions Robert Laffont). S'agissait-il d'une forme de mise au point par rapport à ce qui a pu s'écrire sur vous depuis le début de votre carrière? 

M.B: Non... Arnaud (Ramsay, le journaliste avec qui il a coécrit le livre, ndlr) m'a proposé ça, au début je n'étais pas trop chaud et au final j'ai eu un bon feeling avec lui, j'ai aimé sa manière d'aborder les choses et ça s'est fait naturellement.

Tout de même, cela fait-il du bien de voir certaines choses couchées sur papier?

M.B: Oui... honnêtement je ne l'ai pas relu, sauf pour faire les corrections. Comme je ne me regarde jamais à la télé et ne relis jamais mes interviews. J'ai du mal avec ça. Mais oui, je suis content car c'est moi qui l'ai fait de A à Z et pour une fois, ce n'est pas quelqu'un qui parle pour moi.

On insiste, mais il y a quand même une mise au point, notamment à la suite de la fameuse affaire de "la table de nuit", en Nouvelle-Zélande en 2009... 

M.B: Oui, forcément. Il y a eu beaucoup d'amalgames, de choses dites... J'ai aussi laissé trop dire, j'ai été passif à ce niveau-là. J'ai été obligé un moment de remettre les choses en place. Cela fait un moment que j'ai tourné la page, je regarde plus devant que derrière moi. Maintenant ça me fait sourire de recroiser certains de vos confrères...

AFP - 05/08/2015 16:15

 


- 30.07.2015

UnE mêlée de fans à la séance de dédicace de Mathieu BastareauD

Essai. Le trois-quarts centre de l’équipe de France de rugby Mathieu Bastareaud a dédicacé hier son premier livre à Go Sport Mont-Saint-Aignan.

Un mêlée de fans à la séance de dédicace de Mathieu Bastareaud
Les passionnés de rugby étaient au rendez-vous pour approcher le champion

C’était une véritable mêlée hier après-midi, pour tenter d’apercevoir le rugbyman Mathieu Bastareaud, qui dédicaçait son livre au magasin Go Sport de Mont-Saint-Aignan. Au moins une heure de queue était nécessaire pour avoir le privilège d’approcher la star, mais de l’avis de tous les mordus du ballon oval, le jeu en valait la chandelle.

C’est le cas pour Marie, Perle, Loreleï et Lara, toutes membres de l’équipe de rugby de Mont-Saint-Aignan (Asruc). Championnes de France de rugby à sept, elles se sont fait prendre en photo avec l’international du XV de France, munies du bouclier qu’elles viennent de gagner.

Imposant et timide ?

À l’issue de leur brève rencontre, c’est de l’admiration que l’on décèle dans les mots de Marie, improvisée porte-parole de l’équipe : « Il est très charismatique, imposant, surpuissant. Surtout, il a beaucoup de caractère. » Mais ce qui les a le plus surpris chez ce solide gaillard de d’1,85 m pour 125 kg, « c’est sa timidité »« Il n’a pas été aussi avenant qu’on aurait cru »,regrette Lara. Difficile en effet de briser la glace dans ce contexte, un brin impersonnel. La chose est différente « quand on le connaît bien », comme pour Robert et Bernard Irola, deux Toulonnais en vacances à Paris, et qui ont tenu à faire un crochet par Rouen quand ils ont appris que Bastarocket serait en dédicace. « C’est un gars très sympa », affirme Robert, fervent supporter du Racing Club de Toulon, qui a l’habitude de le fréquenter au café du RCT.

L’essai a donc été transformé pour Arnaud Delalandre, tout nouveau patron du Go Sport de Mont-Saint-Aignan, ravi de voir autant de monde défiler dans sa boutique. Tout est parti «d’un pari un peu fou entre amis » qu’ils s’étaient lancés dès le mois de février, et qui consistait à faire venir au magasin un rugbyman professionnel avant la Coupe du monde. « Si Mathieu a été facilement convaincu, il a été difficile de trouver un créneau dans son emploi du temps très chargé, explique-t-il. On voulait aussi lancer la “ fête du rugby en Normandie ”. » Une fête à laquelle n’ont pas pu participer les médias, bottés en touche par la sécurité.


- 29.07.2015

Le rugbyman Mathieu Bastareaud fait la promotion de son livre à Mont-Saint-Aignan 

Mathieu Bastareaud a dédicacé son livre et a volontiers posé pour les photos.

Le rugbyman Mathieu Bastareaud fait la promotion de son livre à Mont-Saint-Aignan 

 
    

Mathieu Bastareaud, en pleine préparation de la coupe du monde qui débutera en septembre, est venu ce mercredi 29 juillet au Go Sport de Mont-Saint-Aignan à la rencontre du public pour faire la promotion de son livre "Tête haute". 

Cinq, c'est le nombre de jours de repos que le staff du XV de France a laissé à ses joueurs en pleine préparation pour la coupe du monde, et pourtant Mathieu Bastereaud a répondu présent. "On a vraiment énormément de chance, il est revenu de Tignes samedi dernier et repart pour Marcoussis samedi prochain pour poursuivre leur préparation", explique Arnaud Delalondre, gérant du magasin Go Sport. Un événement qui a été organisé il y a plusieurs mois et qui s'est finalement concrétisé ce mercredi 29 juillet.

Un succès auprès du public

A cette occasion, une longue file de supporters ou admirateurs s'est formée pour avoir la dédicace ou se faire prendre en photo avec l'international français. "Malgré sa fatigue, il joue le jeu avec le public et ça fait plaisir à voir", explique le gérant de la grande enseigne de sport. Nathan et Colin sont ravis de cette visite: "Nous sommes venus spécialement pour lui, il est impressionnant physiquement", s'enthousiasme Nathan, joueur de rugby lui aussi à l'ASRUC (Association Sportive Rouen Université Club), qui s'est fait dédicacer son maillot.

Le parcours d'un surdoué du ballon

Une visite dont le but est de promouvoir son livre, Tête Haute où le trois-quarts centre raconte sa vie mais également son incident devenu diplomatique avec la Nouvelle-Zélande en 2011. Dans un récit épris de transparence, il décrit son enfer après avoir menti sur le déroulement d'une soirée un peu trop arrosée à Wellington. Grisé par la boisson, il chute et son visage est atteint. Pris de fierté, il invente une histoire où il se serait fait aggresser par des Néo-Zélandais en rentrant du bar. Mathieu Bastareaud, explique que suite à son mensonge, il tombe dans une profonde dépression dont le suicide semblait être le seul échappatoire. 

Cette rencontre organisée au Go Sport pourrait être la première d'une longue série si le succès de l'opération se confirme selon Arnaud Delalondre. "Avec le championnat d'Europe de football qui se profile l'année prochaine, il se pourrait que des joueurs viennent nous rendre visite".


- 20.07.2015

 
 
Mathieu Bastareaud. - Icon Sport

Coupe du monde - Oui, la prépa est dure, mais Mathieu Bastareaud ne "boude pas"

COUPE DU MONDE - Le centre du XV de France a ironisé à Tignes sur son ''amour'' pour la préparation physique, mais affiche aussi sa volonté de ne pas craquer. Avec cinq centres dans les 36, il faut de toute façon marquer des points auprès de Philippe Saint-André.

Ce n'est pas un secret, Mathieu Bastareaudfait partie de ces joueurs qui n'aiment pas la préparation physique. Un anti Szarzewski en quelque sorte, qui avoue lui aimer se faire mal en endurant les séances préparées par le staff des Bleus.

Surpris de ne pas râler ni bouder

"Prendre du plaisir ? Mais j'en prends tous les jours à la salle de muscu, sur le terrain à cavaler, je me régale. C'est énorme", ironise dans un éclat de rire le centre aux 33 sélections. Arrivé mercredi à Tignes avec ses coéquipiers, il accepte cependant les charges de travail et se félicite des résultats qui en découlent. Sans pour autant s'emballer et aller jusqu'à devenir un adepte de la torture physique à laquelle est soumise le XV de France. "Dire que j'aime tout ça, c'est un grand mot. Mais ça fait toujours plaisir de voir que l'on évolue, que l'on s'améliore. On est vachement solidaire entre nous, on se tire tous vers le haut."

Mathieu Bastareaud ajuste sa passe (28 février 2015).
Mathieu Bastareaud ajuste sa passe (28 février 2015). - Icon Sport

Objet de toutes les attentions médiatiques et au centre de chacun des points presse, la préparation physique ''herculéenne'' du XV de France est presque devenue la nouvelle star de l'équipe. Pas de quoi s'emballer cependant pour Bastareaud: "C'est dur mais on s'y attendait. On savait que la partie Tignes allait piquer et on n'est pas déçu". Le Toulonnais, qui avait fait le choix d'anticiper la reprise en travaillant physiquement avec Sébastien Tillous-Borde et Xavier Chioccipendant les vacances, s'est même surpris "à ne pas râler sur les séances, à ne pas bouder".

''Je ne suis pas une gazelle comme Wesley...''

Une façon aussi de marquer des points auprès du sélectionneur, qui devrait vraisemblablement avoir un choix à faire au niveau des centres. Avec DumoulinLameratFofanaFickou et donc Bastareaud, une place devrait sauter lors du resserrement à 31 prévu le 23 août. La concurrence entre les cinq hommes devraient obligatoirement s'installer petit à petit, ce que réfute le Toulonnais. "Les choix seront faits par le sélectionneur. Nous on est là juste pour optimiser notre forme. Après, chacun a ses qualités, ses facilités. Par exemple, je sais que je ne suis pas une gazelle comme Wesley (Fofana)... Mais je ne suis pas sûr qu'il pousse plus que moi !"

Quoi qu'il en soit, l'écrémage devra bien se faire, et la capacité de Bastareaud à se dépasser physiquement sera un atout de plus pour voir l'Angleterre...


- 18.07.2015

XV de France: Mathieu Bastareaud, la tête dans le guidon

Pas fana de préparation physique, de son propre aveu, Mathieu Bastareaud se plie néanmoins au dur programme concocté par le staff du XV de France en vue de la Coupe du monde (18 septembre - 31 octobre), y compris à l'obligation de se déplacer en vélo dans la station de Tignes, où les Bleus sont en stage. Le tout sans râler, ce qui l'étonne lui-même.
 
 
Mathieu Bastareaud, l'effort dans la bonne humeur. (A. Mounic/L'Equipe)

Mathieu Bastareaud, l'effort dans la bonne humeur. (A. Mounic/L'Equipe)

Plaisir et déplaisir

«Du plaisir? (Ironique) J’en prends tous les jours à la salle de muscu, sur le terrain, à cavaler. Je me régale, c’est énorme (rire). Là où je prends le plus de plaisir, c’est dans ma chambre, allongé, quand je me repose. Je ne vais pas dire que j’aime la préparation physique, mais je comprends que c’est nécessaire. Et ça fait plaisir de voir qu’on évolue, qu’on s’améliore, ça donne envie de continuer. Ma journée de repos (ce samedi)? Je vais me reposer, lire des mangas.»
 

Surpris de ne pas râler

«Je me surprends à ne pas bouder sur les séances, parce que je suis assez râleur. A partir du moment où on a un objectif qui n’est pas rien, une Coupe du monde, qui n’a lieu que tous les quatre ans, ça motive encore plus. On n’est pas là pour analyser ou même râler. La personne qui n’est pas contente n’a qu’à rentrer chez elle.»
 

Mathieu Bastareaud, prêt pour une session vélo. (A. Mounic/L'Equipe) 

Au soutien de Chiocci

«Jeudi, c’était une séance assez copieuse, difficile. On s’est tous envoyé, tous fait mal. C’est pour que ça m’a un peu agacé, voire énervé, de lire qu’on s’attaque à Xavier Chiocci sur le fait qu’il se soit arrêté. Dans ce cas, il faut prendre les baskets et venir courir avec nous. Je ne trouve pas ça correct (Xavier Chiocci s’était effectivement arrêté au bout du premier bloc, sous les conseils du médecin car il ressentait une douleur)
 

Pas encore en concurrence

«Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de concurrence. On travaille chacun pour soi pour être à 200%. Chacun a ses qualités, ses facilités. Moi, je sais que je ne suis pas une gazelle comme Wesley (Fofana). Mais bon, je ne suis pas sûr qu’il pousse autant que moi (sourire). Dans le groupe, on est vachement solidaires entre nous, on se tire tous vers le haut.»

- 16.07.2015

XV de France: Bastareaud se "régale..." lors de la préparation à Tignes

 

Le centre du XV de France Mathieu Bastareaud lors d'une séance de musculation à Marcoussis, le 7 juillet 2015 (AFP/Stéphane de Sakutin)

Le centre du XV de France Mathieu Bastareaud a ironisé vendredi à Tignes sur son goût visiblement modéré de la préparation physique: "Je me régale", a-t-il glissé avec humour au sortir d'une séance de musculation.
"Prendre du plaisir ? Mais j'en prends tous les jours à la salle de muscu, sur le terrain à cavaler, je me régale. C'est énorme", a déclaré le Toulonnais de 26 ans (33 sélections), avant d'éclater de rire.
"Dire que j'aime tout ça, c'est un grand mot", a-t-il ajouté. "Mais ça fait toujours plaisir de voir que l'on évolue, que l'on s'améliore. On est vachement solidaire entre nous, on se tire tous vers le le haut."
Le XV de France, arrivé à Tignes mercredi, est effectivement lancé depuis une dizaine de jours dans une intense phase de préparation physique en vue de la Coupe du monde (18 septembre - 31 octobre).
"C'est dur mais on s'y attendait. On savait que la partie Tignes allait piquer et on n'est pas déçu", a souligné Bastareaud, en expliquant s'être surpris dans sa capacité "à ne pas râler sur les séances, à ne pas bouder". 
"Les journées, on ne les voit pas passer, entre rugby, muscu, repas, +core training+, puis encore du physique. On n'arrête jamais", a encore détaillé le centre, qui a réfuté toute "concurrence" avec les autres prétendants au poste, Alexandre Dumoulin, Gaël Fickou, Wesley Fofana et Rémi Lamerat. 
"Les choix seront faits par le sélectionneur", a relevé Bastareaud. "Nous on est là juste pour optimiser notre forme. Après, chacun a ses qualités, ses facilités. Par exemple, je sais que je ne suis pas une gazelle comme Wesley... Mais je ne suis pas sûr qu'il pousse plus que moi !"
Mathieu Bastareaud et ses 35 partenaires bénéficieront samedi d'une journée de repos total dans la station savoyarde, avant de reprendre dimanche les activités physiques.

