Toulon, qui a changé deux fois d’entraîneur cette saison, «arrive sur la pointe des pieds» en finale du Top 14, a déclaré Mathieu Bastareaud samedi à la veille d’affronter Clermont, «favori» selon lui, au Stade de France.

Le centre international, âgé de 28 ans et qui compte 39 sélections, espère «déjouer les pronostics» avec le RCT, invaincu depuis l’arrivée de Richard Cockerill début avril (6 succès de rang).

Q: Vous avez été le Toulonnais le plus utilisé cette saison. Comment vous sentez-vous avant ce dernier match?

R: «J’ai besoin de faire des siestes plus souvent que d’habitude. On est tous fatigués. C’est une longue saison. Mais pour des matches comme ça, on oublie: que ce soit le quart, la demi, on met tout cela derrière et on se sacrifie pour les copains. Je me sens bien. Je suis heureux d’être là, en tout cas. Entre famille et amis, j’ai dû prendre une trentaine de tickets (il est originaire d’Ile-de-France, NDLR). Pour moi, jouer ici, c’est comme quand je reviens jouer au Stade Français ou au Racing: j’ai plein de famille et d’amis ici, il y en a certains que je n’ai pas la possibilité de voir souvent. Jouer devant eux dans un tel contexte, une finale, c’est top.» 

 

Q: Le fait d’être en finale après cette saison compliquée rend-il le groupe toulonnais plus fort?

R: «Oui, plus soudé, parce qu’en plus, on a eu une fin de saison où il fallait faire un sans-faute, tout simplement. Il y a eu cette victoire à Bordeaux (26-13 le 29 avril, NDLR), ça faisait six-sept mois qu’on n’avait pas gagné à l’extérieur; ce match hyper-compliqué contre Castres (victoire 26-22 en barrage), encore plus compliqué contre La Rochelle (18-15 en demi-finale après avoir été mené 6-15)...ça a consolidé quelque chose dans l’équipe. On est tous excités d’être sur le terrain demain.»

Q: Que pensez-vous de Clermont, qui a impressionné en demi-finale face au Racing 92?

R: «J’ai beaucoup de respect. On le répète chaque année mais Clermont, c’est un peu la référence au niveau français voire même européen. A chaque fois, ils ne sont pas loin de gagner. Comme disait Richard (Cockerill), ils sont les favoris. On arrive à cette finale un peu sur la pointe des pieds, justement parce que personne ne nous attendait, personne ne croyait en nous. C’était compliqué. On va tout donner demain pour essayer de déjouer les pronostics.»

Propos recueillis en conférence de presse.

AFP