 

- 10.07.2015


RUGBYXV DE FRANCE

Le crossfit version rugby au programme du XV de Franc

Physiquement, les Bleus ont tiré sur la corde... (A. Mounic/L'Equipe)

Ce vendredi après-midi, l'encadrement tricolore a ouvert sa fameuse session de gym intensive pour les joueurs rassemblés à Marcoussis en vue de la Coupe du monde. Même regarder fait transpirer.

Depuis une semaine, ils parlent tous du fameux crossfit comme de l’exercice de torture par excellence. Ce vendredi après-midi, sur le terrain synthétique et abrité du CNR, deux groupes de six joueurs se font face. D’un côté perchés sur des wattbike - ces vélos d’appartement à forte résistance - et de l’autre assis sur des rameurs.

Au top de Julien Deloire, patron de la cellule performance des Tricolores, c’est parti pour 8 minutes d’un effort violent et intense. Les cyclistes partent sur 250 mètres à accomplir le plus vite possible. Ils enchaînent sur 20 coups d’un maillet pesant 10, 12 ou 15 kilos sur de grosses roues de tracteur, avant de partir sur une course d’une vingtaine de mètres aller/retour pour remonter sur leur vélo.

 

Grands coups de maillet au programme. (A. Mounic/L'Equipe)

 

De l’autre côté, simultanément, les rameurs doivent effectuer 200 mètres, eux aussi en un minimum de temps. Puis ils se saisissent de deux grosses cordes lourdes à agiter sur quatre séquences de 5 répétitions. Chaque séquence est entrecoupée de deux "burpee" (sortes de pompes dynamiques), avant d’enchaîner sur le même footing puis de remonter sur le rameur.

L’objectif pour les deux groupes est d’accomplir un maximum de passages. Une fois le premier bloc de huit minutes écoulé, les joueurs récupèrent 3 minutes avant d’intervertir les ateliers.

 

Mathieu Bastareaud et Yannick Nyanga au rameur. (A. Mounic/L'Equipe)

 

Du bord du terrain, la dépense énergétique est impressionnante. Au fil de l’exercice, la souffrance apparaît sur les visages. Les rires d’avant séance ont depuis longtemps cédé la place aux silences et aux grimaces. Les mâchoires se crispent, respirer devient difficile, les muscles sont engorgés. Les foulées deviennent de plus en plus lourdes.

Histoire de donner le coup de grâce, à l’issue de ces 16 minutes de surchauffe, l’intégralité du groupe est remontée sur les Wattbikes. Sous les ordres de Julien Deloire, les joueurs ont effectué 8 sprints supplémentaires de 250 mètres en moins de 10 secondes, avec 30 secondes de récupération à chaque fois.

 

Séance de

 

«Venez essayer, vous saurez de quoi vous parlez», lançait en plaisantant Dimitri Szarzewski aux journalistes. Adossé aux poteaux, le talonneur n’avait pas encore repris son souffle. Un peu plus loin, l’essentiel du groupe était allongé, les jambes en l’air contre le mur sur les conseils du doc Jean-Baptiste Grisoli.

Dans le même temps, un autre groupe prenait place sur les appareils. Pour ceux-là, il était déjà l’heure de repartir à la muscu.

 

Renaud BOUREL


#HARDWORK - 07.07.2015


- 19.06.2015

Triste jour aujourd'hui car nous mettons en terre Patrick.
Malheureusement je ne pourrai être présent cet après-midi car je dois reprendre l'avion ce matin pour Toulon, mais je tenais à apporter mon soutien ainsi que toutes mes condoléances à la famille et aux proches.
Je vous embrasse...


Chat "20 minutes" - 16.06.2015

Mathieu Bastareaud: «La Coupe du monde? Si on est tous solidaire, on fera quelque chose de très beau»

CHAT - Le centre des Bleus et de Toulon a répondu aux internautes

Le chat est à présent terminé

 

Le mot de la fin…

Merci pour ce petit moment plutôt agréable. C’était très intéressant, de très bonnes questions. Pour l’instant, je profite un peu de la famille avant de m’entraîner en fin de semaine.

Depuis l’affaire en 2009, vous avez l’impression que les joueurs de l’équipe de France sont mieux encadrés ?

Pas spécialement. On nous responsabilise plus. On est quand même considéré comme des grands garçons, normalement. Donc, pas de surveillance ou autre.

Quel est le joueur qui vous a le plus marqué depuis le début de votre carrière ? Pourquoi ?

J’ai eu la chance d’en côtoyer de très bons, certains parmi les meilleurs joueurs au monde. Mais actuellement, celui qui m’impressionne c’est Matt Giteau.

Tu as entendu les propos du « rugbyman masqué » à ton sujet ? Quel est ton avis là-dessus ?

Non, pas du tout.

Qu’aimeriez-vous faire après votre carrière ? Vous êtes parrain d’un club de jeunes, je crois. Vous verriez-vous entraîneur ?

Déjà, me reposer. Et pourquoi pas entraîner des jeunes. Je ne me vois pas entraîner des professionnels. Je trouve plus intéressant de transmettre à des jeunes.

Comptes-tu rester à Toulon jusqu’à la fin de ta carrière ?

Pour l’instant, je me sens bien à Toulon. Après, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Il me reste un an de contrat et peut-être qu’eux voudront se séparer de moi.

Bernard Laporte, vous le verriez bien à la tête de la FFR ?

Oui, il a l’expérience de la fédération, il connaît la maison et ça pourrait être intéressant.

Bonjour Mathieu. Serais-tu intéressé par une aventure dans un championnat de l’hémisphère sud ?

Oui, c’est une chose qui peut m’intéresser. J’aime bien découvrir de nouvelles choses et forcément l’hémisphère sud, ça attire beaucoup.

 

Bonjour Mathieu. Pourquoi a-t-on l’impression que le XV de France attend toujours d’être au pied du mur dans un match pour sortir son plus beau jeu ?

C’est un peu le mal français depuis la nuit des temps, j’ai l’impression. On attend toujours d’être sous pression et d’être critiqué pour réagir. C’est un peu dans notre culture et c’est dommage, car on y perd beaucoup d’énergie.

Les résultats en Equipe de France ne sont pas bons. Tu penses vraiment que l’équipe a une chance à jouer pour la Coupe du monde ?

Je pense que oui, sinon on n’irait pas. Après, je pense qu’avec une préparation de trois mois ensemble ce sera différent. Si la mayonnaise prend bien entre les joueurs, qu’on est tous solidaires et qu’on va tous dans le même sens, on fera quelque chose de très beau.

Que penses-tu du groupe du groupe des 36 joueurs français sélectionnés pour la Coupe du monde 2015 ?

C’est un groupe avec beaucoup de qualités, de complémentarités. Après, il y a des choix qui ont été faits, plus ou moins durs pour certains et il faut respecter les choix des sélectionneurs.

Si tu n’avais pas été joueur de rugby, qu’aurais-tu fait ?

Là c’est une colle ! A vrai dire, je ne me suis jamais vraiment posé la question. J’ai un BEP vente et un bac pro commerce, donc j’aurais sûrement fait quelque chose dans ce secteur. Mais depuis tout petit, c’était le rugby et rien d’autre. Les études, c’était pour faire plaisir à ma mère.

 

Pourquoi avoir rédigé cette biographie ? Tu avais besoin de rétablir la vérité sur certains points ?

C’était une belle proposition qu’on me faisait, j’étais curieux. Au début, c’était difficile de se confier, surtout que je ne connaissais pas encore Arnaud et que je ne suis pas un grand bavard. Au final, ça a été une petite thérapie, on va dire.

Aujourd’hui, on dirait qu’il est impossible de faire la moindre erreur…

Du fait qu’on est un personnage public, on fait rêver beaucoup de personnes et notamment des enfants. On nous demande d’être des exemples pour cette nouvelle génération.

 

Ne pensez-vous pas qu’il serait souhaitable de mieux suivre psychologiquement les joueurs ? Quelles solutions seraient selon vous souhaitables pour éviter qu’une situation comme la vôtre ne se reproduise ?

Oui, je pense que cela devrait être obligatoire. Mais il y a déjà des psychologues qui suivent les jeunes en centres de formations et je trouve ça très bien. Je pense qu’il faudrait aller encore plus loin et beaucoup plus les encadrer. Leur faire comprendre que ce n’est pas parce que tu es au centre de formation de Toulon, Paris ou autre que tu auras la carrière de Jonny Wilkinson.

Le public ne vous en a jamais réellement voulu après l’incident en Nouvelle-Zélande. J’ai l’impression que les gens sont beaucoup plus durs avec les footballeurs, par exemple. Vous, les joueurs de rugby, vous conservez quoi qu’il arrive une grosse popularité. Êtes-vous d’accord avec ça ? Et maintenant, Mathieu Bastareaud, comment allez-vous ?

C’est vrai que depuis la Coupe du monde 2010, l’image du football français a été dégradée mais je ne porte aucun jugement sur ce qui a pu être fait. Le rugby a d’autres valeurs, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit jeter la pierre sur les footballeurs. Je vais bien, il y a des hauts et des bas comme tout le monde et je suis content de la vie que j’ai actuellement

Mathieu, j’ai vu et entendu ton histoire sur TF1. J’ai été dégoûté du comportement à ton égard. Tu as fait une erreur, oui, mais on aurait dû te soutenir, essayer de comprendre. Je m’appelle John et j’aime le rugby. Sache qu’on est très nombreux à te soutenir.

Merci pour ton soutien. J’étais jeune et maintenant c’est derrière moi.

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Présentation du chat :

« Bastarocket » se raconte. Dans Tête Haute, son autobiographie (éditions Robert Laffont), le centre du RC Toulon et du XV de France décrit son quotidien de rugbyman mais aussi le fameux épisode de la table de nuit en Nouvelle-Zélande en 2009 et sa tentative de suicide.

Convoqué dans la liste des trente-six Bleus qui prépareront la Coupe du monde en Angleterre, Mathieu Bastareaud sera de passage dans les locaux de 20 Minutes mardi pour évoquer son ouvrage. A cette occasion, il répondra aux questions des internautes lors d’un chat.

>> Posez vos questions dès maintenant dans le formulaire ci-dessous ou via chat@20minutes.fr à Mathieu Bastareaud. Le joueur de rugby vous répond mardi.

 
 
 
 
 

 


- 04.06.2015

En marge de la sortie de son autobiographie ce Jeudi 4 juin, Mathieu vous livre en exclusivité ses impressions à chaud :
 
"Jour J ! 
 
Ça fait bizarre de se dire que pleins de gens que tu ne connais pas forcément vont découvrir ton intimité, tes sentiments, ta vie... 
Cette expérience m'a permis de me libérer, d'avancer, Ce fut un moment intéressant et totalement inconnu. 
 
Je suis fier d'avoir eu le courage de m'exprimer et pour ceux qui me connaissent...ce n'est pas quelque chose de facile pour moi! 
 
Merci de votre soutien. 
 
Peace"
 
" Mathieu Bastareaud, Tête Haute, Confession d'un enfant terrible du Rugby " aux éditions Robert Laffont (Préface de Jonny Wilkinson)

- 23.05.2015

 
Mathieu Bastareaud, le centre de Toulon - Icon Sport

 

26e journée Top 14 - Mission accomplie pour le RCT (46-17)

Les Toulonnais n'ont pas fait de détails face aux Oyonnaxiens ce samedi à Mayol (46-17). Le RCT termine premier alors qu'Oyonnax ira à Toulouse en barrage.

Toulon était en mission. En mission première place. Une mission accomplie sans fioritures (victoire bonifiée, 46-17) face à une équipe d'Oyonnax remaniée au moment d'assurer une qualification historique pour les barrages. L'USO comptait sur une victoire du Stade toulousain face à Bordeaux-Bègles. L'UBB, en tête jusqu'à l'heure de jeu, a finalement laissé passer sa chance et offert la sixième place au club de l'Ain. "Ce n'est pas à Toulon que l'on va aller chercher le barrage", assurait le manager Christophe Urios dans la semaine. Il avait raison. L'USO ira à Toulouse en barrage.

Le film du match

Car le triple champion d'Europe en titre n'a pas longtemps laissé planer le doute sur ses intentions de faire le plein de points et de confiance. Dès les premières minutes, les hommes de Bernard Laporte optaient pour des pénaltouche afin de creuser rapidement l'écart. Bilan des courses : 20-3 à la mi-temps et un bonus offensif déjà tout proche (deux essais à zéro). 

La stratégie "gagnante" d'Oyonnax 

La suite fût conforme aux attentes du public de Félix-Mayol : quatre essais de plus (Tillous-BordeMasoeHabanaMenini), le bonus assuré et donc une première place conservée. Avec une conquête propre, de la puissance et leur sérénité habituelle, les Toulonnais n'ont pas tremblé et joueront les demi-finales, dans deux semaines, face au vainqueur du duel Stade français - Racing-Métro. Avec un avantage fraicheur certain après avoir regardé devant la télé les deux rivaux s'empoigner. 

De la fraicheur, Oyonnax en aura aussi au moment de disputer ce barrage à Toulouse après s'être présenté dans le Var avec une équipe bis. Une stratégie risquée mais gagnante. La question est désormais de savoir si les joueurs de l'Ain parviendront à réaliser un nouvel exploit à l'extérieur, comme ce fût déjà le cas trois fois cette saison, au Racing, au Stade français et à Clermont. Lors de la première journée de la saison, l'USO avait échouée à un point des Stadistes lors de son déplacement à Ernest-Wallon (20-19). Leçon retenue ? 

 
 

- 20.05.2015

RC Toulon: Pourquoi Saint-André a sélectionné cinq Toulonnais pour préparer la Coupe du monde

Mathieu Bastareaud et Xavier Chiocci avant France-Australie, le 15 novembre 2014.           Mathieu Bastareaud et Xavier Chiocci avant France-Australie, le 15 novembre 2014. 

Le sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André a dévoilé ce mardi sa liste de 36 joueurs pour préparer la Coupe du monde. Parmi eux, on trouve cinq Toulonnais champions d’Europe : Xavier Chiocci, Guilhem Guirado, Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde et Frédéric Michalak. « PSA » a expliqué pourquoi ces cinq-là avaient retenu son attention et pourquoi d’autres sont absents.


Xavier Chiocci, la confirmation

Appelé pour la première fois en équipe de France lors de la tournée d’automne 2014, le pilier du RCT n’a pas participé au VI Nations ensuite. Avec le RCT, il a réussi à s’imposer en tant que titulaire. « Avec une belle préparation de Coupe du monde, Chiocci est un joueur qui peut avoir un gros potentiel, explique le sélectionneur du XV tricolore. Il y avait débat entre lui et Alexandre Ménini. »

Guilhem Guirado, une évidence

« Il n’y a pas eu débat » au moment de choisir Guilhem Guirado parmi les talonneurs. Remplaçant jusqu’à l’été 2014 dans le XV de France, le joueur de bientôt 29 ans a pris du galon en un an. Il est devenu titulaire à ce poste en Bleu depuis un an. S’il est retenu dans la liste finale des 31, ce sera sa deuxième Coupe du monde et avoir bien plus de temps de jeu que lors de sa première expérience. En 2011, Guirado n’avait disputé qu’un seul match, en poule contre le Canada.

Michalak et Tillous-Borde, les deux font la paire

Régulièrement associés sous les couleurs du RC Toulon, Frédéric Michalak et Sébastien Tillous-Borde pourraient encore l’être pour le Mondial. « On a gardé les mêmes demis de mêlée que pour le Tournoi, explique Philippe Saint-André. Et si on a pris Tillous-Borde, qui n’est pas buteur, il nous fallait un demi d’ouverture qui tape au pied. » D’où la présence de Michalak.

Mathieu Bastareaud toujours présent

Le plus surprenant aurait été qu’il soit absent. Le trois-quarts centre du RCT est de toutes les tournées et tous les Tournois du XV de France depuis 2013. Avec cinq essais dont un en finale contre Clermont, Mathieu Bastareaud a été un des grands artisans de la victoire du RC Toulon en Champions Cup.

Les absents

Plusieurs autres Toulonnais auraient pu figurer dans cette liste, comme Romain Taofifenua, Maxime Mermoz ou encore Alexandre Ménini. « Vahaamahina a été préféré à "Tao" en deuxième ligne », indique Philippe Saint-André. Concernant Maxime Mermoz, PSA a du faire ce qu’il appelle « un choix de riche ». « Il y a une grande richesse au poste de trois-quarts centre et à nos yeux on a pris les cinq meilleurs, détaille-t-il. Les autres sont devant Maxime Mermoz sportivement. Il était titulaire en fin de Tournoi car d’autres joueurs étaient blessés. »


- 19.05.2015


- 08.05.2015

 

Bastareaud : Toulon recommence "tout à zéro"



Après le titre en Coupe d'Europe face à Clermont et la fête en famille dimanche, les Toulonnais reviennent au Top 14 pour la 24e journée samedi contre Castres, et recommencent "tout à zéro", selon le trois-quarts centre international Mathieu Bastareaud en conférence de presse.

 

Après l'euphorie du titre européen, est-ce facile de se replonger dans le quotidien du championnat ?
Mathieu Bastareaud On a bien fêté ce titre et on a repris l'entraînement, tout simplement. On n'a pas trop parlé de la suite de la saison, mais bizarrement, on a assez bien basculé. On a fait deux bonnes séances mardi. Avec l'expérience, on sait gérer ce genre d'événement et je pense qu'on a réussi à évacuer le titre. Après, si on perd contre Castres, ce que je dis ne vaudra rien, mais on s'est bien préparé...

Castres est-il un adversaire dangereux pour un triple champion d'Europe ?
Avec la victoire et la Coupe, on a commencé cette semaine sur un petit nuage. On ressent donc moins la fatigue et le fait de jouer Castres nous a vite remis les pieds sur terre. Les Castrais viennent avec beaucoup d'ambition. Ils sont en stage commando depuis mercredi et viennent ici pour nous battre. A nous d'être professionnels et sérieux pour ce match car on a l'occasion de se faciliter la tâche pour la fin de saison. Il ne faut pas la laisser passer.

La perspective d'un nouveau doublé vous donne-t-il une force supplémentaire ?
C'est avant tout la perspective de décrocher un nouveau titre qui nous motive. Bien sûr, on est conscient qu'un nouveau doublé serait encore plus énorme mais il faut d'abord battre Castres avant de penser à ça. Un des objectifs est rempli mais il en reste un. la mission est désormais de se qualifier directement pour les demi-finales. On recommence tout à zéro.


- 03.05.2015


- 01.05.2015

Bastareaud : « Clermont, c’est une machine de guerre »

 
Bastareaud : « Clermont, c’est une machine de guerre »
  

Mathieu Bastareaud va disputer samedi avec Toulon une nouvelle finale de Coupe d’Europe, sa troisième. Pour RMC Sport, le centre du RCT et de l’équipe de France évoque les retrouvailles avec Clermont, mais aussi les moments particuliers avant une finale et la perspective de réaliser un triplé historique.


- 28.04.2015

CHAMPIONS CUP

Toulon peut réaliser le triplé et cela serait tout simplement historique

Toulon est en course pour réussir un incroyable exploit : celui d’être sacré champion d’Europe pour la troisième fois de suite. Même le grand Toulouse ne l’a pas fait... C’est dire !

Face à Clermont samedi à Twickenham, Toulon disputera sa troisième finale de Champions Cup. Une performance de taille qui place - déjà - le RCT, tout jeune membre de la compétition, dans le gratin des clubs ayant disputé le plus de finales en Champions Cup (appelée H Cup auparavant). Seules quatre équipes ont fait mieux ou aussi bien: Toulouse (6), bien évidemment, recordman de trophées soulevés (4) mais aussi les Anglais de Leicester (5) et les Irlandais du Munster (4) et du Leinster (3). Que des montres du rugby européen. 

 

 

Le RCT a rapidement grandi pour s’élever en haut de l’échiquier européen. Disputer trois finales de rang, cela n’est pas fréquent. La preuve: Toulouse est le seul autre club à pouvoir se targuer d’une telle performance (2003, 2004 et 2005). Pour deux titres (échec en 2004 face aux London Wasps). Toulon, lui, peut en briguer trois. De suite. Ce qui constituerait un authentique exploit. Car jamais aucun club n’a réussi à conserver par deux fois sa couronne européenne. A titre de comparaison, en football, le triplé n’a été fait que trois fois dans l’histoire de la Champion's League, la plus prestigieuse des Coupe d'Europe (elle a vu le jour en 1956). Le dernier en date se nomme le Bayern Munich dans les années... 70 (74, 75 et 76). En basket, deux triplés ont été effectués: Riga (58, 59 et 60) et Split (89, 90 et 91).

 

 

Rugbyrama - Clément Mazella - 28/04/2015 14:39

 


- 18.04.2015

CHAMPIONS CUP

Double tenant du titre, Toulon ne s'en lasse pas pour autant

Machine à gagner ces dernières saisons, Toulon n'est pas rassasié. Avant sa demi-finale face au Leinster, dimanche au stade Vélodrome, le RCT puise dans plusieurs sources de motivation pour continuer d'écrire son histoire. Tout le club rêve de gagner la compétition européenne une troisième fois de rang.

De l'habitude nait l'ennui parait-il. Dimanche, Toulon va jouer sa septième demi-finale (toutes compétitions confondues) depuis 2012. Une routine apparente. Car n'allez pas chercher une quelconque lassitude dans le vestiaire Rouge et Noir. Les sources de motivations sont toujours aussi nombreuses sur la Rade. L'an passé, le groupe s'était uni autour de la volonté d'offrir une porte de sortie XXL à Jonny Wilkinson mais également à Danie Rossouw, Joe Van Niekerk ou encore Andrew Sheridan. Le doublé avait été l'apothéose. 

Cette saison, encore, de grands messieurs du vestiaire vont tirer leur révérence. On pense au capitaine Carl Hayman, à Bakkies Botha ou encore Ali Williams. A cela s'ajoutent également les départs annoncés de Chris Masoe ou celui de Pierre Mignoni. Dans ce groupe, tout le monde veut gagner. Mais pour réussir, on s'inspire du fait que des joueurs comme Bakies, Carl ou Ali vont nous quitter. On va donner le meilleur de nous même pour eux et pour Pierre. On voudrait tellement qu'ils quittent le RCT avec le même souvenir que Jonny , expliquait d'ailleurs Bryan Habana cette semaine.

 

 

 

Halfpenny: "L'un des plus gros matchs de ma carrière"

 

Une volonté commune qui s'associe également aux ambitions personnelles. Car certains joueurs n'ont encore rien gagné avec Toulon. C'est le cas de Leigh Halfpenny, arrivé en début de saison. Ce sera l'un des plus gros matchs de ma carrière. Ce n'est pas un grand rendez-vous uniquement pour moi mais pour tout le club. Toulon a beaucoup gagné ces dernières années et on a envie de continuer cette réussite , confessait l'arrière et buteur Gallois. 

Lui qui n'a jamais dépassé les demi-finales sur la scène européenne a soif de revanche. La seule fois où il avait atteint ce stade de la compétition avec Cardiff en 2009, il avait été éliminé après les tirs au but face à Leicester. Un souvenir qu'il souhaite gommer dès dimanche : Je suis chanceux de pouvoir disputer une nouvelle demi-finale avec Toulon cette fois. En espérant que l'issue soit différente, même si l'on sait que le challenge sera difficile face au Leinster.

 

 

 

Boudjellal : "Réussir un truc de dingue"

 

Enfin, le dernier levier de motivation avant le match de dimanche est exposé par le président du RCT en personne. Notre libido sportive est plus sensible au fait de gagner trois fois la Coupe d'Europe. Le reste, c'est de la perversion. On a l'envie de réussir un truc de dingue , assurait un Mourad Boudjellal, tout en images. Depuis le début de saison et les premiers rassemblements lors des stages de préparation, staff et joueurs ont fixé l'Europe comme objectif premier et ne s'en sont jamais cachés. Car accrocher un troisième titre européen consécutif placerait Toulon tout en haut au panthéon du rugby continental.

Mais avant cette jouissance potentielle, il y a une demi-finale et une équipe du Leinster revancharde sur la route car Toulon avait écarté les Irlandais en quart de finale la saison passée. Pour atteindre notre objectif, il faudra deux exploits et battre quoi qu'il arrive deux équipes qui ont du ressentiment envers nous , a conclu Mourad Boudjellal. En effet, en cas de fin heureuse dimanche, Toulon retrouverait à Londres Clermont ou les Saracens, deux équipes battues lors des deux dernières finales...

 


ITW RUGBYRAMA - 31.03.2015

 

 
Mathieu Bastareaud: "Il faut vraiment que l'on se dise qu'un match dure 80 minutes et pas 40"
Trois jours après la défaite face à Toulouse et avant le quart de finale de Coupe d'Europe face aux Wasps, le centre international du RCT, Mathieu Bastareaud, n'élude rien et espère une réaction dimanche. 

Avec quelques jours de recul, quel regard portez-vous sur la défaite face à Toulouse ?

Mathieu BASTAREAUD: On a pris une sacrée claque samedi. Maintenant c'est fait, on ne peut pas revenir dessus. A nous de passer à autre chose avec un gros match qui nous attend dimanche. Rien n'est acquis. On nous voyait bien, peut-être que nous-mêmes on se voyait un peu trop beaux, Toulouse de son côté avait un début de saison compliqué et on a certainement participé à les relancer. Pour ma part la frustration est évacuée et je suis tourné vers ce quart.

Un adage dit que l'on apprend surtout dans les défaites. Tirez-vous des enseignements de cette rencontre ? 

M.B: Dans un premier temps, il vaut mieux que ça nous arrive maintenant que plus tard dans la saison. Mais il y a beaucoup de choses à dire sur cette défaite. Il faut vraiment que l'on se dise qu'un match dure 80 minutes et pas 40... ça commence à être un peu notre défaut ces derniers temps. Après le deuxième essai de Jos (Tuisova), on s'est un peu relâché dans l'organisation. On a perdu un peu nos repères et nos bases. On a voulu jouer à la baballe... ça ressemble au scenario de Bordeaux où on a le match en main. On prend un essai qui les remet dedans et après une minute de jeu en seconde mi-temps on encaisse encore des points. On leur redonne encore plus espoir. Ce qui faisait notre force, avant, c'était notre capacité à appuyer sur l'accélérateur et enfoncer l'équipe adverse. Là, on n'arrive plus à le faire. Je ne sais pas si c'est un problème mental ou physique, mais on a grillé un gros joker. 

" Il faut faire preuve d'humilité"

Dimanche vous retrouvez un match à élimination directe, avec l'expérience du groupe pensez-vous être à l'abri d'un nouveau faux pas ? 

M.B: Dimanche c'est la coupe d'Europe, on connait le niveau de concentration et physique nécessaire. Il faudra être prêt de la première à la dernière minute. Si l'on fait les mêmes erreurs, derrière il n'y aura plus d'autres matchs dans cette compétition. Mais on a l'habitude de ces rencontres-là et de ces périodes un peu plus compliquées. A nous de relever la tête. Sur les dernières années, jouer ces matchs-là nous a permis d'engendrer de l'expérience. Mais attention, on partait favori pour le match à Marseille et on le perd. Il faut faire preuve d'humilité et bien préparer la rencontre contre les Wasps.

Mathieu Bastareaud (Toulon) face à Toulouse au Vélodrome de Marseille
Mathieu Bastareaud (Toulon) face à Toulouse au Vélodrome de Marseille - Icon Sport

Ce sera également le premier match à élimination directe disputé depuis l'arrêt de Jonny Wilkinson, souvent décisif à ces occasions. Existe-t-il une sorte d'appréhension à jouer sans lui ? 

M.B: L'équipe est prête, sinon ce serait critique. Ces dernières années, Jonny nous a beaucoup aidé, mais ce que l'on oublie, c'est qu'autour de lui il y avait 14 autres mecs sur le terrain. Le joueur qui sera en 10 dimanche, je pense qu'il aura l'expérience et les épaules pour assumer ça. On a toujours envie de tout gagner. Quand on a gouté une fois, deux fois on n'a pas envie d'en laisser aux autres.

" J'espère que OM-PSG sera un beau match et que je pourrai arriver lundi avec mon beau maillot. Pas celui d'Ibra quand même, c'est un sujet sensible"

Sur le plan personnel, comment vous sentez-vous depuis votre retour à Toulon et après ce tournoi des VI Nations ? 

M.B: Je suis très très content d'être rentré (rires). J'ai retrouvé les copains et j'ai envie de faire une bonne fin de saison et de me régaler, de prendre du plaisir et de gagner des titres. Je ne dois avoir que ça en tête pour les prochains mois. Je suis enfin sorti de la contrainte des 30 matchs. Je veux enchainer. Mais c'est à moi de me bouger pour être au niveau des attentes et des objectifs que l'on s'est fixé avec le club.

Vous le parisien et le fan du PSG, dimanche juste après votre quart de finale il y a un OM-PSG en foot. Vous n'avez pas trop la pression ? 

M.B: Je ne suis pas trop inquiet, j'arrive à gérer les deux matchs. Ce n'est pas simple tous les jours mais bon ça va. Dimanche après le match, on risque de ne pas me voir longtemps à la réception. J'espère que ce sera un beau match et que je pourrai arriver lundi avec mon beau maillot. Pas celui d'Ibra quand même, c'est un sujet sensible (rires).

Mathieu Bastareaud face au pays de Galles lors du Tournoi 6 nations 2015
Mathieu Bastareaud face au pays de Galles lors du Tournoi 6 nations 2015 - Icon Sport

 

 
 
 

Compo XVdeFrance - 19.03.2015


Italie 0-29 France #6Nations2015 - 16.03.2015

6 NATIONS

Face à une triste Italie, les Bleus se sont enfin (un peu) lâchés

Une opposition faible dans un match brouillon, certes. Mais le XV de France a retrouvé le chemin de la victoire et a montré de bonnes choses face à l'Italie (0-29). Notre antisèche. 

 

Le jeu: Des motifs de satisfaction malgré une faible opposition

 

Malmenés en début de rencontre, le XV de France a encore mis du temps avant de rentrer dans sa partie. Mais beaucoup moins tout de même que lors des deux défaites en l'Irlande et face au pays de Galles. En première période, les Bleus se sont contentés de prendre le score, ayant une seule occasion d'essai à la suite d'une chevauchée de Camille Lopez, stoppé à quelques mètres de la ligne. Mais lors du second acte, les Tricolores ont montré un visage bien plus séduisant. Même si l'Italie s'est montrée vraiment faible et que le match ne fut pas de bonne facture, ne boudons pas notre plaisir de voir les Bleus réussir quarante bonnes minutes pour finalement s'imposer largement à l'extérieur, après avoir marqué deux essais par Yoann Maestri puis Mathieu Bastareaud. Soit autant que depuis le début du Tournoi. Surtout, les Français se sont rassurés en conquête, notamment en mêlée fermée, secteur largement dominé par le pack bleu.

 

 

 

Les joueurs: Dusautoir en leader, première réussie pour Goujon

 

Pour son cinquantième capitanat, Thierry Dusautoir a montré l'exemple face aux Transalpins. Au fer et au charbon dans les zones de ruck, il n'a eu de cesse de relever les ballons lents pour redonner du dynamisme aux séquences tricolores. Titulaire pour la première fois en Bleu, Loann Goujon a certainement marqué des points au poste de numéro huit. Puissant, rapide et disponible, le Rochelais a parcouru 99 mètres avec le ballon et réalisé un franchissement. Baptême du feu aussi pour Noa Nakaitaci, qui s'en est très bien sorti malgré peu de munitions. 109 mètres parcourus ballon en mains, meilleur bilan du match. A l'arrière, Scott Spedding a été très inspiré, en franchissant à deux reprises le rideau défensif italien. Amène le premier essai français sur l'une de ses relances. Citons également les piliers Eddy Ben ArousNicolas Mas et Rabah Slimani, qui ont grandement participé à la domination de la mêlée française. Très bonne entrée de Jules Plisson à l'ouverture. Le Parisien a joué de façon libérée et cela a fait du bien aux Bleus.

 

 

Au rang des déceptions, Sébastien Tillous-Borde a été trop lent dans ses prises de décisions et n'a pas vraiment apporté... Pour la première fois, Bernard Le Roux a déçu. Trop pénalisé (trois fautes) et trop peu en vue. Guilhem Guirado est lui aussi resté plutôt discret. Du côté de l'Italie, Sergio Parisse n'a pas évolué à son meilleur niveau, tout comme l'ensemble de ses coéquipiers.

 

Le tournant qui n'a pas eu le lieu: L'entame italienne n'a pas été récompensée

 

Rien ne laissait présager un score final largement en faveur des Bleus en début de partie. Car pendant dix minutes, les Azzuri dominaient totalement l'entame de match au point d'avoir 95% de possession et 99% d'occupation du terrain en leur faveur! Un temps fort qu'ils n'ont pas su concrétiser, Tommy Allan et Luciano Orquera manquant à deux reprises la cible sur pénalité. A 6-0 pour l'Italie, la rencontre aurait certainement été bien différente...

 

Le tweet mesuré

 

Pas d'enflammade tout de même. Il est vrai qu'avec 37 en-avant, le niveau général n'était pas forcément très élevé à Rome ce dimanche...

La stat: 1

 

En délivrant les Bleus au retour des vestiaires, Yoann Maestri a tout simplement inscrit son premier essai en sélection. Une juste récompense pour le Toulousain, devenu l'un des patrons de cette équipe de France.

La vidéo

 

La décla: Scott Spedding (arrière du XV de France)

 

 

 Cela fait beaucoup de bien. On a vécu quelques semaines compliquées, je suis vraiment content pour le groupe 

 

Rugbyrama - Ivan Petros -

 


ITW RUGBYRAMA - 10.03.2015

6 NATIONS

Bastareaud: "On fait les choses à l’envers"

Particulièrement agacé au soir de la défaite face au pays de Galles (13-20), Mathieu Bastareaud (26 ans, 31 sélections) s’est attardé sur les maux qui touchent le XV de France. Pour le trois-quarts centre, les Bleus doivent arrêter de penser à la Coupe du monde… 

Mathieu, dans quel état se trouve le XV de France ?

Mathieu BASTAREAUD : On n’est pas revenu ici en faisant la gueule. On a évacué le match du pays de Galles. Ça ne sert à rien de ruminer, de se mettre la tête au fond de l’eau, de bouder dans son coin. Il faut relever la tête, de l’enthousiasme, se lâcher. C’est vrai qu’on a un système de jeu mais il ne faut pas se cacher derrière et prendre davantage d’initiatives individuelles. Il faut arrêter d’avoir peur de l’échec. Un en-avant, ça arrive. Une combinaison loupée aussi. On a eu l’impression de baisser la tête dès que ça ne passe pas. Il faut proposer, tenter. Au bout d’un moment, ça passera. 

Après la défaite contre les Gallois, vous avez déclaré que les joueurs avaient peur de la mauvaise note…

M.B : On a peur de faire de mauvaises choses. Du coup, on ne fait plus rien. On est tous conscient qu’il y a une très grande compétition qui arrive. Forcément, on a beau dire qu’on pense au Tournoi des 6 Nations, on pense inconsciemment à cette Coupe du monde. On se dit que le moindre mauvais match, la moindre contre-performance peut remettre en question notre participation. Mais c’est en pensant comme ça qu’on a plus de chances de la louper. On s’est un peu perdu là-dessus. Même si c’est plus facile à dire, il faut arrêter d’y penser. Le staff nous a montré qu’il avait confiance en nous. C’est un signal fort. A nous de jouer comme on le fait en club, avec orgueil et fierté. Maintenant, il faut des actes forts.

 

 

 

 Il faut croire en notre jeu sinon on décline la sélection

 

Cette Coupe du monde n’est-elle pas trop écrasante pour un groupe aussi jeune ? 

M.B : (il souffle) C’est vrai qu’on est beaucoup à ne pas avoir disputé de Coupe du monde. C’est un objectif. Mais il ne faut pas se tromper. En début de Tournoi, on s’était dit "chaque chose en son temps". Et là, on fait les choses à l’envers. Il faut se servir du match de l’Italie où on n’est clairement pas favoris pour tout simplement se libérer. La réalité d’aujourd’hui, c’est qu’on ne peut sous-estimer une équipe. On doit rester humbles. 

Les explications entre vous, avec le staff, ont-elles permis d’évacuer des non-dits ? 

M.B : Philippe avait besoin de s’exprimer. Il a dit ce qu’il pensait, avec ses mots. Il a même été plus virulent avec nous. Ça ne me pose aucun problème. Il n’a pas à prendre de pincettes avec nous. Tu te remets en question. A partir du moment où on enchaîne les défaites, il faut quand même en discuter. Dans l’ensemble, ça a été positif. Plein de joueurs ont pu s’exprimer, dire leur ressenti sur le groupe. Ce ne sont pas des réunions pour se faire des reproches. C’est au contraire pour repartir de l’avant. 

Le mot d’ordre est donc de garder la foi en votre jeu…

M.B : Il faut y croire sinon on décline la sélection. Après, c’est bien la parole, de dire que le groupe vit bien, que tout se passe bien entre nous mais ce sont les actes qui comptent. Actuellement, ça ne se voit pas sur le terrain. Il faut avoir envie de se faire mal pour le partenaire, avoir envie de fracasser l’équipe adverse, d’avancer, de marquer. Ça doit nous animer. Mais si ça ne va pas sur le terrain, c’est qu’on se sera menti. 

Rugbyrama - Vincent Péré-Lahaille -

 


RCT 34-11 BRIVE #Top14 - 08.03.2015


RUGBYTOP 14

Toulon montre les dents

 

Mathieu Bastareaud félicite David Smith pour son quadruplé face à Brive. (AFP)

Archi dominateur face à Brive (34-11) le RCT reprend la tête du Top 14. Si la fin de match a été un peu laborieuse pour les Varois, le quadruplé de David Smith a enchanté le public de Mayol.

Le match : 34-11

Le public de Mayol n’aura même pas attendu l’heure de jeu pour manifester sa joie en faisant voler les journaux. L’explosion a eu lieu à la 52e, lors du troisième essai de David Smith, le quatrième du RCT face à Brive. Le signe d’une domination sans partage sur une partie où les Brivistes n’ont pu faire que de la figuration. Présents en début de match, les Corréziens ont rapidement compris qu’ils allaient passer 80 minutes très longues. Notamment quand leur mêlée a commencé à se faire châtier. En cela, il faut souligner la partie de Xavier Chiocci, martyrisant son vis-à-vis, quel qu’il soit. Maladroits, indisciplinés, les Brivistes finissaient par être asphyxiés par le rythme des Toulonnais. Mathieu Bastareaud et Maxime Mermoz récitaient une partition que l’on aimerait bien voir avec le XV de France, les avants avançaient à l’impact et David Smith était intenable. En face, mis à part faire charger Koyamaibole, Brive ne proposait pas grand-chose en dehors de fulgurances inachevées. Mais il faut dire qu’en face, le RCT ne leur laissé aucune occasion de briller, trop occupé à capter toute la lumière.

Sauf que la dernière demi-heure du match fut bien laborieuse pour des Toulonnais trop pressés d’en finir. Moins mobilisés, ils ont laissé Brive marquer un essai par Mafi et ont fini sous la menace de laisser filer le bonus offensif. Pas de quoi gâcher la victoire, mais de quoi donner du grain à moudre à un Jacques Delmas déchaîné sur le bord du terrain après la nonchalance de ses joueurs. Heureusement que David Smith, toujours intenable, assurait le bonus avec un quadruplé. Toulon reprend la tête du Top 14.

 

Le joueur : David Smith

Et dire que le RCT ne devrait pas le conserver la saison prochaine. Pourtant, à chacune de ses sorties David Smith est convaincant. Face à Brive, on n’a vu que lui et ses terribles crochets. Sur son premier essai, un crochet intérieur ravageur met dans le vent la défense adverse. Pour le deuxième, son explosivité lui permet de manœuvrer dans la défense du CAB et d’éliminer quatre adversaires avant d’aplatir. Sur le troisième, il récupère un ballon volé par Maxime Mermoz et file en solitaire dans l’en-but, après un nouveau crochet. Son quatrième essai, lui, assurait le bonus offensif. Ce n’est pas pour rien qu’il est le meilleur marqueur du Championnat avec 12 essais.

 

Le fait : Le carton jaune de Jourdain

Alors que la mêlée est une force avérée du jeu briviste, les avants du CAB ont souffert durant tout le match face aux Varois. Le pilier droit, quel qu'il soit, a subi la loi de Xavier Chiocci. A la 31e, l'arbitre décide de donner un carton jaune à Damien Jourdain pour fautes répétées. Déjà mal, Brive encaisse rapidement un essai (34e, 20-3) par l'inévitable David Smith. A 14 contre ce Toulon-là, c'était mission impossible.

 

Bertrand LAGACHERIE


ITW RUGBY NEWS - 02.03.2015

Bastareaud: "On est trop des petits garçons"

XV de France

Mathieu Bastareaud est lassé de devoir sans cesse trouver des explications aux errements de cette équipe de France.

  • Trop rare joueur du XV de France avec Yoann Maestri à livrer une vision sans fard de la défaite (13-20) concédée face aux gallois, Mathieu Bastareaud déplore l’incapacité des Bleus à se prendre en mains et à se responsabiliser. Ses paroles seraient presque rassurantes si elles n’étaient pas si peu répandues dans le vestiaire tricolore.   

Mathieu, votre sélectionneur estime que certains joueurs se mettent trop de pression…
 Je le pense aussi, oui. On a un peu peur de se faire taper sur les doigts. Par les journalistes, par le staff... On est trop des petits garçons. On a peur de la mauvaise note, de la critique à la vidéo... Il faut arrêter de se cacher ! Montrer qu’on est des grands garçons, des professionnels et assumer. Pour ma part, j’assume. Il nous reste deux matches (dans ce Tournoi 2015). Pour ceux qui auront la chance de revenir contre l’Italie, il faudra montrer qu’on est des bonhommes, faire preuve de fierté et d’orgueil. Et mettre (il hésite)… certaines choses sur la table.

C’est cette crispation qui, selon vous, explique toutes ces approximations ?
 Oui. Il y a de la fébrilité, on est maladroits. Trop de ballons tombés, de passes en-avant. Et on se lâche trop tard. On attend d’avoir dix points de retard pour réagir. Mais contre ce genre d’équipes, ce n’est pas possible, ce n’est pas jouable ! Un match comme ça, tu ne peux pas attendre d’être mené pour te lâcher. On fait un baroud d’honneur à la fin, mais c’est trop tard.

Si chacun reste dans son coin à ruminer, à commencer à se regarder de travers, on est mal barré…  

Au risque de se faire mal, il est important de se dire les choses ?
 Oui, surtout. Si chacun reste dans son coin à ruminer, à commencer à se regarder de travers, on est mal barré…

Est-ce que l’équipe doute ?
 Forcément ! On se dit : « Mais qu’est-ce qui cloche ?». On a beau retourner le problème dans tous les sens, le système (de jeu, on le connaît), les joueurs, on les a. On se demande pourquoi on n’arrive pas à passer ce palier-là ?

Cette équipe de France manque-t-elle selon vous de leaders, de véritables tauliers ?
 Je ne sais pas... Il y a quand même quelques joueurs expérimentés. Des leaders, on en a. Il y a « Titi » (Dusautoir), Morgan (Parra). Il y a aussi des leaders de jeu : Damien (Chouly), Camille (Lopez). Non, il faut p

Citation  

Plutôt que tout le monde prenne ses responsabilités. Si tout le monde fait son job, celui qui lui est alloué, alors déjà ce sera pas mal…

J’en ai marre de venir devant vous (les journalistes) pour vous répéter à chaque fois : « On n’était pas loin, mais on perd» !

De votre point de vue, vous effectuez une grosse rentrée en jeu dès la fin du premier quart d’heure. Il y avait de la colère d’avoir été relégué sur le banc ?
 Pour ceux qui me connaissent, je n’aime pas être sur le banc. Mais des choix sont faits et il faut les accepter. Et transformer sa frustration en énergie positive pour l’équipe. Moi, je bosse pour l’équipe. Après cette défaite, je ne suis pas déçu pour moi, mais pour l’équipe. Ça me fait mal qu’on se fasse siffler pendant notre tour d’honneur. J’ai vécu ça à Toulon, et ça ne fait pas plaisir. Mais il faut se mettre à la place du public. On arrive à chaque fois avec plein de belles promesses, mais on ne gagne pas.

On sent une forme de lassitude…
 C’est surtout beaucoup de frustration qui s’accumule au fil des matches, au fil des années. Je ne vous cache pas que j’en ai marre de venir devant vous (les journalistes) pour vous répéter à chaque fois : « On n’était pas loin, mais on perd» ! Je rêve un jour de venir vous voir et de dire : « Voilà, ça a marché, on l’a fait». Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. C'est difficile de voir du positif sur ce match-là. Alors il faut faire le dos rond, se remettre en question et travailler. Et faire attention à ne pas trop cogiter parce que là, on ne va pas être épargnés. On le sait.

 


Photos #IRLFRA - 15.02.2015

Retrouvez quelques photos du match sur ma page facebook 

Mathieu


ITW les échos - 14.02.2015

Bastareaud : "Il faut revoir notre copie"

 

Déçu du résultat en Irlande mais aussi du contenu proposé par le XV de France, Mathieu Bastareaud a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme chez les Bleus, samedi soir, après la défaite à Dublin. Si l'état d'esprit est bon, la copie est à revoir pour le Toulonnais.

Une

Mathieu Bastareaud, dans quel état d'esprit êtes-vous après cette défaite en Irlande ? 
On est assez déçu de ce match et de la copie qu'on a rendue. Encore une fois, c'est décevant car on était venu ici pour faire quelque chose et on leur a rendu la tâche facile. On leur donne beaucoup de points et nous on n'arrive pas à imposer notre jeu. 

Beaucoup d'envie mais aussi beaucoup d'erreurs individuelles et collectives... 
Il y a eu un peu de tout. On ne peut pas nous enlever l'envie et l'état d'esprit. Comme contre l'Ecosse, on avait déjà eu ces problèmes de précision et de précipitation. On s'était dit que pour battre ces Irlandais, il fallait passer un cap et ça n'a pas été le cas aujourd'hui. Forcément il faut revoir notre copie. On va rentrer une semaine en club et si on a la chance de revenir, on va discuter entre nous et se dire les choses... 

« Une impression qu'on joue avec le frein à main »

Pour se dire quoi ? 
Je pense qu'il faut mettre plus de conviction dans ce qu'on fait. Ce n'est pas faute de tenter les choses mais il y a toujours cette impression qu'on joue avec un petit frein à main, et qu'on ne va pas au bout des choses. C'est dommage. 

Est-ce un problème psychologique ou un problème de joueurs ? 
Je ne sais pas si c'est un problème de joueurs. Sur le terrain, il y a des leaders, un capitaine, la charnière, et après on se doit de suivre. Parfois, par manque de lucidité, on s'éparpille un peu et c'est dommage. 

Y'a-t-il déjà urgence ? 
Non il n'y a pas le feu. Simplement, il faut qu'on aille tous dans le même sens. Ca peut paraître simple et basique, mais il faut travailler pour pouvoir atteindre un objectif commun. On le voit sur le terrain, c'est un peu fou-fou, un peu brouillon, alors qu'on a des systèmes assez simples à mettre en place.  


ITW RMC SPORT - 14.02.2015

Bastareaud : "Je ne sais pas si c’est un problème de joueurs…"

Mathieu BastareaudMathieu Bastareaud - © AFP

Après la défaite du XV de France en Irlande ce samedi (18-11), Mathieu Bastareaud regrette un manque de conviction. Et laisse entendre que le problème ne viendrait pas uniquement des joueurs...

 


Titulaire contre Irlande #6Nations - 11.02.2015

Rugby: Bastareaud et Guirado titulaires avec les Bleus contre l'Irlande
 
AFP

 

Les Toulonnais Mathieu Bastareaud et Guilhem Guirado seront titulaires pour affronter l'Irlande avec le XV de France à l'occasion du 2e match du tournoi des VI Nations samedi.

Appelé en renfort Jocelino Suta ne figure finalement pas sur la feuille de match, au contraire de Romain Taofifenua. Les Bleus avaient difficilement battus les Ecossais (15-8) lors du match d'ouverture du tournoi.

 

 

Nouveau maillot XVdeFrance - 05.02.2015

6 NATIONS

Contre l'Ecosse, les Bleus seront... en rouge

Ce jeudi, la Fédération et son équipementier, Adidas, ont dévoilé la nouvelle tenue du XV de France qui sera portée samedi contre l'Ecosse lors du Tournoi des 6 nations. Les Bleus porteront un maillot rouge uni avec un short bleu et des chaussettes rouges.

Les supporters vont devoir s'adapter. Samedi, lors de France-Ecosse au Stade de France, ils n'encourageront pas les joueurs en bleu mais ceux en rouge. Car le XV de France porter sa toute nouvelle tenue rouge dévoilée ce jeudi et qui servira de maillot "extérieur" jusqu'à la Coupe du monde. A l'origine, en 1906, le XV de France évoluait en blanc avant de passer au bleu tantôt azur, bleu roi ou bleu nuit.

 

Une couleur porte-bonheur

 

Le rouge, s'il apparait aujourd'hui plutôt inédit, a déjà été porté par les Bleus dans l'Histoire. Les Tricolores avaient déjà joué en 1958 contre l'Australie et en 1959 contre l'Ecosse avec une tenue rouge. Deux victoires pour une couleur porte-bonheur jamais réutilisée depuis. 55 ans plus tard, revoilà donc cette couleur de retour. Comme sur le maillot domicile bleu, on retrouve trois bandes sur les épaules rappelant celles de 1995. L'Angleterre a son maillot violet et en a eu un noir, l'Ecosse son maillot rouge. Les Bleus, eux, on renoué avec le rouge. 

Lors de notre concours lancé lundi avec Adidas et #allbleus pour gagner 10 places afin d'assister à France-Ecosse samedi au Stade de France. La bonne réponse était bien Erik Bonneval, auteur d'un triplé contre l'Ecosse en 1987. Les cinq gagnants sont : Heissam Abdallah, Camille Jacques, Thomas Picard, Antoine Gay et Damien Sabbagh. Félicitations à eux.

Rugbyrama - Fabien Pomiès - 

 


- 04.02.2015

Bastareaud : « Les Gallois, c’est copieux »

Mathieu BastareaudMathieu Bastareaud - © AFP
 

 

Mathieu Bastareaud aime le rugby. Voilà pourquoi, avant de défier l’Ecosse samedi au Stade de France, il ne va manquer le match d’ouverture du Tournoi des VI Nations, vendredi soir, entre le pays de Galles et l’Angleterre (21h05). « Je vais regarder parce que j’aime bien regarder les matchs internationaux à la télé, explique le Toulonnais. Les Anglais, c’est assez impressionnant depuis pas mal de temps mais en face il y a les Gallois. Et les Gallois, c’est aussi copieux. C’est le choc de ce début de Tournoi. Je ne sais pas s’il y a un favori. Mais je sais que les Anglais ont eu pas mal de casse. Ça peut permettre aussi à des joueurs de se révéler. Beaucoup de joueurs vont vouloir aussi valider leur ticket pour la Coupe du monde. » 

#HARDWORK - 03.02.2015

#FFR #soutienlexv #allbleus


- 30.01.2015

RUGBY TOP14 17E JOURNÉE

Toulon en a vu d'autres

 
L'international français Mathieu Bastareaud, ainsi que Delon Armitage à gauche, font partie des nombreux absents côté toulonnais pour la réception de Bayonne. (Photo Alain Mounic/L'Équipe)

L'international français Mathieu Bastareaud, ainsi que Delon Armitage à gauche, font partie des nombreux absents côté toulonnais pour la réception de Bayonne. (Photo Alain Mounic/L'Équipe)

Privé de nombreux joueurs, le RCT se présente avec une équipe remaniée face à Bayonne. Mais la vie sans leurs stars n'inquiète pas plus que ça les Toulonnais.

MARDI, l'Aviron Bayonnais annonçait que la Mutuelle générale de la police serait le sponsor maillot du club pour les trois prochains matches. Le lendemain, on apprenait que Xavier Chiocci et Steffon Armitage étaient placés en garde à vue pour une affaire de violence volontaire (voir ci-dessous). Sacré coïncidence...

Et une mauvaise nouvelle de plus pour le RCT : lundi, Matt Giteau annonçait qu'il passait sur le billard pour soigner ses adducteurs. Opéré le lendemain, l'ouvreur australien sera indisponible entre six et huit semaines. Ajoutez-y les absences des internationaux convoqués pour la préparation du Tournoi (Bastareaud, Menini, Guirado, Taofifenua), la suspension de Delon Armitage et la gastro d'Escande, et le tableau est complet... Une semaine bien pourrie. « C'était une semaine de préparation compliquée, reconnaît Pierre Mignoni, l'entraîneur des arrières. Il manquait beaucoup de monde et on n'a pas pu bosser comme on le souhaitait. Les joueurs ont été rigoureux, mais inconsciemment, quand il manque du monde, tu as l'impression d'être en vacances. Il faut remobiliser les mecs. »

L'absence de Giteau est un coup dur pour le RCT. L'Australien est un leader de jeu et de vestiaire. Pierre Mignoni, fataliste : « Il a déjà été blessé plus de deux mois. On fait avec. On se dit qu'il va revenir au bon moment. »Celui des phases finales, évidemment, que les Varois affectionnent (champions de France et d'Europe en titre). Et puis, entre fin octobre et début janvier, sans Giteau, le RCT avait limité la casse (4 victoires et 4 défaites). La parité est identique depuis le début de saison (7 victoires et 7 défaites au total sans Giteau, blessé ou au repos). Même s'il n'aura sans doute pas échappé au superstitieux Mourad Boudjellal qu'avec Giteau, le RCT ne perd jamais (8 matches, 8 victoires). Le club varois a perdu son porte-bonheur, mais il récupère son magicien, Juan Martin Hernandez, qui n'était pas qualifié pour la Coupe d'Europe et n'a donc pas disputé les deux dernières rencontres. L'Argentin sera titulaire au poste d'ouvreur, comme lors du match face au Racing-Métro (32-23, le 10 janvier), où ses tours de passe-passe avaient ébloui Mayol. Le RCT pourra aussi compter sur Nicolas Sanchez (remplaçant), qui fait partie des nominés pour le titre de meilleur joueur européen cette saison. C'est dire la profondeur de l'effectif.

MIGNONI : « PERSONNE N'EST INDISPENSABLE »

Assez pour rassurer l'anxieux Mourad Boudjellal ? Pas sûr. Car il faut aussi faire sans Leigh Halfpenny à l'arrière, et Delon Armitage est toujours suspendu. Pour jouer les pompiers de service à ce poste, le RCT peut quand même compter sur Drew Mitchell. L'Australien (63 sélections) a déjà dépanné l'an dernier (6 victoires, 3 défaites), mais ce sera une première cette saison. On en oublierait presque l'absence de Mathieu Bastareaud au centre...

Des défections qui n'inquiètent pas Pierre Mignoni : « Certains vont devoir prendre leurs responsabilités. C'est l'occasion de prouver que personne n'est indispensable. C'est très important pour l'émulation du groupe. » L'entraîneur des arrières donne en exemple Jimmy Yobo. Recruté à Aurillac, le centre français n'a joué que quinze minutes depuis le début de saison. Il sera remplaçant ce soir face à Bayonne. « Il a beaucoup progressé, il a pris de l'assurance. Il mérite d'avoir sa chance. » Seule consigne : « Rester dans le collectif et ne pas jouer sa carte perso », explique Pierre Mignoni. Éric Escande, suppléant à la mêlée de Sébastien Tillous-Borde, touché au genou gauche, connaît la chanson : « C'est l'opportunité de se montrer. Ça peut donner un coup de boost. »Finalement, ce qui fait le plus peur à Pierre Mignoni, c'est son équipe. « Le piège, c'est nous ! », conclut l'ancien demi de mêlée.


- 10.01.2015

16e journée Top 14 - RCT-Racing (32-23) - Toulon redonne le sourire à Mayol

Restant sur deux défaites en Top 14, Toulon a rectifié le tir en s'offrant le Racing (32-23) au terme d'une rencontre plaisante, rythmée et de qualité.
 

Ce n'était donc pas le meilleur moment de la saison pour affronter Toulon. Comme le craignait Dimitri Szarzewski cette semaine, le RCT, vexé d'avoir perdu deux fois d'affilée en Top 14, avait à cœur de retrouver le chemin de la victoire face à un rival déclaré pour le Bouclier de Brennus (32-23). Plombés par une entame de match cauchemardesque, les Franciliens ont subi la loi du champion de France malgré un retour tonitruant durant la rencontre. Comme à Toulouse, les hommes du duo Travers-Labit rentrent bredouilles de Mayol au terme d'un match très riche marqué par six essais qui redonne du baume au cœur dans ces temps difficiles.

La film du match

C'est avec le poids d'un contexte lourd et d'un soleil d'une autre saison que cette affiche a débuté. Un ensemble de facteurs qui ont fait perdre leurs moyens à des Racingmen apathiques durant la première demi-heure. Trois essais encaissés, le premier au bout de cinq minutes et qui faisait remarquer l'absence de Juandre Kruger dans l'alignement francilien, le dernier, par Bryan Habana (27e) alors que les Ciel et Blanc, dépassés et poussés à la faute, évoluaient à treize après les cartons jaunes de Roberts et Planté (20e et 23e). Une réaction eut bien lieu, avec un 17-0 infligé en moins de dix minutes, grâce à des essais d'Andreu (39e) et Roberts (44e), mais le Racing partait de très, très loin et le cœur n'a pas suffit.

Hernandez et Giteau régalent

Très attendu pour ce choc face à son ancienne équipe, Juan Martin Hernandez n'a pas déçu Mayol. Excellent dans l'alternance et pas avare de petites gâteries dont il a le secret, l'Argentin n'a pas mis longtemps à envoûter son public. Très attendu, Matt Giteau l'était également pour son retour après de longues semaines d'absence. Et à l'image de son ouvreur, l'Australien a réalisé un match plein. Deux passes décisives pour Halfpenny (4e) et Habana (27e) et une réalisation personnelle (56e) où il s'est permis de manger avec grâce un trois contre deux pour couronner une partie très aboutie. À noter également la très belle entrée en jeu de Xavier Chiocci, qui a redonné du fouet à la mêlée toulonnaise au moment où le Racing se montrait menaçant pour la victoire finale.

Les Franciliens avaient fait de ce déplacement sur la pelouse du champion de France en titre une occasion de préparer au mieux la réception de Trévise la semaine prochaine en Champions Cup. À ce titre, Laurent Labit et Laurent Travers se satisferont autant de l'état d'esprit qui a permis aux leurs de revenir dans une rencontre où le spectre de la rouste pointait, qu'ils stigmatiseront une première demi-heure ratée et inquiétante. Les Toulonnais ont, quant à eux, rempli la mission qui leur était fixée, à savoir de repartir vainqueur de ce choc tout en ne laissant aucun point à leur adversaire. L'année 2015 est enfin lancée pour le RCT.

Par Anthony Tallieu -


MEILLEURS 2015 !!! - 01.01.2015

2014 a été une très belle année et vous y êtes pour beaucoup !!!
Continuons sur cette lancée en 2015...Bonne Année à tous


Toulon-Leiceister (23-8) #ChampionsCup - 13.12.2014

CHAMPIONS CUP

La meilleure réponse de Toulon, elle vient du terrain

Après les évènements annexes de la semaine, Toulon a su rester concentré pour montrer aux Tigers qu'il était le patron en Europe (23-8). Notre antisèche.

 

Le jeu : Le RCT fait la loi au sol

 

Depuis une semaine, Toulon a encaissé les coups. Une défaite à Welford Road, D. Armitage et Castrogiovanni cités par les Anglais pour des propos injurieux et un chambrage en règle envers le pilier italien. Sur la rade, on s’est nourri de cela pour prendre sa revanche. Et quoi de mieux que d’imposer un énorme combat pour marquer au fer les Tigers ? Certes, le RCT a été chahuté en mêlée fermée. Mais il a fait très mal physiquement et a régné en main de maître dans les rucks. Equipe qui a récupéré le plus de ballons depuis le début de la compétition, Toulon a confirmé son statut d’expert des rucks, grattant un nombre incroyable de munitions. Sans aucun doute, la base du succès varois. De plus, la défense toulonnaise a été intraitable (92 % d’efficacité). Bref, Leicester n’avait quasiment pas la possibilité de s’exprimer. Et d’espérer quoi que ce soit sur la pelouse de Mayol.

 

Les joueurs : Williams et Smith en leaders de combat

 

Elu homme du match, Ali Williams a crevé l’écran. Fort en touche, dans le combat et régulièrement au soutien des siens dans le jeu offensif, le Néo-Zélandais a marqué le premier essai de la partie et sorti une prestation majuscule. Au sein du pack, mention très bien également pour Juan Smith, infatigable travailleur, et Guilhem Guirado. A l’ouverture, Sanchez s’en est très bien tiré. Tranchant et en forme, Bryan Habana a impressionné en première période avant d’être un peu moins en vue. Gros match également de Bastareaud, dont la puissance a fait des ravages.

Côté anglais, l’ouvreur Owen Williams est totalement passé à côté de son premier acte. Sur son aile, Goneva n’a pas fait de très bons choix. Cole et Ayerza ont été en revanche à leur avantage en mêlée fermée. Signalons également le gros match en défense de Salvi (15 plaquages) - mais pénalisé à deux reprises - et la copie satisfaisante de Gibson.

 

 

 

Le tournant qui n’a pas eu lieu : Goneva rentre sa course

 

Rarement, Leicester a réussi à trouver la solution dans la défense toulonnaise. Pourtant, à la 46e minute, Tait déchirait le rideau varois et servait Goneva sur son extérieur. L’ailier anglais, à l’entrée des 30m toulonnais, décidait de rentrer sa course alors qu’un boulevard s’ouvrait à l’extérieur et surtout que B. Youngs venait au soutien. Une situation très mal gérée et qui aurait pu permettre aux Tigers de revenir à 16-10 voire 16-12. Neuf minutes après, Bastareaud faisait le break.

 

Le tweet humouristique

 

Juste avant la pause, Bakkies Botha a dû quitter la pelouse après un choc avec... Ménini. En espérant qu’il n’y ait pas fracture pour le deuxième ligne du RCT. Et le pilier varois...

  

La stat : 23

 

Soit le nombre de offloads réussis par le RCT. Une performance assez incroyable face à la défense anglaise. Preuve que Toulon a tenté de faire vivre et les actions et d’éviter de passer par le sol.

 

La décla : Guilhem Guirado (Toulon)

 

 

 La vexation, cela a été le point d’ancrage, on s’en est servie pour construire ce match. Il fallait régler la mire, et surtout la discipline. C’est ce qu’on a fait.

 

Rugbyrama - Clément Mazella - 13/12/2014 19:25

 


Toulon-Leiceister (23-8) #ChampionCup - 13.12.2014

CHAMPIONS CUP

Toulon a remis les points sur les i

 

Très fort dans le combat, Toulon a pris sa revanche sur Leicester (23-8) et prend de l'avance en tête de sa poule. Le champion en titre est maître de son destin.

Le patron a remis les points sur les i et les barres sur les t. Battu pour la première fois de la saison en Champions Cup la semaine dernière en Angleterre, le champion d'Europe a pris sa revanche sur Leicester (23-8). Tranchants aussi bien en attaque qu'en défense, les Varois ont mis les ingrédients pour s'imposer et mettre en échec les Tigres, qui n'ont pu sauver que le bonus offensif pour Toulon. Un troisième succès dans cette poule 3 qui permet au RCT de consolider sa première place et de mettre la pression sur l'Ulster, qui défie dimanche les Scarlets au pays de Galles.

Le film du match

Chauffés à blanc par la défaite de dimanche dernier à Welfoard Road et surtout le climat explosif et les chambrages qui en ont découlé, les Toulonnais étaient en configuration safari pour chasser du tigre. L'impact et la générosité vus ce samedi étaient d'un autre calibre que ce qu'ils avaient pu montrer en Angleterre. Ali Williams, élu homme du match et marqueur du premier essai (10e), mais aussi Guilhem Guirado ou encore Steffon Armitage ont mis leur équipe dans l'avancée. Des conditions idéales pour le trio Leigh Halfpenny, Maxime Mermoz et Bryan Habana (qui a parcouru 72 mètres ballon en main), souvent saignants dans leurs prises de balle.

 

Halfpenny a visé juste

 

Si tout ne fut pas parfait, à l'image d'une mêlée varoise une nouvelle fois malmenée, les chiffres plaident en faveur d'une domination de Toulon. Les partenaires de Nicolas Sanchez, auteur d'un slalom plein de panache en seconde période, ont parcouru 410 mètres avec le cuir contre moins de la moitié pour les Tigres (181). Ils ont aussi fait bien plus de passes (130 contre 84). Si on peut souligner l'impact de Maxime Mermoz, avec qui il se passe toujours quelque chose quand il hérite du ballon, où de Mathieu Bastareaud, la bave aux lèvres sur chaque placage et ruck et auteur du deuxième essai toulonnais (54e), impossible de ne pas mettre en lumière la performance de Leigh Halfpenny. En réussissant un quatre sur quatre au pied au bout de 25 minutes de jeu, l'arrière gallois a pratiquement éteint à lui tout seul les espoirs anglais de victoire à Mayol.

Le RCT ne voulait pas laisser à Toulouse, vainqueur à Glasgow un peu plus tôt dans la journée (9-12), le monopole des louanges. Il lui a emboîté le pas et pris une belle option sur la qualification. Les hommes de Bernard Laporte recevront l'Ulster à la mi-janvier avec en ligne de mire le quart de finale à domicile, qui serait un exploit en soi dans cette poule aussi dense.

Rugbyrama - Anthony Tallieu - 13/12/2014 17:59

 


Champions Cup Leicester-RCT - 07.12.2014

CHAMPIONS CUP

Dans sa quête de triplé, le RCT ne s'accorde pas de temps mort

Ce dimanche, Toulon se déplace à Leicester pour la 3e journée de Champions Cup. Un match qui peut s'avérer décisif dans la course à la première place. En Angleterre, le RCT sait qu'il faudra ferrailler devant pour espérer ne pas repartir bredouille.

Leicester est une équipe qui joue beaucoup devant avec l'une des meilleures mêlée d'Europe. Je pense qu'ils ne vont pas beaucoup jouer à la main mais plutôt directement. A deux jours de retrouver son ancien club, Martin Castrogiovanni pose les bases du défi qui attend le RCT en Angleterre. Dimanche, Toulon devra être prêt devant et physiquement pour faire face à des Tigers blessés, pour l'instant troisièmes de la poule de Coupe d'Europe et seulement cinquièmes en Premiership. Leicester ne commence jamais bien. J'ai passé sept ans là-bas et souvent nous arrivions en décembre septièmes ou huitièmes, mais à la fin on était toujours en finale. C'est le genre d'équipe qui gagne quand il faut. Et dimanche, ce sera un match qu'ils voudront l'emporter, surtout face à Toulon. Ils ont beaucoup de fierté ,d'autant plus qu'ils ont déjà perdu deux fois à la maison cette saisonpoursuit Castrogiovanni. 

Autant d'arguments qui ont poussé Bernard Laporte et son staff à muscler le pack Rouge et Noir. Ainsi, Toulon va se présenter avec un huit de devant composé de Chiocci, Guirado, Castrogiovanni, Botha, Williams, Gorgodze, Masoe et S. Armitage. On va essayer de mettre les hommes pour les contrer. C'est une équipe costaud avec de la puissance. Il va falloir faire face à ce défi physique. On sait à quoi s'attendre , prévient Laporte.

 

Laporte: "Il faut gagner la double confrontation"

 

Face à eux, les "gros" du RCT vont notamment retrouver le pilier argentin Ayerza, l'un des meilleurs au monde à son poste, selon son ancien coéquipier Castrogiovanni. Pour le contrer, les Toulonnais ont étudié le jeu de l'Argentin en vidéo, cette semaine. On va essayer de le cibler et de l'isoler pour faire en sorte qu'il ne pousse pas en travers et qu'il ne nous mette pas la mêlée n'importe comment. On va essayer de répondre dans ce secteur, car on a notre carte à jouer, assure, de son côté, le jeune pilier Florian Fresia, remplaçant pour cette rencontre. 

Toulon sait que pour assurer la qualification et espérer finir en tête du groupe, cela passe par un match plein et un résultat positif dimanche, avant de recevoir les Anglais la semaine prochaine à Mayol. Il faut sortir vainqueur sur l'ensemble des deux matchs face à eux. On n'est pas à l'abri qu'ils gagnent à Ulster. C'est un prétendant direct à la qualification. Gagner nous mettrait dans une configuration de rêve, conclut Laporte, en espérant que ces hommes réalisent le même match qu'en Ulster où ils avaient été très convaincants. 

Rugbyrama - Fabrice MICHELIER - 07/12/2014 10:43

 


- 20.11.2014

 

RUGBY

Impact-player et Basta !

 LAURENT CAMPISTRON
Mathieu Bastareaud, qui perfore ici la défense australienne, est désormais utilisé comme impact-player par le staff tricolore, pour faire la différence en fin de match. (Photo Richard Martin/L'Équipe)

Mathieu Bastareaud, qui perfore ici la défense australienne, est désormais utilisé comme impact-player par le staff tricolore, pour faire la différence en fin de match. (Photo Richard Martin/L'Équipe)

MATHIEU BASTAREAUD serait-il devenu un remplaçant de luxe de l'équipe de France ? Le centre toulonnais débutera le troisième et dernier test de novembre contre l'Argentine sur le banc, comme les deux précédents.

PHILIPPE SAINT-ANDRÉ, le sélectionneur de l'équipe de France, a dévoilé hier son quinze de départ pour défier l'Argentine, samedi, au Stade de France. Avec quatre changements par rapport à l'Australie (29-26). Chiocci et Kayser en première ligne, Vahaamahina dans la cage, et un dernier au centre pour remplacer Dumoulin, touché au mollet. Une aubaine pour Mathieu Bastareaud ? Bah non. PSA a choisi Maxime Mermoz pour épauler Wesley Fofana. Mermoz ne figurait même pas dans le groupe des 23 lors des deux premiers tests, à l'inverse de son coéquipier toulonnais. Un choix qui soulève des questions.


BASTAREAUD S'EST-IL FAIT DOUBLER PAR LA CONCURRENCE? 

Au départ, on imaginait le centre toulonnais, à cours de rythme après un début de saison affecté par son statut de joueur limité à 30 matches (le RCT l'a économisé jusqu'ici), revenir après le premier test. Sauf que Dumoulin a crevé l'écran face aux Fidjiens, et qu'il a logiquement été reconduit face aux Wallabies. Difficile, pourtant, d'en conclure que le centre du Racing est déjà passé devant « Basta ». Acteur majeur du doublé Championnat-Coupe d'Europe du RCT la saison dernière, il n'a pas perdu toutes ses qualités en quelques mois. Dans son style dévastateur, il n'a pas d'équivalent en France. C'est juste que PSA et ses adjoints ont découvert en Dumoulin une option offrant de nouvelles perspectives offensives, plus variées. D'où cette volonté d'insister sur cette voie en titularisant Mermoz, dont le profil de créateur se rapproche plus de Dumoulin. « Maxime réalise un début de saison de très grande qualité avec Toulon, justifie PSA. C'est un régulateur de la ligne des trois-quarts, quelqu'un capable de faire de très bonnes passes. » L'ancien ailier ou arrière international Émile Ntamack, qui contribua d'ailleurs à faire de Mermoz un titulaire en bleu comme adjoint de Marc Lièvremont (2007-2011), ne s'étonne pas de ce choix : « J'ai l'impression qu'il cherche à donner au centre du terrain un style plus varié, plus créateur. Mathieu, qui est plus dans la percussion, s'inscrit forcément un peu moins bien dans ce schéma-là. »

EST-IL MEILLEUR COMME IMPACT-PLAYER ? 

S'il n'a guère eu le temps de se mettre en valeur face aux Fidji (il n'a joué que sept minutes), Bastareaud a parfaitement rempli son rôle d'impact-player contre l'Australie, en entrant à la pause à la place de Dumoulin. « Dans cette configuration, Mathieu nous apporte sa puissance et sa férocité dans le combat », dit PSA. Et si c'était justement son meilleur rôle ? « Non, il n'est évidemment pas que ça, balaie le sélectionneur. Avec moi, il a été énormément titulaire aux côtés de Wesley Fofana (8 fois). Disons qu'il est aussi capable d'apporter des solutions différentes et intéressantes en cours de partie. »Bastareaud, qui a souvent joué des bouts de match avec Toulon depuis le début de la saison, et qui a toujours eu besoin d'enchaîner les matches pour donner le meilleur de lui-même, n'a peut-être pas non plus quatre-vingts minutes dans les jambes. D'où son nouveau statut de remplaçant. Ntamack devine plutôt « une stratégie »« S'il est utilisé comme ça, c'est que le staff doit estimer que c'est mieux pour l'équipe. Le contraste entre ses adversaires et lui est encore plus saisissant lorsqu'il entre en cours de match. Il apporte alors toute sa puissance face à des joueurs déjà usés, et il est beaucoup plus efficace. »

 

 

OSCAR MIDOL 2014 - 19.11.2014

Oscars Midi Olympique: Bastareaud meilleur Français

Mardi soir, à l’occasion de la 61e cérémonie des Oscars Midi Olympique, le centre international de ToulonMathieu Bastareaud, a été mis à l’honneur. Retrouvez le palmarès complet.

Midi Olympique était sur son 31 mardi soir. Au Pavillon Gabriel à Paris, tout près des Champs Elysées, s’est déroulée la 61e cérémonie des Oscars, où les principaux acteurs phares du rugby étaient rassemblés. Des personnalités de tous les horizons (politique, économique, du spectacle ou sportif) ont été accueillies par le président du groupe La Dépêche du Midi, Jean-MichelBaylet, et le directeur général du groupe, Jean-Nicolas Baylet, pour assister aux remises des récompenses sur la saison passée. Bien évidemment, l’Oscar d’or du meilleur joueur français était le clou de cette soirée magnifique. Et l’heureux élu fut le centre international de Toulon, Mathieu Bastareaud. Le bulldozer du XV de France clôt ainsi une année exceptionnelle pour lui, ayant notamment réussi l‘incroyable doublé H Cup-Top 14 avec le RCT.

Devant la présence d’internationaux tricolores, mais aussi de nombreux centres de légende honorés pour l’occasion (Sangalli, Prat, Boniface, Codorniou, Chavert, Sella, Mesnel, Jauzion, Carling, Horan, Guscott...) et de l’humoriste Michaël Youn, la soirée a battu son plein au rythme des remises des trophées. A noter que Toulon a tout raflé puisque l’Australien Matt Giteaus’est vu décerner l’Oscar Europe et l’Argentin Juan Martin Fernandez-Lobbea été désigné Oscar Monde. Enfin, et ce pour la première fois, les femmes ont été mises en avant puisque la numéro 8, Safi N’Diaye, royale durant le Mondial organisé à Paris en août dernier, a glané l’Oscar de la meilleur joueuse française.

Le palmarès complet

Oscar d’Or: Mathieu Bastareaud (Toulon)
Oscar d’ArgentBrice Dulin (Racing)
Oscar de BronzeFrançois Trinh-Duc(Montpellier)

Oscar Europe: Matt Giteau (Toulon)
Oscar MondeJuan Martin Fernandez Lobbe (Toulon)

Oscar meilleur joueuse française: Safi N’Diaye


Récupération et préparation match face aux PUMAS - 17.11.2014

Lundi matin, récupération avec le #XVFrance en vue du match face à l'Argentine.

Crédit Photo FFR

 


Photo officielle avec le nouveau maillot du XV DE FRANCE - 06.11.2014

Crédit Photo FFR

 


Page Facebook Officielle - 01.11.2014

Bonjour à tous,

Ma Page Officielle Facebook est en ligne !!!

http://t.co/5e75rphMXQ

N'hésitez pas à la rejoindre pour y poster des photos, des commentaires etc...

A bientôt... 


PREDATOR INCURZA - 29.10.2014

Se transcender et libérer son instinct grâce aux nouvelles #Predator Incurza !
#ownyourposition 


STAGE XV DE FRANCE - 29.10.2014

Dernier entrainement avec XV de France avant la fin du stage #soutienslexv 

Crédit Photo FFR

 


Champions Cup - Ulster-RCT (13-23) - 27.10.2014


ITW RUGBYRAMA - 23.10.2014

Mathieu Bastareaud (RCT): "Une victoire en Ulster, ça peut lancer définitivement notre saison"

Par Fabien Pomiès - Le 23/10/2014 
Reconnaissant que le RCT n'a pas encore atteint son rythme de croisière, le centre Mathieu Bastareaud met beaucoup d'espoirs dans le déplacement en Irlande.

Après un succès en demi-teinte contre les Llanelli Scarlets (28-18), équipe galloise joueuse, les Toulonnais, vont continuer la défense de leur (double) titre européen par un déplacement compliqué en Ulster. Invité de Judith Soula mercredi soir dans l'émission "Rugby et compagnie" sur Sud Radio, le centre international Mathieu Bastareaud (26 ans, 25 sélections) n'a pas caché sa détermination de faire un résultat en Irlande: "C'est très difficile d'y gagner là-bas. Maintenant, on sait que pour conserver notre titre, ça va passer par des matchs comme ça. A nous d'élever notre niveau de jeu individuellement et ça peut passer. On cherche un match référence et une victoire en Ulster, ça peut lancer définitivement notre saison". D'autant que les Varois restent sur leur faim, eux qui auraient voulu certainement débuter leur campagne européenne par une victoire bonifiée à domicile. Mais le puissant trois-quarts centre a avoué sa frustration: "Depuis deux-trois ans, avec les résultats que l'on connaît, il y a beaucoup d'attentes. On attend toujours beaucoup plus de nous. Dimanche, cela n'a pas été un match facile, tout le monde pensait que nous allions gagner avec le bonus et cela n'a pas été le cas. Il y a beaucoup de frustration. Ce sont quatre bons points de pris et ensuite nous irons batailler en Ulster".

"Mon jeu au pied, on a vu que c'était un cas urgent"

Concernant son cas personnel, l'ancien joueur de Massy et du Stade français a confié continuer d'apprendre au contact de la constellation d'étoiles qui compose le RCT ces dernières années: "J'ai la chance d'évoluer ou d'avoir joué avec des joueurs de renommée et de qualité comme Jonny Wilkinson ou Matt Giteau. Je suis très à l'écoute de ces mecs là car ils ont beaucoup à m'apprendre". Et son travail se porte sur un point bien précis: "Mon jeu au pied, on a vu que c'était un cas urgent (rires) Jonny est là une semaine sur deux et j'ai droit à la double dose. Généralement, les mecs qui sont dans mon groupe le prennent mal car ils appellent ça le groupe 'rattrapage'. On fait des petits exercices intéressants avec du travail technique". 

Dans le Var depuis 2011, Mathieu Bastareaud s'épanouie saison après saison. Désormais cadre, il essaye d'endosser le rôle de leader malgré sa réserve naturelle: "Je sais que l'on attend beaucoup de moi dans l'équipe ou dans le staff, j'essaye de prendre la parole quand je le sens... quand je pense pouvoir apporter quelque chose". Et forcément, à un an de la Coupe du monde 2015 en Angleterre, cet échéance apparaît comme primordiale pour celui qui pourrait découvrir enfin l'événement phare de ce sport, après avoir manqué le Mondial 2011 en Nouvelle-Zélande: "J'espère y participer, je travaille pour en tout cas. Pour l'instant, ça va mais on ne sait jamais. A moi de continuer de travailler et d'être performant avec mon club".

 

 

Mathieu Bastareaud et Yoann Huget en pleine discussion lors du stage des Bleus - septembre 2014
Mathieu Bastareaud et Yoann Huget en pleine discussion lors du stage des Bleus - septembre 2014 - Icon Sport

FRANCE-ARGENTINE - 22.10.2014

Le 22 novembre 2014, nous retrouverons les Pumas au Stade de France....Venez nombreux!!!  #FRAARG #XVFrance


Regroupement XV DE FRANCE - 19.10.2014

Content d'être dans la liste des 30 joueurs retenus pour le stage au CNR du 26/29 Octobre 2014 #soutienslexv 


RCT (28-18) SCARLETS - 19.10.2014

Élu homme du match....merci à tous pour votre soutien!!!! 

1ére journée Champions Cup


Partenariat avec ZAMST - 15.10.2014

Fier de cette association avec ZAMST


Nuit du Rugby - 06.10.2014

Avec mon ami Steffon 


Nuit du Rugby - 06.10.2014

Avec la Team du RCT 

 


A'MEN'DONNE - 29.09.2014

VIDEO. INSOLITE. A'men'donné Mathieu Bastareaud doit arrêter de jouer au pied

VIDEO. INSOLITE. A'men'donné Mathieu Bastareaud doit arrêter de jouer au pied

A'men'donné Mathieu Bastareaud doit arrêter de jouer au pied.

L'annonce de la retraite de Jonny Wilkinson à la fin de la saison 2013-2014 a soulevé une question essentielle voire existentielle du côté de Toulon : quel joueur pour prendre la succession de l'artilleur en chef anglais et emmener le RCT une nouvelle fois sur le sommet de l'Europe ? Frédéric Michalak ? Matt Giteau ? Leigh Halfpenny ? James O'Connor ? Les noms se sont enchaînés, mais il est un joueur qui n'a pas été mentionné par la presse...Mathieu BastareaudLe centre n'a en effet jamais caché son amour pour les coups de pied, et en particulier pour les drops. Comme François Trinh-Duc, l'international français aurait d'ailleurs travaillé de son côté. Mais non pas avec un golfeur, plutôt avec un agriculteur quand on voit le soin qu'il prend à labourer la pelouse lorsqu'il tente de passer l'ogive entre les perches ou bien de dégager son camp. De grands moments de rugby à n'en pas douter, mais A'men'donné Mathieu Bastareaud doit arrêter de jouer au pied. 

 
Crédit vidéo C+:  http://m.youtube.com/watch?v=Zbuyt8RHDRw 

 


Super Gala de charité "Par Cœur" à l'initiative de Tony Parker... - 26.09.2014


PREDATOR - 28.07.2014

Bien equipé pour démarrer la saison au top!!!

Merci à Adidas pour sa confiance!!!


Titulaire samedi 14 juin contre l'Autralie - 11.06.2014


Champion de France!!! - 01.06.2014


- 27.05.2014

Bonjour à tous,
Je tenais à partager mes impressions avec vous après cette finale de H Cup qui fut un match très dur, avec beaucoup de défis physiques...

A propos du résultat, nous avons encore du mal à nous rendre compte de ce que nous avons accompli...
Je crois qu'on en sera capable après le match contre Castres, et cette nouvelle finale que nous devons jouer!

D'ici là, il nous faut bien nous reposer et garder le même niveau de concentration et d'enthousiasme...
Car Castres, c'est un sacré morceau!

Bonne journée à tous.

PEACE

Mathieu


Champion d'Europe!!! - 25.05.2014


FINALE DE H CUP TOULON-SARACENS - 23.05.2014

Finale de H Cup Toulon-Saracens: Mathieu Bastareaud, le tube du printemps

(Mathieu Bastareaud lors de la victoire de Toulon face au Munster en demi-finale de H Cup, le 27 avril au Stade Vélodrome)

RUGBY - Le centre toulonnais a passé un cap depuis plusieurs mois à Toulon pour s’élever à un niveau enfin à la hauteur de son immense potentiel...

Il y a quelques mois à la fin d’une séance musclée au complexe d’entraînement de Berg du RC Toulon, le manager varois Bernard Laporte s’était arrêté pour discuter du niveau des joueurs français, en plein Tournoi des Six Nations. «Aujourd’hui il n’y a qu’un joueur qui a le niveau mondial en France, c’est Wesley Fofana», confiait à l'époque l'ancien sélectionneur des Bleus. 

À la vue des prestations du centre toulonnais Mathieu Bastareaud depuis le début de l’année, le coach varois a-t-il changé d’avis? Impossible de le savoir puisque Bernard Laporte ne s’exprimait plus devant les médias depuis le début de sa suspension –levée la semaine dernière par la Ligue nationale de rugby pour les finales de H Cup et Top 14. Mais son adjoint Pierre Mignoni, en première ligne en cette fin de saison, répond à sa place. «Matthieu a montré de belles choses dernièrement et notamment pendant le Tournoi. Je pense qu’il a franchi un  cap. À force de jouer en Equipe de France, il est devenu un joueur important sur lequel on peut s’appuyer dans plusieurs registres et c’est ça qui est intérressant ».

Comparé au néo-zélandais Ma’a Nonu

Un avis partagé par Olivier Azam, entraîneur des avants de Toulon jusqu’à la saison dernière et aujourd’hui coach à Lyon. «Bastareaud a vraiment basculé dans une autre dimension depuis son retour en Equipe de France. Dans sa tête il y a eu un déclic.» Mais Bastarocket – son surnom – n’a pas seulement franchi une marche avec les Bleus. Avec le maillot toulonnais, comme en demi-finale de H Cup face au Munster (24-16) où il a concassé la défense irlandaise avec sa puissance physique (10 plaquages, 7 ballons portés, 26 mètres de terrain gagné et élu homme du match), l’ancien joueur du Stade Français réalise un printemps monstrueux.

Encore perfectible dans son jeu au pied

«Des centres avec son gabarit et sa qualité de pénétration, je n’en vois que très peu au monde. Il me fait d’ailleurs penser au centre des All Blacks avec des dreadlocks. Vous voyez à qui je pense? », questionne espiègle Olivier Azam. Oui on voit, rien de moins que Ma’a Nonu, la légende néo-zélandaise (81 sélections, 135 points), référence au poste de centre.

Mais à 25 ans, Mathieu Bastareaud est encore perfectible. «Il a beaucoup posé sur ses appuis qui était un peu son point faible avant, constate Olivier Azam. Mais Mathieu a encore des progrès à faire dans son jeu au pied, qui n’est pas très naturel chez lui. Mais je sais qu’il le travaille.» Pour ça, Bastareaud a un partenaire d’entraînement idéal: Jonny Wilkinson. Mais il ne pourra pas en profiter encore très longtemps.

Camille Belsoeur, à Toulon (20 minutes)

J-1 - 15.05.2014

Titulaire demain soir!!!


J-3 - 13.05.2014


La liste des joueurs pour la tournée d’été en Australie - 07.05.2014

Ce mercredi, Philippe Saint-André a dévoilé la liste des joueurs retenus pour la tournée d’été en Australie.

Les Bleus y joueront trois matchs face aux Wallabies le 7 juin à Brisbane, le 14 à Melbourne et le 21 à Sydney.

Les avants (18) :

Premières lignes : Thomas DOMINGO (Clermont), Alexandre MENINI (Toulon), Guilhem GUIRADO (Perpignan), Benjamin KAYSER (Clermont), Christopher TOLOFUA (Toulouse), Vincent DEBATY (Clermont), Nicolas MAS (Montpellier), Rabah SLIMANI (Paris)

Deuxièmes ligne : Alexandre FLANQUART (Paris), Yoann MAESTRI (Toulouse), Sébastien VAHAAMAHINA (Perpignan)

Troisièmes ligne : Antoine BURBAN (Paris), Damien CHOULY (Clermont),Thierry DUSAUTOIR (Toulouse), Yannick NYANGA (Toulouse), Fulgence OUEDRAOGO (Montpellier), Louis PICAMOLES (Toulouse), Bernard LE ROUX (Racing),

Les Arrières (13) :

Demis de mêlée : Maxime MACHENAUD (Racing-Métro 92), Morgan PARRA (Clermont)

Demis d’ouverture : Frédéric MICHALAK (Toulon), Rémi TALES (Castres)

Centres : Mathieu BASTAREAUD (Toulon), Gaël FICKOU (Toulouse), Wesley FOFANA (Clermont), Rémi LAMERAT (Castres)

Ailiers : Yoann HUGET (Toulouse), Felix LE BOURHIS (Bordeaux), Maxime MEDARD (Toulouse)

Arrières : Hugo BONNEVAL (Paris), Brice DULIN (Castres)


Demie-Finale Hcup - 27.04.2014

2ème finale consécutive en Hcup pour Mathieu Bastareaud (élu homme du match) et RCT - Rugby Club Toulonnais... 
Direction Cardiff le 24 mai contre les Saracens!!!
 
 

Séance de dédicaces Adidas (Sport2000 St Maximin la Sainte Baume) - 10.04.2014

Mathieu Bastareaud innarêtable sur le terrain comme en dédicaces, un beau moment avec ses fans;

Adidas


ALL BLEUS - 13.03.2014

Tous ALL BLEUS samedi soir pour notre dernier match !!!

Je compte sur vous.

PEACE...


COMPOSITION FRANCE-IRLANDE - 13.03.2014

FFR


ITW L'EQUIPE - 07.03.2014

Rugby XV de France Bastareaud joue côté ouvert

A quelques heures d'Ecosse-France (samedi, 18h), Mathieu Bastareaud répond aux questions que l'on se pose sur son jeu, sa complémentarité avec Maxime Mermoz au centre, sa place et son impact dans le groupe France.
 

Mathieu Bastareaud avait le sourire, jeudi soir, en conférence de presse à Edimbourg. (L'Equipe)

Mathieu Bastareaud avait le sourire, jeudi soir, en conférence de presse à Edimbourg. (L'Equipe)
«Quel est votre état d’esprit, depuis le début du Tournoi ?
Je me sens très bien. C’est un honneur et une joie d’être en équipe de France. J’ai la chance d’avoir un club qui gère bien mes temps de jeu. J’ai soufflé en étant sur le banc des remplaçants en Top 14.

Quelle est votre complémentarité avec Maxime Mermoz ?
On joue ensemble depuis l’année dernière, on s’entend bien sur le terrain. On échange beaucoup. Je suis content pour lui. Il a beaucoup bossé. Etre dans les trente, c’est bien, mais être dans les vingt-trois, c’est mieux. Il était frustré de faire des aller et retour et il s’est accroché.

C’est un plus d’être associé à un partenaire de club ?
On s’entraîne tous les jours ensemble, on a des repères, on anticipe plus rapidement ce que va faire le coéquipier.

Même si ce n’est pas l’association numéro 1 en club ? Car vous n’avez été associés que six fois, Mermoz et vous, à Toulon…
Parce qu’il y a Matt Giteau (rires). On ne peut pas l’enlever. Lui, c’est la référence, ce qui se fait de mieux. Quand il faut le faire souffler, on nous fait jouer (rires). Maxime et moi, on se voit tous les jours, on se côtoie à l’entraînement, on sait comment on se déplace sur le terrain. Je ne me fais pas de souci…

Murrayfield, l'hymne, l'ambiance...

« Je ne me sens aucune légitimité pour donner des conseils en équipe de France.» L’Ecosse, c’est un bon souvenir ?
La première fois que j’ai joué ici, j’ai marqué deux essais, on avait gagné et on avait fait le Grand Chelem (2010). Mais en dehors de ça, Murrayfield, il y a l’hymne a capella, l’ambiance. C’est beau à vivre.

Vous étiez attendu, aussi, après l’épisode de Wellington en juin 2009.
Je me concentre sur ce que je dois apporter de mieux sur le terrain, à l’équipe. J’ai changé. J’étais trop naïf, trop gentil. Je me suis blindé. Et paradoxalement, je me suis ouvert, aussi.

Votre première sélection remonte à 2009. Est-ce que vous vous considérez comme un ancien, dans cette équipe de France ?
Non, comme un simple soldat, au service de l’équipe. Je discute avec Jules (Plisson) de temps en temps. Mais je ne me sens aucune légitimité pour donner des conseils. Ca fait un moment que joue au rugby, que j’enchaîne les matches de Top 14, et là, oui, parfois, je me sens vieux (rires). Mais pas au point de franchir ce cap en équipe de France. A moi de m’investir un peu plus auprès des autres. Mais ce n’est pas dans ma nature. Si on me le demande un jour et que ça peut apporter, pas de problème. Mais je ne vais pas me mettre à parler au groupe alors que je ne l’ai jamais fait avant.»

Propos recueillis par Richard ESCOT, à Edimbourg.


FFR - 03.03.2014

En salle de muscu...


Mathieu Bastareaud (XV de France): "C'est quasi mission impossible face aux Gallois" - 10.02.2014

Le centre du XV de France, Mathieu Bastareaud, s'attend à un match très compliqué au pays de Galles lors de la prochaine journée du Tournoi. Le XV du Poireau reste en effet sur une contre-performance en Irlande et aura à coeur de se ressaisir. Il espère que les Bleus "resteront les pieds sud Terre" après leurs deux victoires dans la compétition contre l'Angleterre et l'Italie.

"Restons à notre place. Un Tournoi, c'est long. Le prochain match au pays de Galles peut être une petite charnière dans ce Tournoi mais avant, on va rentrer en club. Ceux qui sont convoqués savent que la tâche sera difficile face aux Gallois tenants du titre, chez eux. Ils sortent d'une petit déculotté face aux Irlandais... C'est quasi mission impossible. Il faut rester les pieds sur Terre".

Clément Mazella - Rugbyrama

Banquet d'après-match "FRANCE-ITALIE" - 09.02.2014

Merci à Dimitri SZARZEWSKI pour cette photo !!!


Tournoi des 6 nations 2014 - France-Italie (30-10) - Les Bleus ont su plier l'affaire en dix minutes - 09.02.2014

Chahuté et maladroit dans le premier acte, le XV de France a profité de dix minutes de folie au retour des vestiaires pour dominer l'Italie (30-10).

Une confirmation après la victoire face à l’Angleterre ? On n’en est pas loin, même si les Bleus, vainqueurs de l’Italie (30-10), ont tardé à mettre la main sur le match. Ce deuxième succès en deux rencontres va assurément donner des idées aux hommes de Philippe Saint-André, qui ont su tuer le match au retour des vestiaires avec trois essais inscrits en moins d’un quart d’heure. Le XV de France reste en tête de la compétition.

Car, malgré vingt minutes plutôt intéressantes, les Tricolores ont eu du mal à faire la différence lors des quarante premières minutes. La faute à un premier rideau défensif imperméable des Italiens, aussi particulièrement solides en mêlée fermée (20e, 21e). Ajouté au manque de réussite des deux buteurs (neuf points laissés en route de part et d’autre), et vous obtenez logiquement un score étriqué à la pause (9-3).

Picamoles et Fofana sonnent la révolte

Ce n’est qu’en début de deuxième période que les Tricolores ont appuyé sur l’accélérateur afin de réaliser un break décisif, inattendu voire inespéré, grâce d’abord au bulldozer Louis Picamoles, auteur du premier essai (44e), puis à la vitesse de Wesley Fofana (23-3, 47e), avant que Hugo Bonneval ne conclut un contre de 80 mètres issu d’une interception de…Fofana (30-3, 55e). Encore lui. Sevré de ballons en première mi-temps, le trois-quarts centre clermontois a su montrer la voie au sein d’une formation qui peinait à trouver des solutions face à une défense adverse plutôt bien organisée. Si les hommes de Jacques Brunel ont sauvé l’honneur en fin de partie par Iannone (30-10), c’est surtout dû à une fin de match hachée et ponctuée par deux cartons rouges infligés à Slimani et Rizzo après un accrochage initié par le pilier transalpin.

Même si le staff tricolore ne devra pas omettre d’analyser et de décortiquer une première partie de match insipide et stérile, l’impression laissée par les coéquipiers de Pascal Papé demeure plutôt bonne et porteuse d’espoirs. Plisson a su judicieusement alterner le jeu et fut précieux en défense. A l’arrière, Brice Dulin a initié quelques relances intéressantes alors que Nyanga s’est une nouvelle fois montré à son avantage, héritant même du capitanat lors de la sortie de Papé. Au-delà des performances individuelles, le fait d’enchainer deux victoires dans ce Tournoi est déjà un bon début pour le XV de France. Mais, d’ici le 21 février et le déplacement au pays de Galles, il faudra encore monter en puissance afin de poursuivre sur cette lancée et penser à une victoire finale. Le Grand Chelem, lui, est encore loin.

Laurent BEDOUT - Rugbyrama

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1ère journée Tournoi des 6 nations - Mathieu Bastareaud: "Ça se joue à vingt-trois" - 01.02.2014

Après la victoire de la France face à l'Angleterre au Stade de France (26-24), le trois-quarts centre du XV de France, Mathieu Bastareaud, a souligné l'importance du banc des remplaçants et notamment l'entrée du jeune,Gaël Fickou, qui a inscrit l'essai de la gagne à trois minutes du coup de sifflet final.

"C'est énorme parce qu'on avait bien commencé ce match, avec beaucoup d'envie, beaucoup d'énergie. On se fait piéger sur le deuxième essai, c'est dommage mais on a été solidaires. On a su renverser la vapeur en fin de match. La preuve que maintenant ça ne se joue plus à quinze, ça se joue à vingt-trois. Gaël (Fickou, NDLR) qui rentre et qui est décisif, c'est super. C'est bien pour le groupe parce qu'on lance la saison 2014 de la meilleure des manières. Maintenant il faut continuer comme ça, bien profiter et de suite basculer sur le match contre l'Italie la semaine prochaine", a-t-il déclaré dans les vestiaires.

Anne-Sophie Bernadi - Rugbyrama

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Bienvenue chez moi ! - 30.01.2014

Bonjour à tous,

Je suis ravi de vous présenter mon nouveau site Internet.

Vous pourrez y découvrir qui je suis, d'où je viens, mes passions, mon actu et plus encore...

N'hésitez pas à venir me rendre visite régulièrement.

J'en profite pour vous souhaiter à tous une très belle année 2014!

À bientôt 

Mathieu


Réalisation : COMquest